Gestion numérique des droits

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Introduction

La gestion numérique des droits ou GDN (en anglais Digital Rights Management - DRM) a pour objectif de contrôler par des mesures techniques de protection l'utilisation qui est faite des œuvres numériques. La technique se voulant suffisante et nécessaire au contrôle, elle prévoit par exemple de :

  • rendre impossible la consultation d'une œuvre hors de la zone géographique prévue (les zones des DVD) ;
  • rendre impossible l'utilisation de matériel concurrent pour consulter une œuvre (incompatibilité des verrous appliqués aux formats musicaux, comme ceux de l'iTunes Store) ;
  • rendre impossible la consultation d'une œuvre selon ses préférences (désactivation de l'avance rapide sur certains passages publicitaires de DVD) ;
  • limiter ou rendre impossible le transfert des œuvres d'un appareil à l'autre (limitation de la copie) ;
  • rendre impossible l'extraction numérique de passage de l'œuvre.

Tendance voisine, l'interdiction légale de contourner ces limitations techniques est de plus en plus largement adoptée (DMCA aux États-Unis, DADVSI en France) car elle a fait l'objet d'un accord international. Ces lois provoquent d'intenses débats car elles interdisent la production de matériel et logiciel contournant les limitations, y compris pour proposer des moyens innovants et respectant les droits d'auteur, d'utiliser les œuvres.

DRM est parfois traduit par « gestion des droits numériques » : il s'agit là d'un contresens, car ce sont les contenus et leur gestion qui sont numériques, et non les droits eux-mêmes.

Limitations

Bien que les promoteurs de ce type de technologie la considèrent efficace, en pratique, l'efficacité de ce genre de technologie est limitée. Une fois décodée, l'œuvre n'est plus soumise à ce bridage technique, seules les contraintes légales subsistent. Un algorithme de décodage finit tôt ou tard par être connu ; la mesure n'est donc techniquement efficace que pendant un certain temps. Pour cette disposition, ce dispositif visant à protéger une œuvre techniquement plutôt que légalement, doit être soutenu légalement, ce qui est considéré par certains comme un non-sens.

Architecture

Une architecture de gestion numérique des droits est basée sur le chiffrement des œuvres. Seul un matériel ayant la clé de déchiffrement est capable de consulter l'œuvre. Ce principe pose le problème de l'inviolabilité du matériel utilisé par le public pour consulter les œuvres, afin que les clés de déchiffrement restent secrètes. Ainsi les secrets des lecteurs de DVD ont été percés et les DVD sont désormais décryptables par des logiciels qui ne disposent pas des clés. Pour conserver dans l'ordinateur de chaque personne des secrets inviolables, les fabricants développent des systèmes de DRM profondément intégrés au matériel à chaque ordinateur. Le but est que chaque ordinateur puisse être identifié à distance (par connexion Internet) et de manière fiable. Ainsi, une architecture client-serveur permet de vérifier au jour le jour l'utilisation et la dissémination de chaque exemplaire d'une œuvre.

En attendant, plusieurs fabricants mettent déjà en œuvre des systèmes de DRM purement logiciel, qui sont toutefois sujet au contournement. Voici le fonctionnement général :

  • Le serveur dispose du contenu protégé par droits d'auteur (par exemple de la musique).
  • Le client est le logiciel ou le périphérique qui permet de consulter ce contenu (par exemple un lecteur multimédia ou un baladeur numérique).
  • Lorsqu'une personne souhaite télécharger un fichier, le client fournit un identifiant unique au serveur. Le serveur chiffre le fichier demandé spécifiquement pour ce client.
  • Ce fichier chiffré est ensuite transféré du serveur vers le client, probablement via l'Internet.
  • Lorsque la personne souhaite consulter le contenu qu'elle a ainsi téléchargé, le lecteur établit d'abord une connexion avec le serveur, qui s'assure que la personne dispose d'une licence valide à cet instant. Si c'est le cas, le serveur transmet au client le code de déchiffrement du fichier, ainsi que la liste des droits de l'utilisateur vis-à-vis de ce fichier.

Cependant, si l'utilisateur change de client (nouveau logiciel, nouvel ordinateur, nouveau baladeur), il devra demander une nouvelle licence (mais cela peut être gratuit, Apple offre ainsi sept licences sans restriction de durée pour l'achat d'un titre sur sa plate-forme iTunes).

