La Syrie dispose d'un climat tempéré composé de quatre saisons. La température moyenne estivale atteint les 32 °C et la température moyenne hivernale atteint les 10 °C. Au printemps et à l'automne la moyenne des températures est de 22 °C.
L'Ouest du pays connaît un climat de type méditerranéen, alors que le reste du pays est soumis à des variations de température extrêmes et une sécheresse de plus en plus accentuée, au fur et à mesure qu'on se dirige vers l'est.
Hydrographie
La Syrie est un pays majoritairement aride en particulier à l'intérieur et à l'Est du pays. Le niveau de pluviométrie moyen est de 318 mm par an mais tombe à moins de 150 au Nord-ouest contre plus de 800 près de la côte et près de 1 400 dans les montagnes. Le pays est en dessous du niveau du seuil de pénurie puisque la ressource par habitant s'établit à 947 m³ par an (le seuil de stress hydrique est généralement fixé à 1 700 m³ par an et par habitant et le seuil de pénurie à 1 000). La Syrie reçoit de plus son eau des pays voisins : 50% des réserves proviennent de Turquie, 20% du Liban. Autre facteur inquiétant, l'exploitation des nappes phréatiques dépasse leur capacité de renouvellement. La Syrie exploite ainsi aujourd'hui plus de 50% des ressources renouvelables alors que le seuil maximum communément admis est de 30%.
La Syrie dispose également de 141 barrages majoritairement construits à l'Ouest du pays aux fins d'irrigation, mais le plus grand est le barrage de Tabqa construit sur l'Euphrate dont le réservoir retient 12 km³. Ce dernier sert à l'irrigation de 100 000 à 150 000 hectares et fournit 5 600 GWh d'électricité par an. Toutefois, les techniques d'irrigation utilisées étant archaïques, l'évaporation favorise l'élévation du niveau de sel dans les terres diminuant progressivement la surface cultivable. À ces prélèvements s'ajoute l'évaporation au-dessus des réservoirs des barrages situés dans ces zones sèches qui contribue significativement à la diminution du débit de l'Euphrate vers l'Irak.
Depuis les années 1990, la Syrie tente de d'améliorer cette situation de stress hydrique :
- Traitement des eaux usées : 10 stations d'évaporation sont censées traiter 1 400 m³ par jour à travers le pays dans les années à venir. Quatre sont en fonctionnement aujourd'hui.
- Dessalement de l'eau de mer : déjà très utilisé en Israël, le dessalement reste une technique onéreuse mais devrait se développer dans l'avenir.
- Modernisation des techniques d'irrigation : seules 17% des terres sont irriguées par goutte-à-goutte ou une autre technique moderne actuellement.
- Modernisation des réseaux de distribution : pour l'irrigation comme pour l'adduction d'eau, le niveau de perte par fuite s'établit entre 25 et 60%.
Dernier aspect de ce tableau mais non le moindre, la Syrie, qui a perdu le contrôle des sources du Jourdain situées sur le plateau du Golan depuis la guerre des six jours, ne trouve pas de terrain d'entente avec son puissant voisin turc qui lui fournit l'essentiel des ressources de la région agricole du Nord-est. La Turquie a lancé depuis 30 ans le projet d'Anatolie du Sud-est (GAP en turc) qui vise à irriguer 1,8 million d'hectares. Bien que ce dernier ne soit réalisé qu'à 12%, le débit de l'Euphrate aurait déjà sensiblement diminué.
Source : L’eau en Syrie - situation générale : fiche de la mission économique de l'ambassade de France en Syrie