La littérature zootechnique conserve la trace du mouton des landes de Bretagne, dont la couleur diffère du mouton commun de l'ouest de la France. Historiquement, le mouton des landes de Bretagne était très majoritairement noir dans l'ouest d'une ligne Saint-Nazaire-Savenay-Derval-Saint-Brieuc. De très nombreux témoignages attestent cette couleur noire.
René Bourrigaud, dans sa thèse Le Développement agricole au XIX siècle en Loire-Atlantique (p. 64), écrit que « le défrichement des landes sera fatal aux moutons noirs de petite race. » Il précise qu'il y avait 200 000 têtes en 1828 et 80 000 d'une autre espèce à tête rousse (mouton d'Anjou) produite sur les bonnes terres. Le cheptel ovin du département croît jusqu'à 300 000 en 1840, puis s'effondre sous le Second Empire (moins de 100 000 têtes en 1882). Il donne des chiffres pour une exploitation type au début et à la fin XIX siècle : en 1800 une exploitation moyenne de 30 hectares possédait un troupeau de 50 brebis, en 1880 les moutons ont disparu de l'exploitation. Vers 1840 il y avait environ 120 000 hectares de landes en Loire-Atlantique, Côtes-d'Armor et Ille-et-Vilaine, 260 000 dans le Finistère et 300 000 hectares dans le Morbihan.
Dans le livre La Misère dans l'abondance en Bretagne au XVIII siècle, une carte présente la densité démographique du mouton en Bretagne d'après le Mémoire de l'intendant Jean-Batptiste des Gallois de la Tour, de 1733. La principale aire de concentration de l’animal se trouve entre Vannes et Saint-Nazaire et rentre dans les terres jusqu'à Josselin et Derval.
Le concept de race domestique n'existait pas dans l'élevage d'autrefois, il n'y avait qu'un continuum de variantes locales, formant de plus grands ensembles avec des tendances générales mais sans standard. À l'âge du fer, le mouton mesurait 60 cm au garrot, avec une variation de 55 à 65 cm, et les animaux étaient de plus petite taille en Grande-Bretagne, se différenciant ainsi de ceux du continent (proche de la taille du mouton d'Ouessant actuel) et de plus grande taille en Italie, autour de 68-69 cm.
Il est parfois décrit comme « le mouton des landes de l'ouest » mais B. Denis et X. Malher soulignent que « l'existence d'une population ovine originale, propre à la Bretagne, est régulièrement mentionnée dans les ouvrages anciens. »