Monochamus galloprovincialis

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Introduction

Monochamus
Monochamus galloprovincialismâle de la sous-espèce typique
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementArthropoda
Sous-embr.Hexapoda
ClasseInsecta
Sous-classePterygota
Infra-classeNeoptera
Super-ordreEndopterygota
OrdreColeoptera
Super-familleChrysomeloidea
FamilleCerambycidae
Sous-familleLamiinae
TribuLamiini
Genre
Monochamus

Dejean, 1821
Nom binominal
Monochamus galloprovincialis

(Olivier, 1795)

Ce monochame rare ou devenu rare (Monochamus galloprovincialis) est un gros insecte xylophage longicorne, qui vit dans les forêts de conifères.

détail de l'écusson montrant la pubescence caractéristique de l'espèce

Étymologie

"Gallo-provincialis", c'est-à-dire de la province Galois ou Gaule narbonnaise, aujourd'hui la côte méditerranéenne française.

Description

  • Couleur : brun-rougeâtre à pattes rouges, brun foncé à pattes brunes dans la sous-espèce pistor (Germar, 1818), avec de petites taches jaunes et blanches
  • Taille : 21 à 35 mm
  • Écusson couvert d'une pubescence blanche laissant découvert un triangle noir
  • Antennes longues (plus longues chez le mâle)
  • Dimorphisme sexuel marqué : le mâle est uniformément coloré brun-noir, plus petit que la femelle, mais avec des antennes près de deux fois plus longues.

À ne pas confondre avec d'autres espèces européennes proches :

  • Monochamus sutor (Dejean, 1821)
  • Monochamus sartor (Fabricius, 1787),
  • Monochamus saltuarius (Gebler, 1830).

Biologie

Les œufs sont pondus sur le bois mort de diverses espèces de pins ; seule la sous-espèce pistor pond aussi sur l'épicéa.
Après être sortie de l'œuf, la larve creuse une galerie sous l'écorce puis s'enfonce dans le bois qu'elle consomme, jusqu'à 10 cm sous la surface, à l'abri du gel. C'est là qu'elle nymphosera avant d'émerger par un trou bien circulaire, après 12 mois environ.
L'adulte apparaît de juillet à mi-août, parfois jusqu'en septembre.

Statut ou menace

En forte régression et en voie de disparition ou éteint dans de nombreuses régions depuis plusieurs décennies, probablement à cause de la raréfaction des gros bois morts et de la pollution générale de l'environnement par les insecticides (pluies, rosées).

Régime alimentaire

Cet insecte n'est pas « nuisible », il ne consomme que le bois mort et joue un rôle écologique important en accélérant sa transformation en humus forestier. Il peut toutefois être vecteur du nématode du pin Bursaphelenchus xylophilus. Les nématodes sont introduits lors des morsures d’alimentation.