Église Sainte-Marguerite (Paris)

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Introduction

Église Sainte-Marguerite
Vue de l'église Sainte-Marguerite depuis la rue Saint-Bernard. Le square Raoul-Nordling est visible devant l'édifice.
Latitude

Longitude
48° 51′ 10″ Nord

02° 22′ 52″ Est / 48.85278, 2.38111
PaysFrance France
RégionÎle-de-France
DépartementParis
VilleParis (11 arrondissement)
CulteCatholique romain
TypeÉglise paroissiale
Rattaché àArchidiocèse de Paris
Début de la constructionXVII siècle
Fin des travauxXVII siècle
Style(s) dominant(s)Classicisme
Protection Inscrit MH

 Classé MH

 Inscrit MH
Localisation


Église Sainte-Marguerite (Paris)

L'église Sainte-Marguerite est une église du 11 arrondissement de Paris, en France.

Histoire

Origines

Le 29 octobre 1624, Jean de Vitry, seigneur de Reuilly fait donation à Antoine Fayet, curé de Saint-Paul, d'un terrain pour y bâtir une chapelle dédiée à Marguerite d'Antioche. Après avoir été église succursale de l'église Saint-Paul en 1634, cette chapelle devient église paroissiale en 1712.

Le cimetière Sainte-Marguerite est ouvert derrière l'église en 1637. En 1760, l'architecte Victor Louis construit la chapelle des Âmes-du-Purgatoire ; le peintre Paolo-Antonio Brunetti est chargé de sa décoration et des peintures.

Période révolutionnaire

Pendant la Révolution française, les corps de trois cents personnes guillotinées sur la place de la Bastille et sur la place de la Nation sont enterrés dans le cimetière de l'église Sainte-Marguerite.

Selon une légende, Louis XVII aurait été inhumé dans ce cimetière après sa mort à la prison du Temple. Le 10 juin 1795, une enfant mort au donjon du Temple y est en effet inhumé, sans service religieux. Des exhumations réalisées en 1846 et 1894, confirmées par des fouilles en 1979, mettent à jour les restes d'un jeune homme de 15 à 18 ans ; Louis XVII était âgé de 10 ans au moment de sa mort. Malgré ces démentis, une plaque commémorative posée sur le mur de l'église affirme toujours que « l'enfant mort au Donjon du Temple » y a été inhumé en 1795. La dépouille et la pierre tombale se trouvent toujours au même endroit qu'en 1795, contre le mur de la chapelle des Ames-du-Purgatoire.

Période contemporaine

Le cimetière attenant à l'église est fermé en 1804. Le pape Pie VII visite l'église et y célèbre la messe en 1805. En 1912, le presbytère est détruit et remplacé par une école.

Les frontons sculptés de l'église sont inscrit au titre des monuments historiques en 1928. Le chœur et la chapelle des Âmes-du-Purgatoire sont classés en 1960. Les restes du cimetière sont inscrits en 1962.

Localisation

L'entrée de l'église est situé dans le sud du 11 arrondissement de Paris, à mi-chemin les places de la Bastille et de la Nation, à une centaine de mètres au nord de la rue du Faubourg-Saint-Antoine et à une dizaine au sud de la rue de Charonne. L'entrée de l'église se trouve au 36 rue Saint-Bernard et son chevet donne sur la rue Charrière. Elle est bordée au sud par le square Raoul-Nordling.

Architecture

Le plan de l'église Sainte-Marguerite est en croix latine, selon le style classique du XVII siècle.

Le clocher de l'église, de section carrée, est un beffroi en bois recouvert d'ardoises ; chacun des quatre côtés incorpore une horloge. Le clocher contient quatre cloches baptisées le 7 mars 1804 : Napoléon Jean Baptiste, Jeanne Marguerite, Anne Marie et Gabrielle Sophie, des noms de leur parrain respectif.

La façade de l'église, rue Saint-Bernard, comporte quatre pilastres doriques soutenant un fronton triangulaire nu, surmonté d'une croix métallique. Le fronton des façades latérales du transept est orné de sculptures.

Mobilier

Vitraux

À l'intérieur de l'église, le vitrail au fond de la nef, derrière le déambulatoire, représente sainte Marguerite sortant du dragon. Il est l'oeuvre du verrier Carot et date de 1882. Un autre vitrail de Carot, également de 1882, situé dans la chapelle de la Vierge, représente l'Annonciation.

L'église comporte plusieurs vitraux commémoratifs de part et d'autre de la nef :

  • Commémoration des seize nonnes carmélites, guillotinées pendant la Révolution française place de la Nation ;
  • Commémoration de la visite du pape Pie VII à Sainte-Marguerite en 1805, et qui a célébré une messe en leur mémoire
  • Commémoration de la mort de Monseigneur Denys Affre, archevêque de Paris, tué par une balle perdue au faubourg Saint-Antoine, à proximité de l'église, lors des insurrections de juin 1848.

Statues

L'église comprend plusieurs statues :

  • Statue de saint Fiacre ;
  • Statue de saint Joseph ;
  • Statue de saint Vincent de Paul, copie d'un original de Jean-Baptiste Stouf placé à l'église Saint-Thomas-d'Aquin ;
  • Buste en marbre de la Vierge à l'Enfant ;
  • Buste en marbre de l'ancien curé Haunet, datant de la fin du XIX siècle ;
  • Groupe de deux statues décrivant le martyre de sainte Marguerite, sculpté par Hippolyte Maindron en 1838 ;
  • Demi-relief en marbre du Christ descendu de la Croix, par Eustache Nourrisson et Robert Le Lorrain (1704), provenant du tombeau de Catherine Duchemin, épouse de François Girardon.

Tableaux

L'église comprend les tableaux suivants :

  • L'Apothéose de saint Vincent de Paul;
  • L'Assomption;
  • Le Christ lavant les pieds des apôtres, Charles Lafosse (XVIII siècle;
  • Le Christ portant sa croix;
  • Le Christ en croix, école de Charles Le Brun (XVII siècle);
  • Le Christ descendu de la Croix, Francesco Salviati (XVI siècle);
  • La Descente de Croix;
  • Le Massacre des Innocents, Francesco Rosa (XVII siècle);
  • La Nativité;
  • Saint Ambroise, Louis Jean François Lagrenée (1764);
  • Saint François de Sales installant saint Vincent de Paul supérieur des Dames de la Visitation, Jean Restout (1732);
  • Saint Vincent de Paul et Anne d'Autriche, Frère André (XVII siècle ou XVIII siècle);
  • Saint Vincent de Paul prêchant aux gens du monde l'Institution des enfants trouvés, Louis Galloche (1732);
  • Saint Vincent de Paul prêchant aux pauvres de l'hôpital du nom de Jésus, Frère André (XVII siècle ou XVIII siècle);
  • Saint Vincent de Paul présente à Dieu les Lazaristes, Jean-Baptiste Féret (1731);
  • La Sainte Famille;
  • Sainte Marguerite chassée par son père, Pierre-Auguste Vafflard (1817);
  • La Visitation, Joseph-Benoît Suvée (1781);

Chapelle des Âmes-du-Purgatoire

La chapelle des Âmes-du-Purgatoire possède une peinture monumentale représentant un temple en trompe-l'oeil. Cette peinture est l'oeuvre de Paolo-Antonio Brunetti et de Gabriel Briard et est exécutée entre 1725 et 1777.