En physique, la luminance est l'intensité d'une source de lumière visible dans une direction donnée, divisée par l'aire apparente de cette source dans cette même direction.
Ne pas confondre la luminance tout court, qui est une unité visuelle, avec son homologue la luminance énergétique, qui concerne tous les rayonnements visibles ou non et dont l'unité est le watt par mètre carré et par stéradian, symbole W/(m².sr). La grandeur correspondant à un rayonnementmonochromatique est la luminance énergétique monochromatique dont l'unité est le watt par mètre cube et par stéradian, symbole W/(m³.sr).
Définition
La luminance lumineuse est l'intensité lumineuse d'une source lumineuse dans une direction donnée, divisée par l'aire apparente de cette source dans cette même direction.
L'unité de luminance lumineuse est la candela par mètre carré, symbole cd/m² ; elle remplace la précédente unité équivalente, le lumen par mètre carré et par stéradian, symbole lm/(m².sr).
Autres unités n'appartenant pas au Système international :
la candela per square foot, 1 cd/ft² ≈ 10,764 cd/m²
le lambert (L) (1 L = 1/π cd/cm² ≈ 3183 cd/m²
le footlambert (fL ou flam), 1 fL = 1/π cd/ft² ≈ 3,426 cd/m²
le skot, 1 skot = 1 masb ≈ 0,318 mcd/m²
Perception visuelle de la luminance
Principalement en raison de la sensibilité des récepteurs de la rétine, la sensibilité de l'œil humain n'est pas la même sur l'ensemble du spectre de couleurs. Celui-ci s'étend du rouge (780 nm) au violet (400 nm) avec le jaune-vert au centre. Pour cette raison, le jaune-vert est la couleur la plus représentative du spectre lumineux. De plus, la couleur à laquelle l'œil est le plus sensible se déplace vers le bleu lorsque la luminosité ambiante diminue : c'est l'effet Purkinje.
Par ailleurs, la plupart des couleurs du spectre lumineux peuvent être recréées à partir de trois couleurs fondamentales en synthèse additive : le rouge, le vert et le bleu ou RVB (ou Red Green Blue en anglais ou RGB).
Synthèse additive des couleurs
Synthèse additive de la luminance des couleurs
Les lumières blanches analogues à celle du soleil sont composées de :
29 % de rouge (680 nm)
59 % de vert (545 nm)
12 % de bleu (440 nm)
En réalité, l'œil perçoit comme blanches des lumières de compositions très différentes, après un certain temps d'accoutumance, à condition que ces lumières contiennent à peu près toutes les longueurs d'onde du spectre.
Ces proportions deviennent visibles dès que le mélange des couleurs primaires est converti en niveaux de gris. Des trois primaires, le vert est le plus lumineux, suivi du rouge, puis du bleu.
En outre la perception de la luminance d'un objet peut être modifiée par le contexte dans lequel il est placé. Cette observation est sans doute la conséquence de processus impliquant les aires visuelles supérieures du cortex.
G pour le vert (green en anglais), préférable à V qui est utilisé pour représenter la différence de bleu dans l'espace colorimétrique YUV (voir à chrominance)
B pour le bleu
Le signal de luminance est quant à lui noté Y (L dans Apple Shake). On a donc l'équation suivante :