Il n'y a aucun traitement médicamenteux spécifique. Aussitôt le diagnostic fait, une nette diminution, voire un arrêt complet de l'activité physique s'impose : prolonger le sport en dépit de la douleur peut nettement aggraver la situation et dans tous les cas augmente la durée nécessaire à la disparition de l'affection et de la douleur.
La douleur étant le signe de la persistance du problème, il est possible de s'y fier pour s'autoriser des efforts plus importants que dans la phase de repos. Il convient, même après disparition de toute douleur, d'être prudent dans la reprise de l'activité sportive et cela tant que la croissance n'est pas achevée ; il faut aussi s'interrompre dès sa réapparition éventuelle.
Toutes les activités sans sollicitation forte des membres inférieurs peuvent être pratiquées ; la natation est aussi conseillée ainsi que le vélo de manière modérée. L'entretien de la souplesse des muscles de la cuisse permet une moindre sollicitation du tendon et donc du point d'insertion.
Si l'affection porte habituellement sur un seul genou, l'autre peut être touché même quand le premier est rétabli.
Lorsqu'il existe à l'examen une rétraction du muscle droit de la cuisse, de la kinésithérapie peut être prescrite, afin d'étirer ce muscle.
Lorsque le repos sportif n'est pas suffisant, la pose d'une attelle plâtrée cruro-malléolaire peut être requise afin de mettre le genou au repos strict, et de soulager rapidement les douleurs.
L'arrachement et le déplacement de la tubérosité tibiale peut parfois nécessiter une fixation chirurgicale.
Un traitement chirurgical peut être envisagé pour éliminer les séquelles de cette maladie à l'âge adulte. (rabottage)