Église Saint-Georges de Belloy-en-France

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Introduction

Église Saint-Georges
Vue générale de l'édifice
Latitude

Longitude
49° 05′ 22″ Nord

2° 22′ 04″ Est / 49.089543, 2.367884
PaysFrance France
RégionÎle-de-France
DépartementVal-d'Oise
VilleBelloy-en-France
CulteCatholique
TypeÉglise
Rattaché àdiocèse de Pontoise
Début de la constructionXIII siècle
Fin des travauxXIV siècle
Style(s) dominant(s)architecture gothique

L'église Saint-Georges se situe à Belloy-en-France dans le département français du Val-d'Oise.

C’est en 840 dans une charte signée par Lantfride que l’église de Belloy est citée pour la première fois. Elle avait une certaine importance car elle possédait des reliques de saint Georges.

L’église aurait été détruite vers le IX siècle et reconstruite par l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

Elle fut rebâtie à nouveau au XIII siècle à l'emplacement d'un sanctuaire primitif, très tôt lieu de pèlerinage. De nombreux visiteurs venaient assister à la messe car elle y était dite en latin bien avant les modifications autorisées par Benoît XVI.

Le portail de l'église fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1846.

Construction

L’église Saint-Georges présente un plan à trois nefs terminé par un chœur à trois absides à pans coupés : le transept est à peine saillant au nord. Reconstruite en grande partie à la fin du XIII siècle, il reste des vestiges de l’édifice précédent du XII siècle avec l’absidiole nord ainsi que les deux niveaux inférieurs du clocher.

Au XVI siècle les voûtes des trois premières travées de la nef et des bas-côtés ont été refaites. Le portail date du XVI siècle.

Les fenêtres ogivales sont soulignées d'une frette en tiers-point.

Extérieur

Le portail ouest est des plus remarquable dans sa partie basse, il est composé d’un tympan (sur des colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens) en plein cintre surmonté d’un entablement et d’un fronton construit avant la mort de François Ier car le « F » et la salamandre apparaissent aux écoinçons du tympan. Cette construction est attribuée sans certitude à Jean Bullant, architecte du Château d'Écouen. Le soffite sous la frise est décoré par des caissons ou l’on voie l'aigle, emblème de Jean.

L'entrée ouest, composée de deux portes rectangulaires séparées par un trumeau, n'est utilisée que pour les mariages. La porte Sud est utilisée pour les services.

Au nord à un quadrilobe à pointe avec meurtrière accueil l'escalier qui mont au clocher.

La voussure du tympan est divisée en huit caissons sculptés. L’entablement est aussi décoré de caissons et aussi d’une frise de têtes de lions.

Un écu surmonté d’un heaume semble être un ajout du XIX siècle.

Au niveau intermédiaire s’élève un édicule à dôme terminé par un lanternon, des édicules plus petits garnissent les angles. Plus haut, une console sculptée supporte une galerie à balustres.

La façade a été restaurée en 1851 par Eugène Viollet-le-Duc.

Vue sud.

Quadrilobe.

Tympan.

Haut de la face du portail.

Porte sud.

Croix sur la flèche

Intérieur

Au fond à gauche se trouve la chapelle de la Vierge. Le chœur se compose de trois absides orientées et juxtaposées avec les passages latéraux.

Dans l’abside centrale un retable du XVIII siècle dédié au saint patron cache un soubassement.

L’abside sud est meublée d’un retable de bois datant du début XIX siècle orné de deux toiles du XVIII siècle représentant saint Denis et saint Jean Baptiste.

Le chœur est voûté d'ogives en étoile, voûtes renforcées par des liernes et tiercerons dans la nef et les bas-côtés.

Des pampres stylisés ornent les corbeilles rondes des chapiteaux

Les piliers de la croisée du transept et de l’abside sont ornés de boiseries de 1717.

Seul un vitrail du XVI siècle subsiste encore. Et sur les quatre cloches prévues dans le clocher seulement deux ont été remplacés suite à leur destruction pendant la Révolution.

Mobilier

Dans la nef une chaire à prêcher du XVIII siècle avec des panneaux représente la vie de saint Georges mais a été vandalisé à la Révolution. En face, un banc d'œuvre du XVII siècle est surmonté d'un fronton. Ils ont été classés en 1846.

Les fonts baptismaux en pierre du XVI siècle sont décorés de bas reliefs, un cartouche indique "LAN M D X X IIII" soit 1524, la cuve ovale repose sur un socle sculpté de balustres plaquées sur des pilastres. Ils ont été classés en 1897.

L'édifice possède une dalle tumulaire à double effigie de Guillaume de Belloy.

Contrairement aux églises classiques, l'autel est placé au fond de l'église, ce qui impose que la messe soit dite le dos tourné aux fidèles.

Banc d'œuvre.

Autel du XIXe siècle.

Chaire à prêcher du XVIII e siècle.

Dalle funéraire de Guillaume de Belloy du XVIe siècle.

Fonts baptismaux du XVIe siècle.

Voutes de la nef.

Drapeaux representant Georges de Lydda

Dalle funéraire

  • est inscrit sur la dalle :

" Cy gist Guillaume de Belloy, en son vivant escuier seigneur de Belloy en France Morangle Illes et Fontenelles qui trépassa le quastrieme jour de septembre 1556.

Cy gist damoiselle Antoinette de Pertuis en son vivant femme de feu Guillaume de Belloy laquelle trépassa le XXVème ...1552. Priez Dieu pour leurs âmes."

  • Messire Noël François Le Comte a été inhumé en 1772 sous la 1er marche du chœur de l'église.

Vie paroissiale

Avant la Révolution de 1789, la paroisse de Belloy-en-France se rattachait au diocèse de Paris par le doyenné de Montmorency.

L'église de Belloy fait partie du groupement paroissial de Belloy-en-France, Villaines-sous-Bois, Villiers-le-Sec. Elle est rattachée au diocèse de Pontoise par le doyenné de Luzarches.

Avant le curé vivait dans l'ancien persbytère entre l'église et l'école (aujourd'hui la médiathèque) et la maison vicariale se trouvait à la place de la boulangerie.

A ce jour le curé vie dans un presbytère en face de l'église.

Liste des abbés de Belloy

Le plus ancien curé de Belloy connus est Messire Nicolas Bourdon vers 1406