Influence de Metropolis.
C'est un film très noir qui semble mélanger la science-fiction et les comics américains, avec une touche prononcée d'ésotérisme.
La spirale est une figure qui revient fréquemment dans le film : marques sur le corps de la femme, labyrinthe des rats, forme des nuages... C'est le symbole du temps, alliant la notion de temps cyclique (cycle des journées, des saisons, de la vie) et la notion de temps linéaire (progression, changement). Les hommes, tels les rats du laboratoires, sont entraînés par cette spirale.
Daniel Paul Schreber est le nom d'un "patient" de Sigmund Freud, dans une étude de cas consacré à la paranoïa. Le nom très approchant du docteur du film n'est pas un hasard, le scénario utilisant de nombreux éléments de cette étude sur la paranoïa.
Le héros, John Murdoch, vit dans une chambre d'hôtel portant le numéro 614. Ce chiffre pourrait se référer à l'évangile selon St Jean dans lequel le chapitre 6:14 traite de l'arrivée du Messie.
Le film traite aussi, par le biais de son héros, de la puissance de la volonté sur le monde matériel, et de l'importance de se rebeller contre une volonté extérieure.
Les décors du film ont été réutilisés pour le tournage de Matrix : notamment pour la scène d'introduction où Trinity échappe aux agents en sautant d'immeubles en immeubles. (1999).
La scène de fin sur la jetée avec Jennifer Connelly a été reproduite quasiment à l'identique dans Requiem for a Dream, quand Harry - Jared Leto - rêve, ainsi que dans le film House of sand and fog.