Il est considéré comme invasif dans d'autres régions (Lac Léman en Suisse par exemple) suite à une introduction récente et involontaire hors de son aire naturelle de répartition (l'isthme ponto-caspien qui a pourtant été utilisé dès l'antiquité pour la circulation de marchandise). D. villosus a voyagé vers le sud en colonisant d'abord le Danube aval puis le Danube Moyen, l’espèce a ensuite été trouvée dans le Haut-Danube en 1992 et peu de temps après (1994) dans le Rhin. ,.
Le Canal Rhin-Main-Danube est un des axes qui lui ont permis de coloniser de nouveaux territoires.
En France, il aurait été signalé pour la première fois en 1999 (dans la Moselle) qui semble avoir été rapidement colonisée, probablement avec le vecteur péniches. L'espèce a alors très rapidement dominé les communautés d’autres amphipodes du cours d'eau. La colonisation du reste du pays semble ensuite avoir été très rapide : En 2003 il semblait déjà présent dans tous les grands bassins hydrographiques (sauf peut-être dans celui de la Garonne) . Cette espèce relativement ubiquiste a également colonisé de nombreux lacs et étangs ce qui laisse suggérer que l'espèce pourrait être dispersée sur de courtes distances (par des oiseaux peut-être).
Impacts écologiques
En France Dikerogammarus villosus semble éliminer le gammare naturellement le plus présent (Gammarus pulex) des zones où il a été introduit ou qu'il a colonisé à partir de ces zones et d’autres espèces de gammares phylogéténiquement plus éloignés de G pulex semblent aussi en difficulté face à ce nouvel arrivant, au moins là où il développe des populations importantes.
On n'a pas encore identifié d'espèces susceptibles de réguler ses pullulations.