Hoëdic

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Introduction

Hoëdic
Administration
PaysFrance
RégionBretagne
DépartementMorbihan
ArrondissementLorient
CantonQuiberon
Code commune56085
Code postal56170
Maire

Mandat en cours
André Blanchet

2008-2014
Intercommunalitésans
Démographie
Population111 hab.
Densité53 hab./km
GentiléHœdicais, Hœdicaise
Géographie
Coordonnées47° 20′ 25″ Nord

2° 52′ 40″ Ouest / 47.3402777778, -2.87777777778
Altitudesmini. 0 m — maxi. 22 m
Superficie2,08 km
Voir la carte physique

Hoëdic ou Hœdic (Edig en breton, Arica pour les Romains) est une île bretonne formant une commune depuis 1891, dans le département du Morbihan, région Bretagne, République française.

La graphie officielle de son nom, plus conforme à l'étymologie, est Hœdic.

Ses habitants se nomment les Hœdicais et Hœdicaises. La plupart des habitants d’origine portent les noms de famille Blanchet et Allanic.

Géographie

Vue de Belle-île, Houat et Hoëdic au sud-est

Carte d’Hoëdic.

Cette île, de 800 m de large sur 2500 de long, culmine à 22 m. Elle est située dans l’océan Atlantique, au large de la côte sud de la Bretagne (presqu’îles de Rhuys et de Quiberon), à 13 km à l’est de Belle-Île et à 5 km au sud-est Houat. Elle fait partie d’une ligne de crêtes granitique qui comprend aussi la presqu’île de Batz-Le Croisic-Le Pouliguen, l’île Dumet, Houat, Quiberon et Groix.

Elle est peuplée d’une centaine d’habitants l’hiver. L’été, la population peut atteindre 3 000 habitants avec les touristes et campeurs venant sur l’île.

L’île est reliée au continent, Quiberon, toute l’année par les bateaux de la Compagnie océane et par les bateaux de la compagnie des îles lors de la saison touristique. Houat et Hoëdic forment un site Natura 2000.

Hoëdic fait partie des îles du Ponant.

Histoire

Préhistoire

Les fouilles archéologiques de 1933 ont révélé quelques foyers et 9 tombes mésolithiques (5500/5000 ans av. J.-C., soit la dernière période des peuples chasseurs-pêcheurs-cueilleurs) sur l’île. Des amas coquillers ont permis de conserver les ossements de 14 individus et nous éclairent sur le régime alimentaire de ces populations, largement basé sur les ressources halieutiques. La typologie de ces sépultures est proche de celles de Téviec, (îlot au large de Quiberon). Les défunts étaient ensevelis avec des silex taillés, des pendentifs et des colliers de coquillages, des outils en os, avec des ramures de cerfs encadrant certains corps.

Au début de l’ère néolithique en Bretagne, vers 5000 av. J.-C., Hoëdic faisait déjà partie d’un système insulaire avec Houat, séparée du continent par le passage de la Teignouse. Progressivement, vers 3500 avant J.-C., elle se séparera de Houat en raison de la remontée du niveau marin. L’île conserve de cette époque de nombreux vestiges, dont tout un système d’alignements de menhirs (Paluden, pointe du Vieux-Château, Graoh Denn, Douet...), des tertres du Néolithique moyen 1, quelques menhirs (menhir de la Vierge, Pierre couchée) et plusieurs dolmens (dolmen de la Croix, dolmen de Port-Louit, dolmen de Beg Lagad, dolmen du Télégraphe...).

Époque gauloise

En 2004, une présence gauloise a été attestée par la découverte du site de Port-Blanc. Daté de la fin du Second Âge du fer (II ‑ I siècles av. J.-C.), un atelier de production de sel a été mis au jour, accompagné d’espaces à vocation domestique.

La bataille des Cardinaux

Le 20 novembre 1759, lors de la guerre de Sept Ans, les rochers des Cardinaux, au sud-est de Hoëdic, donnèrent leur nom à la bataille navale des Cardinaux que l’escadre britannique de l’amiral Edward Hawke remporta sur une escadre française venant de Brest. Celle-ci devait rejoindre la flotte française rassemblée dans le Morbihan pour transporter un corps expéditionnaire qui aurait débarqué en Écosse. Les trois quarts de la flotte française purent s’échapper et se réfugier dans différents ports bretons, mais cette sévère défaite interdit à Choiseul de porter la guerre en Grande-Bretagne.

Période moderne

En 1815, Hoëdic et Houat furent rattachées à la commune de Belle-Île et mises en quarantaine par le sous-préfet pour contrebande.

De 1815 à 1825, Houatais et Hoedicais élaborèrent un Règlement qui tint lieu de constitution à ces petites « républiques » insulaires et qui prit un tour plus théocratique par la suite.

De 1822 à 1892, en l’absence d’un maire sur l’île, les recteurs (curés) de Hoëdic jouirent d’un statut particulier, appelé « Charte d’Hoëdic » lors de la signature de celle-ci en 1857, faisant d’eux l’unique autorité administrative, judiciaire, religieuse et économique sur l’île. Ils faisaient fonction de banquier, de juge, de marchand (leur magasin général était nommé la « cantine »). Ils obtinrent en 1863 une franchise fiscale tandis que la cantine fut exemptée des droits de débit.

En 1883, le préfet du Morbihan réforma le Conseil des îles dont faisait partie Hoëdic pour en républicaniser la composition.

En 1891, l’île fut détachée de la commune de Belle-Île et érigée elle-même en commune. L’année suivante le « Règlement » fut abandonné et le recteur perdait sa fonction administrative et temporelle avec l’élection du premier maire.

En 1932, Jean Epstein tourne sur l’île un film de fiction, L'Or des mers.

Administration

PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
18921900Henri Marie Le Moing
19001904Jean Pierre Le Bourhis
19041907Henri Le Bayon
19081912Martin Joseph Le Scoarnec
19121913Denis Marie Le Bourhis
19131919Alphonse Marie Le Gurun
19191924Ange Le Scoarnec
19241970Jean Marie Le Moing
19701989Alcime Marie Blanchet
19891995Marc Allanic
19952001Maurice Allanic
20012002Jean RAMBURE
2002André BLANCHET

Démographie

196219681975198219901999
177191147126140117

Lieux et monuments

  • Le Menhir de la Vierge, haut de 4 m, c’est le menhir le plus important de l’île. Il a été à christianisé par l’ajout d’une croix de fer, régulièrement foudroyée, qui a disparu aujourd’hui.
  • Le fort Louis-Philippe fut décidé en 1846 et construit en 1859 dans l’éventualité d’une attaque britannique. Il hébergea à partir de 1881 la première école laïque de l’île, puis fut vendu en 1892 à une société de production d’iode qui l’occupa jusqu’en 1930. Racheté par le Conservatoire du littoral en 1979.
  • Le phare des Grands Cardinaux de 1850, aujourd’hui automatisé.
  • Le vieux port,
  • Le fort des Anglais,
  • La pointe du Vieux-Château.