La plupart du temps, le malaise vagal cesse tout seul après une mise au repos. Si le malaise vagal est diagnostiqué et en l'absence de traumatisme, on peut procéder à une élévation des jambes afin d'améliorer l'afflux de sang -ou le retour veineux- vers les organes « nobles » (cerveau, cœur, poumon), ce qui accélère la récupération.
Si le malaise se prolonge, l'atropine est le médicament de choix, en injection sous cutanée ou intra-veineuse.
En cas de malaises vagaux récidivants, on peut essayer de recommander :
- une hydratation suffisante,
- d'éviter les situations provocatrices,
- en cas de survenue d'un début de malaise :
- essayer de s'allonger ou rester assis (c'est en se levant pour prendre l'air que peut survenir une perte de connaissance).
- essayer quelques manœuvres simples : contraction des muscles des cuisses, jambes croisées, ou des muscles des bras.
Rarement, si les malaises sont récidivants et handicapants, on peut proposer :
- un traitement par certains médicaments, le plus efficace et le mieux testé étant la midodrine, mais qui comporte de nombreux effets secondaires,
- une rééducation par tilt-test, particulièrement contraignante.
La pose d'un stimulateur cardiaque a un intérêt controversé en cas de malaises répétitifs avec ralentissement important du cœur.
L’évaluation de la syncope peut être complexe. Le premier centre français entièrement dédié à l’évaluation des syncopes a ouvert ses portes à Lyon en 2006.