Une très mauvaise répartition de la population sur le territoire. Plus de deux tiers de la population se concentre dans les centres urbains, en tête les deux terminus du chemin de fer Congo-Océan. On a un phénomène de macrocéphalie, Pointe-Noire compte en 1993,500.000 habitants, soit près de 18 % de la population globale nationale, et Brazzaville près de 800.000 habitants soit environ 31 % de la population du Congo. Les villes de Brazzaville et Pointe-Noire représenteraient à elles seules plus de la moitié de la population totale du Congo.
Le taux de natalité en 1990 était de 47/ 1000. Le taux de mortalité en 1990 était de 70 / 1000. Soit un taux d'accroissement de 30 / 1000 Le taux de mortalité infantile en 1990 était de 17 / 1000.
La répartition par âge de la population en 1990 était :
- 0 à 14 ans : 44 % 15 à 64 ans : 52,7% plus de 64 ans : 3,3 % Tableau 2
L'espérance de vie était de 50 ans pour les hommes et 51 ans pour les femmes en 1990 contre 47 ans en 2003.
Structure de la population congolaise
Quarante pour cent de la population est rurale. l'exode rural concerne chaque année plus de 10.000 personnes. Le taux d'accroissement annuel de la population rurale est 1,22 %. Soixante pour cent de cette population vit dans les centres urbains. Le taux de croissance annuelle est de 6,38 %, soit un rapport de 1 à 6 avec la population rurale. Les populations urbaines augmentent plus rapidement que les populations rurales.
Le peuplement de la population congolaise est essentiellement bantou. Il existe une minorité constituée par les pygmées. La population est homogène, malgré la polysémie d'ethnies qui sont en fait des différences de langage parlée et non des tribus.