Quelques exemples de possibilités

Voici quelques exemples de classes de service possibles en gestion numérique des droits, tels que donnés par le fournisseur LoudEye; les exemples sont ici donnés dans le cas d'un fichier audio :

  • Stream : Droit d'écouter une fois (utile, par exemple, à des fins promotionnelles)
  • Download : Utilisable sur un ordinateur personnel donné à l'exclusion de tout autre. Il se pose ici un problème pour définir à partir de combien de mises à jour matérielles données (processeur, carte mère, etc.) on considèrera qu'on se trouve devant un autre ordinateur.
  • Download+ : Identique au précédent, avec droit de copie sur
  • Assistant numérique personnel (oui/non)
  • CD (oui/non)
  • Baladeur numérique (oui/non)
  • Fragment : 30 secondes d'écoute libre

Technologie

Les DRM ne sont qu'une partie de l'iceberg car n'est que l'adaptation de ce qui existe déja sur les systems d'exploitation (droit accès, identification, authentification, cryptage),le travail en réseau collaboratif, ou l'activation de la licence par clé usb ([validity]) ou serveur internet ([(lien)], [|Adobe Digital Editions]). Cette technologie pose le problème de la gestion des DRM par l'utilisateur lui même lors de la mise a disposition de fichiers sur l'internet! Existe t il des solutions serveurs faciles a mettre en oeuvre qui permettent de ne pas dédier la gestion des droits à un tiers de confiance ? La meilleur façon de sécuriser les données étant d'installer différents serveurs sur son ordinateur personnel pour l'accès au mail, au web, aux tables des bases de données, fichiers collaboratifs...

Serveur streaming multimedia

Plusieurs sociétés propose des technologies propriétaires de gestion/rendu (HP et écran) de données DRM proposées en VOD (streaming/téléchargement). L'utilisation de DRM nous dis pas le type de données transférées entre le serveur et le clients et n'octroie pas à son utilisateur la possession du bien mais une licence d'utilisation stockée sur le logiciel client ou le fichier.Cette licence reste sous le contrôle permanent du producteur de fichiers par l'intermédiaire de l'hébergeur du serveur DRM.

  • Microsoft propose Windows Media Player dont la version 9 propose la gestion des droits provenant de la technologie InterTrust.Microsoft DRM (fichiers a extension .nip) est utilisée dans la majorité des produits de Microsoft, de Windows à Office en passant par .NET, Media Player. Microsoft a payer à InterTrust suite à un accord amiable 440 millions de dollars pour avoir dans le passé exploité de façon illégale onze de ses brevets et avoir le droit dans le futur d'exploiter ses technologies antipiratages.InterTrust a été racheté par sony et Philips en 2002 pour 453 millions de dollars et est l'une des seules technologie concurrente à FairPlay d'Apple. La Fnac et Virgin utilisent les serveurs DRM de Microsoft. À chaque lecture du fichier DRM Windows, le lecteur compatible se connecte au serveur DRM de Microsoft pour savoir que faire (nombre de copie encore possible, rapatriement du même fichier de licence accessible au nouveau lecteur).
  • Apple propose le serveur iTunes dont la gestion des droits des fichiers audio AAC est fait avec la technologie FairPlay. Un fichier connu de iTunes seul définit le nombre de périphériques ou le fichier peut être copié: il est de 4 pour un ordinateur, de 7 pour un cdrom et sans limites pour un iPod.
  • DivX propose d'insérer dans le fichier DivX acheté l'ensemble des numéros de séries de nos périphériques "DivX Certified" saisie sur le compte ouvert sur le serveur DivX. Le nombre de périphériques ou le fichier peut être lu est limité à 6 appareils durant les 6 premiers mois suivant l'achat. Il n'existe pas de logiciel DivX Certified ?

Accès logiciel

De plus en plus de logiciels demandent un identifiant et un mot de passe.Cette autorisation d'utilisation du logiciel est gérée localement en entrant simplement les données ou en utilisant une clé usb/serie recus ou de façon plus complexe par l'intervention d'un serveur. Ceci se rencontre lors de l'utilisation du logiciel cartographique [|manifold ], du logiciel de montage vidéo [|Edit Studio de pinnacle] ou encore du module [Sound Plug in AC3] de Pegasys Inc. A noté que même le système d'exploitation Vista possède une clé d'activation restrictive: 10 activations possibles, réactivation obligatoire si changement de disque dur ou de la carte mère. L'activation de Vista ne sera pas demandée si Vista est "sauvegardé" en conservant sur un disque dur une image (ghost) de Windows Vista activé sans aucun pilote installé.

