Houat

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Introduction

Île-d'Houat
Administration
PaysFrance
RégionBretagne
DépartementMorbihan
ArrondissementArrondissement de Lorient
CantonCanton de Quiberon
Code commune56086
Code postal56170
Maire

Mandat en cours
Luc Le Gurun

2008-2014
Intercommunalitésans
Démographie
Population311 hab.
Densité107 hab./km
GentiléHouatais, Houataise
Géographie
Coordonnées47° 23′ 25″ Nord

2° 57′ 22″ Ouest / 47.390278, -2.956111
Altitudesmini. 0 m — maxi. 42 m
Superficie2,91 km
Voir la carte physique

Houat (en breton Enez Houad, prononcé [iniz ˈwat], signifiant île aux canards) est une île de la côte morbihannaise, en Bretagne. Administrativement, elle constitue une commune nommée « Île-d'Houat ». Elle fait partie de l'association des Îles du Ponant.

Géographie

Situation géographique de l'île de Houat

L'île mesure 3,3 km de long et 1,5 km au plus large. C'est un plateau granitique s'adoucissant en une grande plage bordée de dunes à l'est. L'extrémité nord de cette plage est constituée par la pointe d'En Tal, qui curiosité rare, est, en même temps, une plage convexe.

Carte de l'île de Houat

À l'extrémité ouest, l'île est prolongée par une chaussée granitique appelée chaussée du Beniguet, séparée de l'île par un étroit chenal. La chaussée s'étire vers la presqu'île de Quiberon dont elle est séparée par le passage de la Teignouse.

Au sud, on trouve quelques îlots de granit inhabités à la pointe de l'île. Plus loin au sud, on aperçoit l'île aux Chevaux.

Au sud-est, le passage des Sœurs, dangereux car peu profond et truffé de rochers, sépare Houat d'Hoëdic.

L'île de Houat fait face au golfe du Morbihan.

Histoire

Au début de l’ère néolithique en Bretagne (vers 5000 av. J.-C.), le niveau de la mer avait déjà remonté et Houat faisait alors partie d’un système insulaire avec Hoedic, séparé du continent par le passage de la Teignouse. Progressivement, vers 3500 avant J.-C., elle se séparera de Hoedic en raison de la remontée du niveau de la mer.

Houat n'est une municipalité que depuis la fin du système des recteurs en Bretagne, après-guerre. À l'époque, le curé faisait office de maire. Elle fut érigée en commune en 1891.

L'île compte trois forts édifiés au XIX siècle dans le but de se défendre des Britanniques. Ils n'ont quasiment jamais servi : le fort principal, au sud-ouest du village « à l'intérieur des terres », le fort de la pointe d'En Tal, qui est plutôt une simple redoute et le fort du Beniguet à l'extrémité ouest de l'île.

L'ancien port, dit « le vieux port », situé au sud de la grande plage proche du village, a été détruit le 21 janvier 1951 par une forte tempête de sud-est. Il n'a jamais été reconstruit, il en reste une jetée partiellement submergée. Le port actuel, port Saint-Gildas, est situé sur la côte nord à proximité immédiate du village.

Administration

PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
18921900Ferdinand Le Roux
19001904Henri Le Gurun
19041912Ferdinand Le Roux
19121920Gilles Le Gurun
19201945Louis Le Hyaric
19451953Armand Le Gurun
19531954Joseph Le Gurun
19541977Hubert Le Berre
19771995Joseph Le Hyaric
19952008Jean Pierre Le Gurun
20082014Luc Le GurunPS

Le village compte une école primaire publique et un collège qui scolarise aussi les enfants d'Hoëdic. La natalité, faible, permet d'alimenter les effectifs de ces établissements, de petite taille néanmoins.

La cariole de Houat

Les véhicules à moteur sont interdits sur l'île, sauf dérogation accordée par le conseil municipal. On ne dénombre qu'une dizaine de voitures pour les commerces de l'île.

L'immatriculation des bateaux houatais dépend du quartier des affaires maritimes d'Auray.

Le courrier vient, par bateau, de Quiberon.

Démographie

196819751982199019992007
457430390390335293

Tout le territoire d'Houat dépend de la commune du même nom. Le village, installé dans le nord-est de l'île, concentre la grande majorité de la population. Le reste de l'île très peu construit est inhabité l'hiver.

Économie

Le port Saint-Gildas

Agriculture 

L'agriculture n'a jamais dépassé le stade de la subsistance dans le meilleur des cas à Houat. L'élevage, par contre, était très développé : chaque famille élevait au moins une vache et un cochon. Les têtes de bétail en surplus étaient d'ailleurs convoyées chaque année à la Foire des Houatais, à Arzon sur la presqu'île de Rhuys. L'élevage des chevaux paraît avoir été très développé également, comme en témoigne d'ailleurs le nom de l'îlot avoisinant (l'île aux Chevaux, ou Melvan), sur lequel les Houatais et les Hoedicais laissaient à tour de rôle leurs poulains grandir. Depuis la fin des années 1970, l'activité agricole est inexistante.

Pêche 

La majeure partie des hommes en âge de travailler sont pêcheurs. La pêche au homard et au crabe constitue la principale ressource halieutique locale. Une écloserie de homards a été construite en 1972 sur l'île pour tenter de renouveler les viviers de pêche. Désormais, on peut visiter une unité de production de phytoplancton à usage cosmétique l'Eclosarium].

Tourisme 

Menhir sur l'ile

C'est la seconde ressource économique de l'île. En été, plusieurs services de bateaux amènent les visiteurs de Vannes, de Port-Navalo et surtout de Quiberon. La part des résidents secondaires s'accroît, et la plaisance se développe également. Il existe une aire de camping, placée depuis environ deux ans à proximité des falaises sud-ouest de l'île situées face à l'île aux chevaux, près de Trea'ch ar Salus.

Commerces et services 

À l'année :

  • deux épiceries
  • une boulangerie / presse
  • un cabinet médical, faisant office de pharmacie pour les médicaments prescrits.
  • une poste

En saison :

  • une crêperie, trois restaurants
  • trois hôtels
  • deux entreprises de restauration légère
  • une boutique de vêtements

Faune et flore

Vue de la grande plage de Treac'h ar Goured

Lys maritime

L'île est presque entièrement recouverte d'une lande de fougères et d'ajoncs qui se fait rase du côté de la pleine mer. Les dunes de la plage de l'est sont un milieu fragile protégé par le conservatoire du littoral : on y trouve une espèce endémique sauvage de lys des dunes, très menacée. On trouve aussi des chardons, de l'ail sauvage, des rosiers sauvages nains, etc. En dehors du village, il n'y a qu'une trentaine d'arbres sur Houat.

La faune terrestre est essentiellement constituée, outre les insectes, de faisans et perdrix d'élevage, nourris au sarrasin local, et de lapins qui prolifèrent malgré la chasse qu'on leur donne. Quelques chevaux ont refait leur apparition dernièrement pour le tourisme.

Les espèces sauvages marines sont plus nombreuses que les espèces terrestres. On trouve des colonies de moules et d'huîtres sauvages, des tourteaux, des étrilles et des araignées de mer, du homard, des congres dans les rochers…