Lycée La Colinière

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Introduction

Lycée La Colinière
Lycée La Colinière
Généralités
Création1962
PaysFrance France
Coordonnées47° 14′ 10″ Nord

1° 30′ 37″ Ouest / 47.23611, -1.51028
Adresse129, rue du Landreau

44319 Nantes
Site internetlyc-coliniere-44.ac-nantes.fr/joomla/
Cadre éducatif
ProviseurM. Thierry Ogée
Localisation
Loire-Atlantique department location map.svg

Lieu de l'établissement

Le Lycée La Colinière est un établissement français d'enseignement secondaire général et technologique situé à Nantes (Loire-Atlantique), dans le quartier Doulon-Bottière. Il dépend administrativement des Pays de la Loire et de l'Académie de Nantes.

Situation

L'établissement est situé au 129, rue du Landreau dans le quartier Doulon-Bottière.

Origine du nom

Le relief du site du lycée est constitué de plissements datant de l'ère tertiaire. C'est du mot colline qu'est issue La Colinière. Une des collines de Doulon s'élève à 24 mètres et présente 12 mètres de dénivelé. Alors que les actes officiels sont tous établis avec l'orthographe Collinière pour désigner le lieu-dit au début du XVIII siècle, la graphie Colinière apparaît dans la deuxième moitié du même siècle. Dès lors les deux écritures cohabitent, mais finalement La Colinière reste la seule orthographe utilisée depuis le XX siècle.

Historique

Propriété seigneuriale des de Charette de la Colinière

Le premier écrit mentionnant le nom Charette de la Colinière date de 1570. De 1613 à 1615 c'est Louis Charette de la Colinière qui est nommé maire de Nantes par le pouvoir royal, Marie de Médicis assurant la régence pour roi Louis XIII trop jeune. En 1655 Jean VII Charette de la Colinière décide la construction d'un château. Il s'agit d'une résidence secondaire et rurale, voire d'une maison de retraite familialeCette famille devient très riche, sa fortune culminant probablement au décès en 1733 de Julien Charette, seigneur de la Colinière, de la Chesnaie à Doulon, de l'Angle-Hermine à Pontchâteau, de la Ramée-Cothuau à Donges, du Bois Jouan à Paulx. Son petit-fils Jean-François Charette et son arrière-petit-fils Louis-François, s'opposent au roi de France Louis XV lorsque celui-ci veut lever un impôt sur le revenu des nobles. Condamné et exilé de Nantes, il faut attendre l'avènement de Louis XVI pour que le seigneur de La Colinière revienne sur ses terres, à titre de compensation des dommages subis il est titré baron en 1776. Louis-François Charette fait planter en 1785 cent tilleuls de Hollande, 12 mûriers et 89 arbres fruitiers dans le parc de la Colinière. Il hérite en 1787 du château de la Gascherie, du titre de marquis, et devient une des plus grosses fortunes nantaises. Fort de cette puissance il s'autorise une attitude arrogante avec la municipalité, abuse de son pouvoir en s'appropriant des terres et empiétant sur les droits d'usage concédés aux paysans. En 1790, ses anciens vassaux se rebellent, ce qui conduit Charette de la Colinière à comparaître dans un procès où il manque de se faire lyncher. Après un exil en Belgique il va à Paris où en 1792 il est victime d'une tuerie collective. Ses fils meurent en combattant dans les rangs vendéens. Le domaine de la Colinière est vendu en 1794 comme bien national en plusieurs lots, dont celui correspondant à l'actuel lycée acquis par Pierre-Joseph Muller, directeur de la Verrerie de Nantes.

Annexe du Lycée de Nantes

En 1824, la propriété est acquise par le Lycée Royal de Nantes sur initiative de l'abbé Demeuré qui veut offrir aux élèves la possibilité de respirer un air plus sain que celui de la ville. Lors de la Guerre de 1870, une ambulance est installée sur la propriété pour soigner les blessés. En 1874 le tracé de la ligne de chemin de fer Nantes-Châteaubriant ampute la propriété de 8 972 m, de même que la ligne Nantes-Segré en 1881 qui supprime 8 300 m supplémentaires. Lors de la Première Guerre mondiale le château devint Hôpital militaire n71, tandis qu'au début de la Seconde Guerre mondiale en mai 1940 des soldats anglais occupent le château. Le 19 juin, les Allemands investissent un bâtiment désert. Après la guerre, La Colinière est occupée par des familles sans-abri. La tradition des promenades des élèves du Lycée Clemenceau, chère à Julien Gracqinterrompue par la guerre ne reprend pas.

Le lycée moderne

Vue du lycée

En 1954, pour décharger les lycées du centre-ville, il est décidé de construire un lycée sur le site de la Colinière. Conçu pour servir de lycée de secteur pour les nouveaux quartiers est de la ville et des communes périphériques, il accueille ses premiers élèves en 1962, le second cycle étant opérationnel en 1964. Il fonctionne en tant qu'annexe du Lycée Clemenceau. Ses professeurs sont souvent jeunes, ce qui explique peut-être leur forte implication dans le mouvement de Mai 68. De cette période l'établissement garde une tradition d'« intersyndicale » et d'activité dans les mouvements sociaux. L'activité socio-éducative est très dynamique. La croissance des effectifs est très forte jusqu'en 1999 où ils atteignent 1 800 élèves. L'internat dont l'architecte est André Chatelin est un bâtiment de 140 mètres de long. Le tramway améliore considérablement l'accès à l'établissement en 1985, et en 1989 un accès côté nord abrège la marche auparavant nécessaire entre la station de tram et l'entrée du lycée.

Enseignement

Source : Académie de Nantes.

Second cycle

Baccalauréat général

  • Bac. général : série économique et sociale (ES).
  • Bac. général : série scientifique sciences de la vie et de la terre (S SVT).
  • Bac. général : littéraire LV2.

Après le baccalauréat

Brevet de technicien supérieur (BTS).

Langues

  • Allemand LV1, LV2, LV renforcé, allemand lettres étrangères
  • Anglais LV1, LV2, LV renforcé
  • Espagnol LV2, LV renforcé
  • Italien LV2 corresp
  • Russe LV2, LV3
  • Breton LV3, + en option

Options

Vue du gymnase

Compléments

Bibliographie

  • Marc Rapillard, Dictionnaire des lycées publics des Pays de la Loire, Presses universitaires de Rennes, Bonchamp-lès-Laval, 2009, 22 éd., 652 p.  
  • Noël Guillet, La Colinière : Une famille : les « Charette » et leur château - Une maison de quartier - Un lycée, Association Doulon-histoire, Chantonnay, octobre 2004, 172 p.