Serveur de paiement

Les solutions de paiement ne font pas vraiment partie des DRM mais sont basées sur le même principe : souscription à un service soumis à un contrat, gestion des droits coté serveurs. Les solutions de paiement par carte bancaires (e-Carte Bleue,diners club,VISA, Eurocard MasterCard) sont basées sur les algorithmes sécurisés (3DSecure,SPA,HMAC ). Les banques,les hébergeurs, les concepteurs de site web peuvent alors proposer aux sociétés la possibilité de vendre en ligne leurs produits /services. Certaines sociétés facilitent la mise en place d'un site de commerce et de paiement gratuitement en contre partie de publicité pour les acheteurs et du prélèvement d'un pourcentage sur le montant de l'achat. La possibilité donnée aux téléphones d'être identifié par un numéro sim et téléphonique et de se connecter à l'internet à permis la mise en place de paiement par périphériques téléphoniques(GSM, smartphone, PDA). La majorité des banques sont agrées par l'état comme prestataire de service de certification électronique. Cette prestation fait intervenir un tiers de confiance appelé AC

Exemples

'Services associés à un service de paiement

  • le site priceminister paie le vendeur après avis et réception du colis par le vendeur par utilisation du système sécurisé Sogenactif de la Société Générale.

les banques

  • Le Crédit Mutuel, le groupe CIC,OBC et Caixa proposent le service cyberMUT
  • La Caisse d'épargne propose le service ID-tronic
  • Le Crédit Agricole propose le service E-transactions
  • La Banque Populaire propose depuis 1999 le service Cyberplus

Les banques virtuelles

  • Le site Ebay/Skype propose le système Paypal
  • Le site Google propose le système Google Purchase/CheckOut

Diffusion TV (satellite, câble, hertzien)

La protection se trouve stockée dans une carte de type PCMCIA (Interface commune) que l'on insère dans le slot PCMCIA des récepteurs satellites. Le cryptage concerne le protocole de transfert DVB. DVB est la norme de diffusion européenne qui s'oppose à la norme américaine HDTV. DVB n'a pas été en mesure de standardiser un algorithme de cryptage commun d'où l'existence de plusieurs algorithme. Canal + utilise le protocole Mediaguard développé par filiale Nagravision du groupe Kudelski tandis que TPS utilise Viaccess développé par France Télécom. Les terminaux sont loués ce qui permet de bénéficier des améliorations propriétaires des fournisseurs de télé-paiements. Les améliorations concernent les images HD (HDMI, HDCP, codec), le son (S/PDIF optique, Dolby), les moteurs d'interactivité (OpenTV de TPS et MediaHighway de Canal+). Le piratage consiste à copier les codes d'accès sur un terminal officiel pour être utilisé sur un terminal libre. Le code stocké par Viaccess 2 n'a pas encore été violé tandis que celui des cartes TPS l'a été en moins de 15 jours. La seule parade est la mise à jour logiciel du système de cryptage automatiquement par satellite grâce à Open TV.

Noos qui est un opérateur TV sur câble utilise le système de cryptage Viaccess (comme TPS) mais basé sur le protocole DVB-C ( Cable).

Les chaînes numériques terrestres (TNT) utilisent le protocole DVB-T (Terrestre). Les terminaux TNT HD supporteront les modules de cryptage et la décompression MPEG4. Le nom de la technologie cryptage utilisée aura pour nom Syster mais Canal+ utiliserait MEDIAGUARD DreamBox8000 HD.

DVD vidéo

Deux technologies sont utilisées pour réduire les droits d'utilisation des DVD : Protection commerciales par zones et Protection anticopie . Pour les DVD haute définition (HD DVD et Blu Ray), la protection du contenu audio et vidéo est matériel et pas seulement logiciel. La protection est passé d'un simple brouillage de la vidéo en sortie ) CSS) pour les DVD SD à une double protection pour les DVD HD/HD Blue Ray: AACS et HDCP. Une émulation logiciel du protocole HDCP a pu être obtenu suite à un défaut de conception du logiciel cyberlink.

