Cotam Unité

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Introduction

Cotam Unité est l'indicatif d'appel de tout aéronef de l'armée de l'air française dans lequel se trouve le président de la République française. Même si Cotam Unité se réfère à n'importe quel avion de l'armée de l'air à bord duquel se trouve le Président de la République, par métonymie ce terme est communément employé pour désigner l'A330 (un A319 auparavant). Les vols sont identifiés sous l'indicatif COTAM « 0xy », le COTAM 0001 étant réservé au Président de la République française, le COTAM 0002 au premier ministre.

Flotte présidentielle

La flotte présidentielle actuelle comprend des Airbus A319 acquis en 2002, assez peu aménagés. Ils sont utilisés en avions de secours, parfois lors de vols court-courriers ou moyen-courriers (déplacements en France métropolitaine et en Europe), ou bien lorsque le Président a besoin de se déplacer dans des endroits où les pistes sont trop courtes pour accueillir les Airbus A330. Ils servent aussi pour le premier ministre, la Première dame, les membres du cabinet présidentiel ou certains membres du gouvernement. Les deux appareils sont différenciés par leur code d'empennage: F-RBFA et F-RBFB.

Depuis le 3 juillet 2009, l'escadron de transport présidentiel ETEC dispose d'un Falcon 7X, baptisé Carla One par les aviateurs de l'Armée de l'air, en référence à l'épouse du président Carla Bruni-Sarkozy et à l'avion présidentiel américain Air Force One. Un second appareil identique a rejoint la flotte en mai 2010. Chaque appareil est estimé à 50 millions d'euros pièce.

A partir d'octobre 2010, la flotte présidentielle comprendra un Airbus A330 réaménagé et spécialement équipé de manière à ce que le Président et son équipe puissent se déplacer de façon souple et sûre tout en gardant le contact avec les responsables civils ou militaires afin de ne provoquer aucun retard de réaction en cas de crise.

Cette flotte présidentielle est entretenue par l'Escadron de transport, d'entraînement et de calibration 00.065, ETEC 65, couramment appelé de son nom de tradition « GAEL ». Cette unité de l'armée de l'air est implantée sur la base aérienne 107 à Villacoublay, dans les Yvelines, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Paris et du Palais de l'Elysée.

Vols « historiques »

Le 7 mai 1971, le Concorde emporte le président de la République française Georges Pompidou. C’est la première fois qu’un chef d’État utilise un prototype pour effectuer un voyage officiel. Durant ce vol, le président Pompidou donne une interview en direct au micro de l’ORTF, dans laquelle il a dit : « Je suis frappé par la stabilité de l’appareil à plus de deux milles kilomètres à l’heure. Je ne m’en apercevrai même pas, tant le vol est calme, doux et silencieux, si je ne voyais pas les côtes de France au loin, qui défilent devant nous à une vitesse extraordinaire. À tout le personnel de l’Aérospatiale, des ingénieurs aux techniciens et à tous les travailleurs, je voudrais dire, pour la joie qu’ils me donnent aujourd’hui, de tout cœur merci ».

Le Concorde, appareil utilisé pour les voyages présidentiels de François Mitterrand.

À partir de 1981 jusqu’en 1995, après un voyage du président de la République française François Mitterrand en Chine avec l'avion supersonique, tous les voyages présidentiels lointains ont été effectués en Concorde. Celui-ci était aménagé en bureau et chambres à coucher dans la cabine avant, la cabine arrière étant réservée aux invités. Une photocopieuse était installée en cabine arrière.

De même, un système de cryptage des communications dites « sensibles » était installé avec un téléphone vers le bureau du président. Un pilote spécialiste radio était embarqué pour s’occuper des communications présidentielles.

Lors d'une visite du site spatial de Kourou en Guyane, l'avion présidentiel connut une avarie : après deux demi-tours au sol pour des problèmes de train avant, François Mitterrand dut changer d'appareil. (en plus, ce jour-là, le lancement de la fusée Ariane échoua et la fusée dut être détruite pour mauvaise trajectoire).

À partir de 2002, Jacques Chirac utilise pour les longs voyages un des deux Airbus A319 CJ, fraîchement achetés; il comprend un espace privé pour le président, composé en particulier d'un lit et d'une douche.

Aéronef présidentiel

En même temps que le renouvellement de la flotte de l'ETEC, le ministère de la Défense, via la DGA, a annoncé l'achat d'un nouvel appareil pour le transformer, en avion présidentiel, un « Air Force One » à la française, choix dont le but principal est une augmentation importante du rayon d'action permettant d'éviter les escales, point faible des A319 actuels. Cet appareil est un Airbus A330-200 de la compagnie Air Caraïbes qui dessert les Antilles à partir de la métropole. Il est immatriculé F-OPTP. Son exploitation sera confiée à l'armée de l'air. Le coût de ce renouvellement, estimé a 180 millions d'euros est pris en charge par le budget de la Défense. Son aménagement intérieur est confié à une entreprise de la "Vallée Airbus", Plus 33, à Blagnac. Il entrera en fonction en octobre 2010.

Croquis, non contractuel, du nouvel avion présidentiel, tel que divers journaux l'ont présenté

Selon plusieurs sources, concernant l'aménagement intérieur, ce nouvel avion présidentiel comprendrait (est indiqué entre parenthèses le numéro correspondant à la localisation du lieu sur le plan ci-contre):

  • Un espace privé du président avec une chambre (composée entre autres d'un lit double et d'un dressing) (1) et d'une salle de bain (un cabinet de toilette et une douche) (2);
  • Un bureau et salon présidentiel (3), composé d'un grand bureau et d'une table basse entourée de fauteuils;
  • Un espace secrétariat (4);
  • Une cuisine (5);
  • Une salle de réunion (6), insonorisée, comprenant une table de conférence pouvant accueillir 12 personnes;
  • Une salle de communication (7), où s'effectue la transmission de messages cryptés, permettant ainsi au président de continuer à diriger le pays;
  • Un centre-médical (8), qualifiée de « mini salle d'opération », pouvant effectuer des interventions chirurgicales, en cas d'extrême urgence (l'avion servant aussi à rappatrier des blessés, lors de libération d'otage par exemple);
  • Une cabine accompagnateur (9), pouvant accueillir 60 personnes dont les ministres, les principaux collaborateurs, des grands patrons d'entreprise ou des journalistes.
  • Un carré économique (10), pouvant accueillir 12 personnes dont des collaborateurs plus éloignés et les membres de l'équipage.