En mathématiques, il existe plusieurs méthodes pour démontrer un théorème :
- Par application directe du théorème
- Par contraposée
- Par l’absurde
- Par analyse-synthèse
- Par l’exemple
Par application directe du théorème
Si un théorème est sous la forme Si A alors B, s’il est vrai et si on montre que A est vraie alors B est vraie.
Ainsi pour démontrer que le triangle ABC est rectangle, avec AB=12, BC=13 et AC=5, on utilise le théorème réciproque de Pythagore :
- On vérifie d’une part que AB²+AC²=12²+5²=144+25=169 et d’autre part que BC²=13²=169 donc AB²+AC²=BC²
- Le théorème réciproque de Pythagore énonce que Si le carré du côté d'un triangle est égal à la somme des carrés des deux autres côtés alors ce triangle est rectangle (l'hypoténuse étant le premier côté cité)
- On a bien A vraie et si A alors B vraie, on peut donc en conclure que B est vraie, soit que le triangle ABC est rectangle en A
Par contraposée
Pour démontrer que « Si A alors B » est vrai, il est souvent commode de démontrer que la contraposée est vraie
Par l'absurde
Pour montrer que A est vraie, on montre que si on suppose A est fausse on arrive alors à une contradiction.
Exemple:
A : Il existe une infinité de nombres premiers
non A : Il existe un nombre fini de nombres premiers
On les note p1,p2…pn classés par ordre croissant Soit P=p1×p2×⋯×pn+1. Il est plus grand que pn.
P n'est divisible ni par p1, ni par p2… ni par pn
Or P est premier car tout nombre non premier admet au moins 1 diviseur premier.
Mais il n'y a pas de nombre premier plus grand que pn d'après l'hypothèse. Donc A est vraie.
Par analyse-synthèse
On suppose le problème résolu, on en déduit les conditions nécessaires (phase d'analyse). On utilise ces conditions nécessaires pour résoudre le problème (phase de synthèse).
Exemple :
Toute fonction définie sur ? est la somme d'une fonction paire et d'une fonction impaire
Analyse
Si f=p+i avec p fonction paire et i fonction impaire
Quel que soit x ∈ ?, f(x)=p(x)+i(x) et f(−x)=p(x)−i(x)
p(x)=(f(x)+f(−x))/2 et
i(x)=(f(x)−f(−x))/2
Synthèse
On considère les fonctions i et p définies par les formules précédentes
f=p+i
Quel que soit x ∈ ?, p(−x)=p(x) donc p est paire
Quel que soit x ∈ ?, i(−x)=−i(x) donc i est impaire
Par l’exemple
Pour montrer que pour un x, P(x) est vraie, on trouve une valeur a telle que P(a) soit vraie : on trouve un exemple.
Pour montrer que pour un x, P(x) est fausse on montre qu'il existe x tel que non P(x) est vraie. On trouve a tel que non P(a) soit vraie : un contre-exemple.
Attention
Pour montrer que pour tout x, P(x) est vraie, un exemple ne suffit pas bien au contraire.