Récit des réclamations
On trouve sur Internet quatre enregistrements successifs de réclamations effectuées par Rochard Père ou Fils sur un répondeur de France Télécom.
- Première réclamation : Rochard Père informe France Télécom du dysfonctionnement du dispositif en décrivant un problème de "batteries". Il les somme d'envoyer un réparateur le lendemain matin à 8h et menace de rompre le contrat. Il parle de deux accidents manqués pendant la nuit à cause du dysfonctionnement.
- Deuxième réclamation : Rochard Père rappelle le même jour. Le contenu de cet appel est flou : il parle d'abord de quatre accidents manqués, puis plus que deux en fin d'appel. De plus, il cite Cofratel et explique que l'un de leur réparateur est venu mais sans succès. Les menaces de rupture de contrat se font plus fortes en évoquant un concurrent potentiel, plus cher mais qui lui semble plus sérieux.
- Troisième réclamation : il s'agit maintenant de Rochard Fils. Le moment de l'appel est difficilement identifiable, il pourrait s'agir du lendemain ou de quelques heures après les précédents. Le problème des batteries est de nouveau évoqué, ainsi que le total de quatre accidents manqués. Rochard Fils menace de porter plainte et de faire payer à l'opérateur le manque à gagner de 600 francs par dépannage.
- Quatrième réclamation : de nouveau Rochard Père. Il semble téléphoner juste après qu'on l'ait prévenu sur sa ligne privée d'un nouvel accident, qui n'a donc pas été répercuté par le dispositif téléphonique. Il reparle encore de quatre accidents manqués et chiffre le manque à gagner (2400 francs). Il termine en menaçant de porter plainte, puis de rompre le contrat et d'opter pour la société Matra.
Franc-parler
Le succès viral de ces enregistrements est dû essentiellement au franc-parler des deux plaignants ("vous ramassez votre bordel", "c'est encore un autre coup hein !"). Les quatre réclamations sont parsemées d'expressions récurrentes, aussi bien par le père que par le fils : "j'peux vous dire une chose", "méfiez-vous", "si vous n'êtes pas là demain matin à 8h", "On est bien d'accord","Ca va mal se mettre".
De plus, l'énervement du père le pousse à s'adresser au répondeur comme à un interlocuteur réel, et à s'emporter dans des tournures de phrases qu'il parvient rarement à finir ("Et attention par ce que je porte plainte. Je porte plainte pour ... ... le travail", "Alors maintenant, faites ce que vous voulez, on va voir hein on va certainement heuuu hein bon. Vous voyez ce que je veux vous deuu dire ?").