Périphérique audio

When exchanging audio signals through a digital connection with an external instrument, this unit an perform recording
without being subjected to some of the restrictions of the Serial Copy Management ystem (SCMS). This is because the unit
is intended solely for musical production, and is designed not to be subject to restrictions as long as it is used to
record works (such as your own compositions)that do not infringe on the copyrights of others. (SCMS is a feature that prohibits
second-generation and ater copying through a digital connection. It is built into MD recorders and other consumer digital-
audio equipment as a copyright-protection feature.)

Ainsi, dans le passé, l'« Audio Home Recording Act » a tué le marché grand public du DAT en considérant que tout utilisateurs enregistrant un son, n'en a pas le <>. Les connecteurs S/PDIF sont supportés depuis la version se window 2000 service pack 2.Sous vista le flux provenant d'un fichier protégé ne passera pas par le connecteur S/PDIF qui par définition ne possède pas de système de protection comme HDCP pour les DVD !! Comme tous les pilotes sont identifiables, un pilote qui ne supportera pas le DRM sera désactivé ?!! Enfin S/PDIF sur Vista est incompatible avec HDMI même si les caractéristiques du format sont les mêmes.

  • Les cartes sons Creative se déclarent incapables de lire les fichiers protégés par DRM sur les connecteurs de sortie digital (Audigy 2 & Audigy 2 ZS).

The Digital Output is always active except when playing DRM encoded content, at which point it is disabled. This is a requirement
of DRM support otherwise the Audigy 2 would simply not be able to play DRM encoded content, e.g. DVD-Audio, as would be the
case for other non-supporting soundcards.

A noter que sous XP, Creative supporte depuis la version 5.12.02.0444 WHQL pour Windows 98SE/Me/2000/XP les DRM et que Creative a du créer une surcouche de nom ALchemy pour rendre son API anciennenment compatible avec DirectSound 3D avec la nouvelle facon API de vista qui a supprimée la couche d'abstraction matérielle audio de Windows. Malheureusement cette couche ne fonctionne que pour la génération de carte compatible Vista et pas les carte Audigy 1/2/4 qui doivent utiliser l'API OpenAL.

Support CD audio

Sony a crée un scandale suite à la mise en place du système anticopie de CD de la société First 4 Internet. Un logo informe l'acheteur de la présence de ce système de controle anti-copie(lien).

Les jeux vidéo

Les plate-forme de distribution sécurisé (DRM) ne concerne pas seulement la vidéo et le son. Il existe des plate-formes de distribution de jeux tels que Star force, Steam ou Guild Wars. Les plate-formes fonctionnent sur le même principe que les plate-formes iTunes et Microsoft à savoir l'utilisation exclusive de cette plate-forme par des utilisateurs Windows. Les joueurs doivent créer un compte personnel pour télécharger le jeux puis l'activer par Internet. L'utilisation du serveur est obligatoire si le joueur veut bénéficier des mises à jour et jouer sur le réseau Internet (pas local). Au vue de la taille des jeux , la plate-forme Steam a subit de nombreux déboires suite au nombre d'adhérents se connectant simultanément et à l'insuffisance du nombre de serveurs Steam. Les principaux éditeurs de logiciels de jeux ont suivi le pas en mettant en place leur prope serveur :

| Electronic Arts à mis en ligne le client EA Link et le jeux Battlefield 2 : Special Forces, | UbiSoft à mis en ligne le jeux Peter Jackson's King Kong

Steam supporte :

  • la mise à jour des logiciels selon la politique de steam ( rapatrié mais non utilisable)
  • l'internationalisation (plusieurs langues)
  • un browser de serveur Steam utiilsable dans le jeux et en dehors
  • un système de transfert des mises à jour, des mods, des patchs en tâche de fond comme Windows Update
  • un système de messagerie intégré entre jeux compatibles Steam
  • un abonnement à un catalogue de jeux (restreint actuellement aux jeux de valve )

Système d'exploitation

Dans la majorité des cas, deux types de protections existent pour empêcher la copie privée : une protection technique (sur le support de stockage du fichier, lors du transfert de ce fichier, lors de la visualisation et par le système d'exploitation Vista) et une protection juridique permettant l'utilisation de ces techniques et qui sanctionne leur non-utilisation (| DADVSI,CLUF). Cette protection doit exister tout le long de la chaîne de production des données multimédia; du montage au système de capture/stockage/diffusion. La clé des DRM peut être créée à partir des différents composants de l'ordinateur généraliste (N° bios, adresse mac d'une carte ethernet, id du disque dur, id de la carte mère, type de processeur, chipset particulier, présence d'un CD ou clé USB...) ou de composant spécifique comme la présence de puce TPM (Trusted Platform Module) présent sur la carte mère des Mac/Intel pour éviter l'installation du SE Mac sur d'autre plate-forme Intel x86.

