Habitudes de consommation
La diméthyltryptamine se prend par doses de 10 à 60 milligrammes, en se fumant mélangé avec du tabac dans un joint, une pipe ou une pipe à eau. Parfois, elle se mélange avec du cannabis pour potentialiser les effets.
La prise par ingestion est inefficace car une enzyme de l'estomac, la monoamine oxydase, en détruit le principe actif. Il est donc nécessaire d'utiliser un IMAO, un antidépresseur qui bloque cette enzyme, pour ressentir les effets du DMT par ingestion. Cette combinaison caractérise l'ayahuasca, breuvage rituel sud-américain, les scientifiques s'interrogeant sur la façon dont elle a pu être repérée par les autochtones.
La diméthyltryptamine peut, par contre, être prise en intraveineuse en plus faible quantité (0,1 mg·kg).
Les utilisateurs de la diméthyltryptamine relatent être attirés par l'effet immédiat, bref et intense que procure la drogue, son absence d'effets secondaires notables après la prise, ainsi que par l'attrait d'expériences sensorielles hors normes, en particulier, l'expérience de mort imminente.
Effets et conséquences
Fumée, la diméthyltryptamine procure un effet hallucinogène quasiment immédiat, parfois même avant d'avoir terminé le joint ou la pipe. Les deux phases sont :
- une « montée » de dix à quinze minutes ;
- une « descente » d'une demi-heure à une heure, au cours desquelles le consommateur retrouve progressivement sa vision et ses sens.
Les effets sont principalement visuels, avec une altération de la vision (déformation des images) et des hallucinations faisant intervenir des couleurs et des éclairs. Des sensations tactiles sont également rapportées. Certains consommateurs évoquent une expérience de mort imminente durant quelques minutes.
Les effets physiques comprennent l'hypertension artérielle, la tachycardie et une mydriase.
Les recherches n'ont pas décelé d'effets secondaires de la diméthyltryptamine que ce soit après la prise ou en cas de consommation chronique. Le déclenchement d'une schizophrénie ou d'une paranoïa chez les sujets prédisposés est imputée à la substance (selon l'avis du Centre d'accueil et d'aide aux toxicomanes et à leurs familles, association française à but non lucratif) mais aucune étude n'a permis de confirmer cette hypothèse.
Sa tolérance est faible pour un hallucinogène et n'est pas croisée avec celles des autres hallucinogènes.