Il existe une grande variété d'expressions utilisées pour décrire ce paradigme dont beaucoup sont associées à un but précis. Certaines sont générales ("informatique omniprésente" [pervasive computing], "intelligence ambiante" [ambient intelligence] et plus récemment le "partout" [everyware]), d'autres concernent principalement les objets enfouis (calcul physique [physical computing], l'Internet des choses [Internet of things], les choses qui pensent [things that think] et le "spime").
Tous ces modèles partagent la même vision de petits, peu coûteux, dispositifs de traitement en réseau, intégrés et distribués dans toute l'étendue de la vie quotidienne, orientés vers les applications courantes. Par exemple, un environnement informatique ubiquitaire domestique pourrait relier tous les contrôles de l'éclairage et de l'environnement avec des capteurs biométriques individuels cousus dans l'habillement pour moduler en conséquence l'éclairage et le chauffage dans une chambre, sans interruption et imperceptiblement. Un autre scénario commun pose le principe de réfrigérateurs "avertis" de leur contenu approprié-étiqueté, offrant une variété de menus depuis les denrées réellement présentes et avertissant les consommateurs sur les nourritures périmées ou avariées.
Dans ces deux scénarios, il est déjà évident que les modèles contemporains d'interaction homme-machine, qu'il soit en ligne de commande, pilotés par menu, ou basés sur une interface graphique, seront inadéquats et insatisfaisants dans le cas de l'ubiquitaire. Ceci suggère que le paradigme "naturel" d'interaction approprié à une informatique ubiquitaire entièrement intégrée a déjà émergé - car il y a déjà un certain nombre de preuves que nous vivons déjà dans un monde d'informatique ubiquitaire. Les dispositifs contemporains qui appuient cette thèse incluent les mobilophones, les lecteurs audio-numériques, les étiquettes d'identification par radiofréquence (RFID) et les tableaux blanc interactifs.