Introduction

Marée verte faisant suite à une pullulation d'ulves ( Ulva Armoricana, ici dans le nord-Finistère)
Le terme « marée verte » est le nom donné en France aux importants dépôts d'algues laissés par la mer sur la zone intertidale à marée basse, ou flottant entre deux eaux lorsque la mer monte.
Ce nom fait référence aux « marées noires » dont celle provoquée par l'Amoco Cadiz qui en 1978, a largement pollué les côtes du Finistère.
La putréfaction de ces algues, outre une mauvaise odeur et l'émission de gaz à effet de serre (méthane) peut occasionner des phénomènes de toxicité (via l'émission d'hydrogène sulfuré notamment).
La France n'est pas le seul pays touché. Le record semble avoir été en 2008 une accumulation d'algues (mélange d'algues filamenteuses Enteromorpha prolifera et d'ulves du genre Porphyra) sur environ 1/3 des 50 km² devant accueillir les compétitions de voile des JO en Chine orientale, sur le littoral de Qingdao où l'on trouvait de 7 à 3.140 petites ulves par litre d'eau de mer. 1.200 bateaux et plus de 10 000 personnes ont été appelés pour nettoyer ces algues qui formaient des tapis assez important pour bloquer les voiliers. 30 000 m de filets ont permis de collecter 170 000 tonnes d'algues en quelques jours début juillet 2008 alors que les régates devaient se dérouler du 9 au 23 août .

