Ancien élève de l’École normale supérieure, il étudie l’Histoire à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) et l’Economie à l’Université de Panthéon-Sorbonne (Paris I). Agrégé d'histoire, titulaire d’un Doctorat HEC Paris, et d’une habilitation de l’Université de Panthéon-Sorbonne, il est également agrégé de Sciences de gestion.
De 1991 à 1993, Joël Broustail enseigne à l’ESCP (École supérieure de commerce de Paris — Europe) puis, après quatre années comme chargé de mission au cabinet du Ministre de l'Éducation nationale (1993-1997), à l’Université de Paris-Sorbonne comme professeur des universités (depuis 1996).
Il a exercé différentes responsabilités en Asie du Sud-Est, de 1998 à 2008, en Thaïlande puis au Viêt-Nam, pour le compte de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP) puis du Ministère des Affaires étrangères.
Il a également enseigné au sein de différentes universités dans le monde, notamment comme professeur visitant à l’Asian Institute of Technology (AIT).
Il est l’auteur d’une vingtaine de publications, portant sur l’histoire des religions (les phénomènes minoritaires dans le Protestantisme), l’histoire de l’innovation et des entreprises et les spécificités du développement technologique, économique et humain de l’Asie. Dans un ouvrage sur l’Histoire de Citroën, Citroën ou 80 ans d’antistratégie, il souligne l’articulation de la stratégie innovatrice de la marque pendant l’ère Michelin (1934-1974) sur un véritable « messianisme technologique ». Ses travaux, à la convergence de l’Histoire et des théories de l’organisation, analysent en particulier les dynamiques identitaires et les processus de décision, notamment les phénomènes d’idéalisation ou d’accusation collective.