Pour les systèmes d'exploitations Microsoft (lien); la mise à jour Windows XP SP2, Windows Media Player et la suite Office sont compatibles DRM et oblige l'utilisateur à accepter le CLUF. En acceptant le CLUF, l'utilisateur autorise le serveur DRM à révoquer ou limiter votre droit à l'utilisation du fichier (| uzine.net). Enfin si vous souhaitez copier par un logiciel le son et les images en temps réel sur vos périphériques, le futur protocole SAP implémenté sur le sytème d'exploitation empêchera le fonctionnement de ces logiciels si les périphériques ne sont pas compatibles DRM (équivalent du HDCP pour les futur DVD HD du Home Cinema). Vista permettra de définir l'accès aux identifiants d'un ordinateur et s'appuyer sur la puce TPM pour sécuriser l'accès au système d'exploitation.

Pour les systèmes d'exploitation Unix: comme les protocoles DRM sont gardés secrets, sont propriétaires et à l'origine de nombreux brevets (procès) ; aucun DRM Microsoft et Apple n'a été implémenté. De plus, certains logiciels comme la suite Open Office compatible Microsoft pourrait ne plus être compatible car non-compatible DRM. Si tous les fichiers deviennent DRM de nombreux logiciels du monde libre ne pourront plus avoir accès à ses fichiers sécurisés.

Pour les sytèmes d'exploitations Apple passés sous le giron Intel souhaite par l'utilisation des DRM créer des périphériques "Apple Intel DRM"" compatible et ne fonctionnant que sous MAC OS X.

Pour Google: le choix a été fait de contrôler les données et les comportements des utilisateus en leur proposant de nombreux services financées par la publicité.

Obstacles

Limites techniques

Un fichier chiffré reste parfaitement copiable. Ainsi les diverses mesures de contrôle d'accès des DVD n'empêchent pas la copie pure et simple d'un DVD.

Un autre obstacle est que toute œuvre numérique doit être convertie en analogique pour être finalement présentée à un humain. Or un système de protection numérique est inefficace à ce stade. C'est ce qu'on appelle le trou analogique. Pour boucher ce trou, l'idée est d'obliger tous les constructeurs d'appareils de diffusion audio ou vidéo à intégrer un signal indécelable par les humains. Ensuite, en obligeant tous les constructeurs d'appareil d'enregistrement à intégrer un détecteur de ce signal qui coupe ou dégrade l'enregistrement, on empêche le contournement des mesures de protection numériques en passant par un stade analogique.

Ainsi les éditeurs et les constructeurs tentent de combler ce trou analogique. Tout d'abord en intégrant les GDN d'un bout à l'autre de la chaîne (dans les télévisions, les amplificateurs audio, etc). Par exemple les télévisions numériques à venir (HDTV) seront capables d'interdire la lecture d'une émission si son possesseur ne dispose pas des bons droits. Une seconde solution à l'étude consiste à rendre les contenus audio impossible à ré-enregistrer en numérique en le rendant inaudible. Ce système est à comparer à la Macrovision (en) qui empêchait le ré-enregistrement vidéo.

Ces protections introduisent un problème majeur : elles créent une incompatibilité potentielle des fichiers protégés avec certains systèmes, certains logiciels ou certains matériels. Ainsi, les mesures de protection sur les fichiers musicaux mises en place par Microsoft interdisent la lecture de ces fichiers protégés sur iPod et vice-versa. Les autres systèmes d'exploitation que Windows risquent également de ne pas pouvoir accéder à ces fichiers protégés.

Ces protections introduisent également un second problème majeur : elles sont illimitées dans le temps. Alors qu'une édition originale de Voltaire est encore lisible aujourd'hui, il n'est pas du tout certain que les DRM seront lisibles plus de quelques années. Si Apple venait à disparaitre, les morceaux protégés par DRM Apple pourraient devenir illisibles, ce qui placerait les consommateurs en position de créancier sans espoir de recours. De même, la possibilité de revendre les droits acquis n'existe en général pas, ce qui est une exception au principe de droit commun (on peut revendre ses disques et ses livres), sans parler enfin de ce qui arrivera le jour où l'œuvre tombera dans le domaine public. En pratique, le DRM correspond davantage à une location ou à un droit d'usage provisoire techniquement surveillé, qu'à une vente.

