Certains historiens pensent que l’île de Failaka pourrait être la Dilmun antique, un pays insulaire que l'on retrouve mentionné durant toute l'histoire de la Mésopotamie ancienne, depuis le III millénaire av. J.-C. jusqu'au milieu du I millénaire av. J.-C., bien que l'île de Bahreïn surtout, et, à un moindre titre, l’îlot de Tarut, sur les territoires côtiers du nord-est de la Péninsule Arabique, sont également candidats. Dilmun pourvoyait les royaumes mésopotamiens en bois, en pierres précieuses et en cuivre, ces produits venant en fait d'autres régions, comme Magan (Oman) d'où venait le cuivre, ou Meluhha (la vallée de l'Indus), ne faisant que transiter par l'île. On a retrouvé plus d'objets mésopotamiens (sceaux-cylindres, céramiques) sur Failaka qu’à Bahreïn, ce qui indique que ce lieu était, même dans l'hypothèse où l'île de Failaka ne serait pas l'antique Dilmun, un point de contact très important entre la Mésopotamie d'une part, Bahreïn, Tarut et des contrées bien plus lointaines d'autre part. Dans les niveaux de la première moitié du I millénaire de Failaka, on a retrouvé une stèle écrite par Nabuchodonosor II, et un bol voué par ce même roi au temple local, prouvant la mainmise babylonienne sur ce lieu à cette époque.
L'île a en outre été colonisée par les Grecs au III siècle av. J.-C., lors du passage de Néarque (qui ne s'est pas arrêté à Bahreïn) à la tête de la flotte d'Alexandre le Grand. Elle a été appelée à cette époque Ikaros, d'après l'île grecque à laquelle elle ressemble, alors que Dilmun portait à la même époque le nom grecque de Tylos. Dilmun est aussi mentionnée dans de nombreux textes mythologiques mésopotamiens, en particulier dans "Enki et Ninhursag" qui attribue la création de Dilmun au dieu sumérien Enki (qui en fit sa résidence et un Jardin d'Abondance présentant des similitudes avec le paradis terrestre ou jardin d'Eden, où Dieu aurait créé l'Homme), dans le récit sumérien de la Création "Enûma Elish" (qui présente des parallèles marqués avec le récit de la Genèse), dans le "Poème du Supersage" où est décrit le mythe mésopotamien de la Création des hommes (créés, sur proposition du dieu Ea / Enki, à l’image des dieux, et façonnés dans de l’argile, argile auquel la déesse-mère Ninmah insuffla la vie), et dans le passage de "l’Épopée de Gilgamesh" où est décrit le Déluge, où l’on voit le héros de l'Arche, appelé Ziusudra / Atrahasis / Uta-Napishtim / (alias Noé), aller s'établir à l'embouchure des Grands Fleuves, dans le Jardin de Dilmun en compagnie d’Ea, après qu’Enlil le dieu suprême lui a accordé l’immortalité. Selon la légende mésopotamienne, le héros y vit toujours.