L’histoire du mandarin commence par celle de l’oriental. En effet, le mandarin est une des variétés à poils mi-longs de l’oriental, descendant directement du siamois.
Ce sont les anglais qui ramenèrent de Thaïlande le siamois, mais également d’autres chats, au physique identique mais dont la robe n’était pas colourpoint. Des légendes racontent que là bas ils étaient des chats sacrés ou qu’ils étaient élevés par le roi du Siam. Arrivés en Grande-Bretagne à la fin du XIX siècle, le siamois, beaucoup plus exotique et original que l’oriental, connu un succès immédiat tandis que son cousin non pointé tomba dans l’oubli.
Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale, lorsque l’élevage de chats de race était au plus bas que les éleveurs eurent recourt à de nombreux croisement afin de relancer ou créer certaines races. Ce fut le cas de l’oriental qui résulte du croisement entre des siamois, des abyssins, des british shorthair, des bleus russes et des chats de gouttière. Le résultat fut un chat au type oriental et rattaché aux origines du siamois mais non pointé. On le nomma foreign shorthair.
Dans les années 1970 des chats orientaux furent importés aux États-Unis où l’on croisa siamois et american shorthair pour introduire de nouvelles couleurs . Il en résulta un chat couleur brun « havane » mais cette race évolua différemment et est actuellement enregistrée sous le nom de havana brown.
On y croisa également dans les années 1980 orientaux et balinais afin d’obtenir un oriental à poils mi-long. Cette variété fut reconnue comme race à part entière sous le nom d’oriental longhair pour la CFA en 1994 et pour la TICA en 1998. En Europe, on les trouve sous le nom de mandarins ou parfois javanais. Cette race est encore rare en France où le LOOF enregistre moins de 20 naissances par an. Le mandarin ne représentait en 2008 que 0.07 % du total des chats de race dans l’Hexagone. La GCCF enregistre elle une cinquantaine de naissance de mandarins par an sur un total de 30.000 nouveaux chatons enregistrés chaque année.