Le logiciel libre est également fortement menacé par ces mesures, puisque seuls les lecteurs Microsoft (ou autres) seront capables de lire de tels fichiers médias.

Problèmes éthiques

  • la copie privée, qui est une exception au droit d'auteur, pour lequel le consommateur paye à chaque fois qu'il achète un support vierge (CD, DVD, cassette...) (en France), devient beaucoup plus difficile voire impossible (voir DADVSI).
  • les DRM peuvent constituer une atteinte à la vie privée, ou du moins sont un pas de plus vers une informatique encore plus restrictive et surveillée.
  • les fichiers téléchargés "illégalement" (mise à part la musique libre) sont dépourvus de cette protection et donc plus sûrs, plus compatibles et d'usage plus étendu que les fichiers légaux sous DRM.

Remise en cause

Différentes législations questionnent la gestion numérique des droits d’auteur, comme l’Australie ou l’Union européenne. Le débat sur le projet de loi DADVSI a par exemple prouvé que l'interopérabilité était un des problèmes majeurs causés par les DRM. Même les industriels, constatant les freins à la consommation que cela engendre, commencent à mettre en doute son utilisation. Si les DRM avaient constitué un "atout" stratégique des majors par rapport aux indépendants, de plus en plus d'initiatives tendent à abandonner ces mesures de protection. Affichant en 2006 un chiffre s'élevant à 2 millions de MP3 vendus, le service de musique sans DRM eMusic connaît un réel engouement. FnacMusic et VirginMega proposent leur contenu numérique sans DRM , et de plus en plus de groupes vendent leur musique sur Internet sans protection, comme les Barenaked Ladies, Norah Jones, ou encore Emilie Simon.

Lors du Midem qui s'est tenu début 2007, le SNEP a présenté ses résultats, toujours plus mauvais en 2006 qu'en 2005. Les maisons de disques ont donc interpellé le gouvernement au sujet des DRM. Même si la tendance actuelle est à la suppression de ces protections, les acteurs de l'industrie phonographique jugent leur abandon trop dangereux. De nouvelles tentatives émergent alors, visant à trouver une alternative aux DRM, comme le watermarking.

En février 2007, Steve Jobs crée la surprise en publiant une lettre ouverte pour demander aux majors l'abandon pur et simple des DRM sur la musique.

Cette lettre ouverte semble faire bouger les choses. En effet, le 2 avril 2007, un des majors de l'industrie du disque, le groupe EMI annonce conjointement avec Apple, que tout son catalogue sur iTunes store sera disponible sans gestion numérique des droits.

Le marché actuel de la GDN

Le marché est tenu par quatre poids lourds : Apple, Microsoft, RealNetworks et Intertrust. Ce dernier éditeur a été racheté mi-Novembre 2005 par Sony et Philips. Citons également ContentGuard - particulièrement actif du côté du XrML, Sun - qui est le porte étendard de la Liberty Alliance, IBM, Previex, Macrovision, etc. Détail important : le marché n'est pas encore rentable pour tous les acteurs, et de nombreux éditeurs connaissent des difficultés épisodiques. En 2005 toutefois, IDC a prévu 3,6 milliards de dollars de chiffre d'affaires pour la GDN.

Par ailleurs, début 2006, Sony-BMG a reconnu que sa protection des droits à base de rootkit rendait les systèmes plus vulnérables.

On peut rajouter aussi Adobe Systems dans les poids lourds avec leur outils livecycle Manager.

XrML

Face au tout DRM; la solution serait l'absence de tout gestionnaire de droit ou un système de gestion des droits interopérable(lien).

La norme ATA propose la gestion de la copie,du transfert, et de la suppression directement au niveau du disque dure sous le terme de périphériques SDMI/CPRM.

Dérivé du XML, le XrML devrait permettre la communication de tous les standards de la GDN. ContentGuard, créateur du XrML, et d'autres sociétés comme Microsoft, Hewlett-Packard, VeriSign et Universal sont en train de mettre au point ses spécificités. Étant donné que ContentGuard est détenu en partie par Microsoft (l'autre partie appartenant à Xerox) cela risque, de ce fait, de ne pas être suffisamment intéressant pour la concurrence.