La construction et la réception de la ligne ont été assurées par la SEMTCAR (Société d’Économie Mixte des Transports Collectifs de l’Agglomération Rennaise, groupe Transdev - Caisse des Dépôts et Consignations) qui était le Maître d’ouvrage délégué au nom et pour le compte de Rennes Métropole.
L’autorité responsable est Rennes Métropole, communauté d’agglomération incluant aujourd’hui 37 communes et qui a regroupé en 1984 toutes les services de transports collectifs dans un service unique le SITCAR (Syndicat intercommunal des transports collectifs de l’agglomération rennaise), renommé depuis simplement STAR, après l’intégration de l’ancien service communal STAR dans la STUR, et l’unification de tous les appels d’offres publics de l’agglomération aux sociétés de transports privées, dont la plus importante est TIV (Transports d’Ille-et-Vilaine), ou publiques (dont la SNCF qui assure certaines liaisons urbaines et périurbaines avec le même titre de transport STAR).
L’exploitation et la maintenance de la ligne de métro ont été confiées à Keolis Rennes (ex-STUR Société des transports urbains rennais), anciennement STAR, société du groupe Keolis (groupe SNCF). L’effectif du personnel affecté au métro est d’une centaine de personnes.
Les travaux, commencés le 7 janvier 1997, ont duré cinq ans. Le coût global du projet s’est élevé à 2,942 milliards de francs (valeur 1995), soit environ 449 millions d’euros. Il a bénéficié d’une subvention de l’État de 385 millions de francs et d’un prêt d’un milliard de francs de la BEI (Banque européenne d’investissements).
Le projet initial devait être essentiellement aérien, mais de nombreuses difficultés d’intégration dans un tissus urbain, très dense le long du parcours, ont conduit à enterrer la plus grande partie du parcours, ce qui a fait prendre plusieurs années de retard, et fait monter la facture d’études et de réalisation de plus d’un milliard de francs. Les usagers ont critiqué l’augmentation progressive mais très importante du prix du billet pour les autres communes (1,10 € à l’unité en 2005 sur tout le réseau quel que soit le parcours et les correspondances pendant une heure).
Cependant le métro a permis de dégager le centre-ville de très nombreuses lignes de bus qui étaient à saturation et souffraient de nombreux retards, et de réaménager la plupart des lignes urbaines ou périurbaines avec un trafic plus rapide, plus ponctuel, moins polluant et accru, y compris en soirée ou les dimanches et jours de fêtes, offrant la possibilité d’ouvrir de nouvelles lignes et de densifier le réseau dans toute l’agglomération, dont le territoire desservi est l’un des plus étendus de France. Ainsi, le nombre de trajets quotidiens en semaine sur le réseau est monté de 160 000 en 2001 à 240 000 en 2005, soit une hausse de plus de 12 % par an.