Introduction
| Prix de Rome | |
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| Palais Mancini, Rome, par Giovanni Battista Piranesi, 1752. | |
| Prix remis | Bourse d'étude |
| Description | Récompense artistique |
| Organisateur | Institut de France |
| Pays | ![]() |
| Date de création | 1663 |
Le prix de Rome est une bourse d'étude pour les étudiants en art.
Il est créé en 1663 en France sous le règne de Louis XIV sous la forme d’une récompense annuelle pour de jeunes artistes prometteurs en peinture et sculpture, qui prouvent leurs talents en effectuant des concours éliminatoires très difficiles. Le prix est organisé par l’Académie royale de peinture et de sculpture et est ouvert à ses élèves. Le prix d'architecture est organisé à partir de 1720 par l'Académie royale d'architecture sur le même modèle. Le lauréat gagne un séjour à l’Académie de France à Rome fondée par Jean-Baptiste Colbert en 1666. Il réside ainsi quatre ans au palais Mancini aux frais du roi de France ; le séjour pouvait être prolongé si le directeur de l’institution le jugeait utile.
Après une interruption entre 1794-1796 (en raison de l'impossibilité de se rendre en Italie), les concours reprennent en 1797 sous la houlette du nouvel Institut de France, qui remplace les anciennes académies royales. Les concours de peinture, sculpture et architecture sont repris et est ajoutée la composition musicale en 1803 et la gravure en taille douce en 1804. Le gagnant du « premier grand prix » est envoyé pour trois ans toujours à l'Académie de France à Rome, qui s'installe en 1803 à la Villa Médicis. Des premiers seconds grands prix et seconds grands prix sont aussi accordés mais ils ne permettaient normalement pas de partir à Rome, sauf de manière exceptionnelle et pour une durée moindre. Des interruptions ont eu lieu pendant la Première Guerre mondiale (1915-1918) ainsi que pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le concours est supprimé en 1968 par André Malraux. Cette compétition est, depuis, remplacée par une sélection sur dossier et les Académies, réunies au sein de l’Institut de France, ont été supplantées par l’État et le ministère de la Culture. Dès lors, les pensionnaires n’appartiennent plus seulement aux disciplines traditionnelles (peinture, sculpture, architecture, gravure sur médailles ou sur pierres fines, composition musicale) mais aussi à des champs artistiques jusque-là négligés ou nouveaux (histoire de l’art, archéologie, littérature, scénographie, photographie, cinéma, vidéo et même cuisine). Les pensionnaires sélectionnés se voient accorder la possibilité de se perfectionner pendant un séjour de six à dix-huit mois (exceptionnellement deux ans) à l’Académie de France à Rome (actuellement hébergée par la Villa Médicis ou même extra muros).

La villa Médicis, aujourd'hui.

