Les séquences vidéo contiennent une très grande redondance statistique, aussi bien dans le domaine temporel que dans le domaine spatial.
La propriété statistique fondamentale sur laquelle les techniques de compression se fondent, est la corrélation entre pixels. Cette corrélation est à la fois spatiale, les pixels adjacents de l'image courante sont similaires, et temporelle, les pixels des images passées et futures sont aussi très proches du pixel courant.
Ainsi, on suppose que l'importance d'un pixel particulier de l’image peut être prévue à partir des pixels voisins de la même image (utilisant des techniques de codage intra-image) ou des pixels d'une image voisine (utilisant des techniques inter-image). Intuitivement il est clair que dans certaines circonstances, par exemple, lors d'un changement de plan d’une séquence vidéo, la corrélation temporelle entre pixels entre images voisines est petite, voir nulle. Dans ce cas, ce sont les techniques de codage dites Intra qui sont les mieux appropriées, afin d'exploiter la corrélation spatiale pour réaliser une compression efficace de données.
Les algorithmes de compression vidéo de type MPEG utilisent une transformation appelée DCT (pour Discrete Cosine Transform), sur des blocs de 8x8 pixels, pour analyser efficacement les corrélations spatiales entre pixels voisins de la même image. D'autres méthodes ont été proposées, en utilisant les fractales, les ondelettes, ou même le matching pursuit.
Cependant, si la corrélation entre pixel dans des trames voisines est grande, c'est-à-dire, dans les cas où deux trames consécutives ont un contenu semblable ou identique, il est souhaitable d’utiliser une technique de codage dite Inter, par exemple la DPCM, qui utilise la prévision temporelle (prévision compensé du mouvement entre trames).
Dans le schéma classique du codage vidéo, une combinaison adaptative entre les deux mouvements (temporel et spatial) de l’information est utilisé pour réaliser une grande compression de donnée (codage vidéo hybride DPCM/DCT).