une église romane dont il ne subsiste que l'avant-corps occidental et le narthex
le portail de style classique de 1738
une église de style classique construite en 1761 dont il ne subsiste que le clocher
la nef et le chœur de style néoclassique construits en 1857 d'après les plans de l'architecte Coulon.
Architecture extérieure
L'avant-corps roman
L'église néoclassique de 1857 est précédée d'un avant-corps occidental roman plus étroit que l'église elle-même : cet avant-corps abrite un narthex qui sert de base au clocher.
La façade occidentale de l'avant-corps est édifiée en moellons de grès sablonneux et est ornée d'un élégant portail de style classique.
Les façades latérales de l'avant-corps sont constituées de moellons sur une hauteur d'environ 2 mètres.
Le portail classique de 1738
En 1738, l'avant-corps roman fut agrémenté d'un portail de style classique.
Ce portail est édifié en pierre de taille calcaire creusée de lignes de refend et est surmonté d'un entablement supportant un blason portant l'inscription "Anno 1738".
Ce blason est encadré de deux pilastres qui supportent un fronton sans base dont le tympan est orné d'un motif en pointe de diamant.
Le portail classique
Le fronton du portail
L'église classique de 1761
L'église romane étant en ruines, elle fut remplacée en 1761 par une église de style classique édifiée en briques.
De cette église classique ne subsistent plus actuellement que le clocher et probablement la partie haute des façades latérales de l'avant-corps, édifiées en briques similaires à celles du clocher, plus claires que les briques de la nef et du chœur.
Le clocher en brique est orné de beaux chaînages d'angles réalisés en blocs de pierre calcaire, de même que les contreforts qui séparent les façades principale et latérales de l'avant-corps roman.
La nef et le chevet néoclassiques de 1857
La nef et le chevet pentagonal ont été réédifiés en 1857 dans un style néoclassique très austère.
Ils présentent des façades très sobres en briques rouges, égayées seulement par un soubassement et un cordon de pierre blanche.
Ces façades sont ajourées de grandes fenêtres présentant un encadrement de pierre calcaire grise couronné par un arc surbaissé.
La nef et le chœur néoclassiques
Architecture intérieure
Le narthex
Le narthex, intégré à l'avant-corps occidental, est d'origine romane. Il supporte le clocher comme il le faisait sans doute déjà à l'époque romane et s'ouvre par une arcade sur la nef de l'église.
La nef
L'intérieur de la nef, très lumineux, présente un style néoclassique majestueux que l'extérieur ne laisse pas deviner.
La nef, très haute, présente une voûte en berceau. Elle est séparée des collatéraux par de grandes colonnes rondes portées par une base octogonale surmontée de deux tores.
Les arcs portés par ces colonnes présentent un intrados orné de peintures dont les couleurs assez vives tranchent avec la couleur crème de la nef et des collatéraux.
Le narthex
La colonnade du collatéral gauche
Ornementation
La dalle funéraire du Capitaine Thierry Le Jeune
Le collatéral gauche renferme la dalle funéraire du Capitaine Thierry Le Jeune, officier de l'archiduc Albert qui sauva ce dernier lors d'une bataille contre l'armée hollandaise près de Nieuport en 1600, ce qui lui valut une récompense de 2400 livres avec laquelle il acheta la seigneurie de La Baillerie à Bousval en 1609.
Thierry Le Jeune fit édifier en 1608 la chapelle du Try-au-Chêne afin de remercier la Vierge de l'avoir protégé de la mort durant la Guerre de Quatre-Vingts Ans provoquée par la révolte des Pays-Bas septentrionaux contre le royaume d'Espagne.
Thierry Le Jeune mourut en 1638 comme l'atteste la dalle funéraire qui le représente aux côtés de son épouse Marie Malcorps et de leur fils Jean dans le bas-côté gauche de l'église :
CY GISSENT HONORABLE SEIGNEUR CAPITAINE THIERI
LE JEUNE SEIGNEUR DE LA PAILERIE ET COLLATEUR DE CESTE
EGLISE LEQUEL TRESPASSA LE 2 OCTOBRE 1638
ET VERTUEUSE DAMOISELLE MARIE MALCORPS
SON ESPEUSE LAQUELLE TRESPASSA LE 7 DAVRIL DE
LAN 1612 (et) LEUR FILS JEAN PRIEZ DIEU POUR
LEURS AMES
La dalle funéraire de Thierry Le Jeune
Thierry Le Jeune, son épouse et leur fils
Thierry Le Jeune
La statue de Notre-Dame du Try-au-Chêne
Dans le chœur de l'église se trouve la statue de Notre-Dame du Try-au-Chêne qui ornait autrefois l'autel de la chapelle du Try-au-Chêne.
C'est une statue en chêne polychrome du début du XVII siècle commandée par Thierry Le Jeune lui-même.
Elle est aujourd'hui conservée dans le chœur de l'église Saint-Barthélémy et regagne chaque année sa chapelle lors d'un pélerinage annuel le lundi de Pentecôte.
Le char de Saint-Barthélémy
Le collatéral droit abrite le char de Saint-Barthélémy qui transporte la statue du saint lors d'une procession religieuse qui remonte à 1696 et a lieu le dernier dimanche du mois d'août.