L'élément majeur de cette église est sa façade monumentale, qui s'étend sur 18 mètres 40 pour une hauteur de 12 mètres. S'inspirant des canons de l'architecture romane saintongeaise (abbaye aux Dames de Saintes), poitevine (église Notre-Dame la Grande de Poitiers) et angoumoisine (cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême) bien plus que des modèles périgourdins, elle est divisée en trois registres horizontaux et verticaux, rythmés par de grandes arcades et des entre-colonnements.
Le portail, dont un arc polylobé trahit des influences hispano-mauresques, comprend cinq voussures ornées de motifs géométriques et végétaux. Il est encadré par deux arcades aveugles, où est encore visible une frise sculptée représentant les cycles astrologiques du zodiaque, ainsi que les travaux des champs et activités associés (préparation du pain, ensemencement des parcelles, scènes de chasse...). L'étage supérieur voit se développer une arcature (treize arcades en plein cintre) dont on suppose qu'elles ont dû abriter des statues des douze apôtres (aujourd'hui disparues), organisées autour d'une baie centrale.
Les chapiteaux s'inscrivent dans la grande tradition romane. Foisonnants de représentations symboliques (coquilles Saint-Jacques), de monstres mythiques issus du bestiaire médiéval (basilics, chimères, sirènes-oiseaux, griffons), d'animaux exotiques (lions) ou de visages humains énigmatiques, ils se rapprochent par certains aspects de l'art des imagiers d'Aulnay et de Saintes. Le deuxième étage, aujourd'hui tronqué, abritait une statue équestre (comme à Aulnay, à Melle, à Saintes ou à Châteauneuf-sur-Charente), possible représentation de l'empereur Constantin, de saint Jacques ou de Charlemagne. Les deux extrémités de la façade laissent apparaître le départ de deux tours d'angle, sur le modèle de certaines églises poitevines (Notre-Dame la Grande).
L'intérieur de l'église, d'une grande sobriété, est divisé en trois vaisseaux, l'ensemble étant couvert d'une charpente apparente. Le chevet plat est percé d'une grande baie où a été posé un vitrail moderne en 1970. Le bas-côté sud abrite une Vierge à l'enfant du XVI siècle, à laquelle répond une statue de saint Jacques dans le bas-côté opposé. Parmi les autres éléments notables, deux cloches du 1 quart et du 3 quart du XVII siècle, ainsi que deux chandeliers de chœur du XIV siècle sont classés aux monuments historiques.