École catholique d'arts et métiers

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Introduction

ECAM Lyon
Localisation
LocalisationLyon, France
Coordonnées

géographiques
45° 45′ 45″ Nord

4° 49′ 29″ Est / 45.762486, 4.824843
Informations
Fondation1900
TypeÉtablissement privé d'enseignement supérieur
ParticularitésPrépa intégrée
NiveauBac+5 à Bac+6 (Mastères Spécialisés)
Site webwww.ecam.fr

L'École catholique d'arts et métiers de Lyon est une école d'ingénieurs française. Elle a été fondée à Reims en 1900 et est installée à Lyon depuis 1946, sur les pentes de Fourvière. En association avec les écoles d'ingénieurs ECAM Rennes Louis de Broglie et l'EPMI et l'ECAM-Strasbourg-Europe, elle fait partie du groupe ECAM.

Historique

Reims (1900-1914)

C'est à Reims en 1900 que les Frères des Écoles chrétiennes ont réalisé leur projet d'école catholique d'arts et métiers. Ils l'ont réalisé à leur manière et selon leurs principes, en fondant l'école sur la large participation de leurs anciens élèves, avec l'appui de quelques notables comme le comte Alfred Werlé, directeur de la maison de Champagne Veuve Clicquot Ponsardin et quelques autres industriels, intéressés par cette formation. Au 1er août 1914, débute la première guerre mondiale, dés septembre, la bataille de la Marne, l'incendie de la cathédrale de Reims, le bombardement de la ville feront qu'il ne restera rien de l'école en 1918.

Erquelinnes (1919-1940)

Les élèves de l'école de Reims sont transférés à Erquelinnes. L'école est rebaptisée les Arts et Métiers d'Erquelinnes et de Reims (AMER). Le gouvernement Belge reconnait l'école, qui touche des subventions, un comité d'industriels belges la soutient, mais la majorité de ses élèves sont toujours des français, qui viennent des écoles professionnelles que les Frères ont pu maintenir malgré la législation. Les effectifs augmentent jusqu'au début des années 30 et cette période est une sorte d'apogée de l'école, malgré son isolement relatif en Belgique. L'histoire des arts et métiers d'Erquelinnes se termine le 10 mai 1940: l'invasion de la Belgique par l'armée allemande entraine l'évacuation de l'école et la dispersion des élèves.

Lyon (1940- )

Après cette dispersion, c'est un peu par hasard que l'école s'installe à Lyon. L'équipe des professeurs d'Erquelinnes comptait à l'époque un certain nombre de frères originaires de l'Est de la France et souhaitaient s'y installer. A la fin du mois d'aout le frère Joseph, mandaté par ses supérieurs obtient l'accord du pensionnat Aux Lazaristes à Lyon pour accueillir l'école. Pendant la guerre l'école vit tant bien que mal. Néanmoins en 1943 le frère Arthème-Léonce obtient la reconnaissance du diplôme par la Commission des titres d'ingénieurs. Ainsi né l'Ecole Catholique d'Arts et Métiers de Lyon telle qu'on la connait. La guerre s'achève enfin et le problème se pose, où installer l'ECAM? Finalement, après bien des hésitations, la décision est prise en septembre 1946: l'ECAM restera à Lyon sur la colline de Fourvière.

Présentation

Membre de la Conférence des grandes écoles, habilitée en 1948 par la Commission des titres d'ingénieurs à décerner le diplôme d'ingénieur de l'École Catholique d'Arts et Métiers de Lyon, reconnue par l'État en 1962, l'ECAM a toujours fait évoluer sa formation pour répondre aux exigences des industriels. Le projet pédagogique ECAM 2000, a consacré le renforcement de l'autonomie, le professionnalisme, la capacité d'adaptation et l'ouverture à l'international du jeune ingénieur ECAM.

Depuis 1971, elle a développé en parallèle un second type de formation :la formation professionnelle continue, et depuis 1991, elle est habilitée à délivrer le diplôme d'ingénieur diplômé de l’école catholique d’arts et métiers, spécialité mécanique en partenariat avec l’ITII de Lyon : c’est une formation d'ingénieurs en alternance par l'apprentissage ou la formation continue.

Le programme et l'organisation des classes préparatoires intégrées sont basés sur ceux des classes préparatoires PTSI/ PT. Le passage d'une année à l'autre, ainsi que le passage en cycle école, sont décidés à partir des résultats obtenus lors du contrôle continu.

Le cycle école s'articule autour de sept départements d'enseignement et 3 laboratoires de recherche, qui réalisent des prestations technologiques sous contrats avec des industriels, PME/PMI ou grands groupes.

Les départements

Département de GEM (génie énergétique et mécanique)

  • Vincent Ricol
  • Vincent Caillé
  • Christophe Changenet
  • Jean-Philippe Noyel
  • Yann Marchesse
  • Souhil Seghir-Ouali
  • Serge Viala

Département de GEA (génie électrique et automatique)

  • Guy Vassal
  • Dominique Gehin
  • Dominique Tissier
  • Christophe Jouve
  • Jean-Noel Charvet

Département de matériaux

  • Pierre Lourdin
  • Denis Flèche
  • Philippe Jacquet
  • Delphine Moinard-Checot
  • Claire Rigollet
  • Atilla Atli

DITI (Département Informatique et Technologies de l'information)

  • Christophe Mathieu
  • Guy Cazaux
  • Antoine Gagneux
  • Grégory Guy
  • Laurent Sanglard
  • Étienne Vienot
  • Bertrand Guillaumond

Département de Génie Industriel

  • Gaëlle Piaud
  • Abdelhakim Aziz
  • Christine Billon-Lanfray
  • Sévrerine Delavernhe
  • Zahir Messaoudène
  • Christine Rosati
  • Pierre-Yves Bénévise

Langues étrangères et autres

  • Teresa Griot
  • Émilie Chevillotte

Formation Humaine et Sociale

  • Sophie Mathé

Quelques chiffres­

  • 6692 ingénieurs diplômés depuis la création en 1900 (dont plus de 4000 en activité).
  • 700 élèves-ingénieurs dont 15 % de filles,
  • 100 ingénieurs diplômés par an en formation initiale, et 50 en formation par apprentissage,
  • 14 mois de stage en moyenne dans la formation d'un ingénieur ECAM, dont 6 mois à l'étranger,
  • 134 élèves ingénieurs dans la formation en alternance ITII,
  • 50 contrats industriels de recherche-développement,
  • 92 enseignants (permanents et vacataires) pour les cycles préparatoire et ingénieur de l'ECAM,
  • 35 enseignants-chercheurs dans les 7 départements,

ECAMiens Célèbres

Parmi les diplômés les plus célèbres de l'ECAM, on peut retenir:

  • Marc Censi promotion 1959, homme politique, maire de Rodez de 1983 à 2008, et président de Président de Région Midi-Pyrénées de 1987 à 1998.
  • Pierre Dupasquier promotion 1960, directeur du département compétition de Michelin.
  • Pierre-Marie Guéritey promotion 1968, écrivain, docteur ingénieur, docteur ès lettres et sciences humaines.
  • Jean-Michel Lamure promotion 1972, fondateur de la Société Soitec, spécialiste du dépot Silicium sur Isolant, leader mondial dans ce domaine.
  • Michel Faivre-Duboz promotion 1973, directeur de la chaîne d’approvisionnement et de la logistique de Renault et membre du comité de direction.
  • Jean-Louis Martinelli promotion 1974, homme de théâtre, directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers.
  • Benoît Michelin promotion 1984, industriel français, fils de François Michelin.