L’architecture est traditionnellement l’une des quatre disciplines des beaux-arts, avec la gravure, la sculpture et la peinture. Jusqu’en 1968, son enseignement était assuré par l’École des beaux-arts de Paris, qui avait trois annexes en province (Lille, Bordeaux, Marseille) et qui dépendait de la section d’architecture de l’Académie des beaux-arts qui organisait les concours de sélection et d’émulation, en particulier le Prix de Rome dont les lauréats étaient récompensés par un séjour à la Villa Médicis au cours duquel ils avaient à produire plusieurs « envois », travaux graphiques longtemps basé sur le relevé des vestiges antiques et d'un projet d'envergure.
Au cours des événements de 1968, les contestataires du mouvement étudiant revendiquent le rattachement à l'université. À la rentrée scolaire 1968–1969, le ministre de la culture André Malraux, pour rompre avec l’académisme, crée une douzaine d’« unités pédagogiques d’architecture » (U.P.A.) sur tout le territoire, dont six puis huit à Paris, les autres pour remplacer les écoles d’architecture de province de Toulouse, Bordeaux, Marseille, Nancy, ou pour en créer de nouvelles à Rennes, Lyon, Rouen, Strasbourg, Saint-Étienne, etc. La section de l'école des beaux-arts de Paris ainsi disséminée, l'unité des disciplines des Beaux-Arts est rompue. Les nouvelles unités pédagogiques vont pouvoir bénéficier d’une relative indépendance pour gérer la formation qu’elles souhaitent délivrer, ce sans lien réel avec l'université.
Des réformes successives modifient le nombre d'années d'études, le tronc commun devenant une formation en trois cycles de deux ans en 1998, accessibles après le baccalauréat. À la fin des études, les étudiants devaient effectuer un stage pratique en agence, et rédiger un mémoire accompagnant un projet qui, s’il était accepté par un jury, lui permettait de recevoir son titre d’architecte diplômé par le gouvernement.
Les anciennes U.P.A., devenues des « écoles d’architectures », ont été nommées en 2005 « écoles nationales supérieures d’architecture » (ENSA).
Les réformes européennes consécutives du Processus de Bologne ont poussé les ENSA à consolider leurs offres pédagogiques. À ce jour en France, comme dans la quasi-totalité des pays, la formation initiale en cinq ans se dispense en deux cycles (voir paragraphe suivant).