Musée des beaux-arts de Lyon

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Introduction

Musée des beaux-arts de Lyon
Palais Saint Pierre
Informations géographiques
Coordonnées45° 46′ 01″ Nord

4° 50′ 01″ Est / 45.766846, 4.83363
PaysFrance France
LocalitéLyon
Informations générales
Date d'ouverture1801
CollectionsAntiquités égyptiennes

Peintures du XV siècle au XX siècle
Informations visiteurs
Visiteurs/an359 774 (2003)

250 432 (2004)

244 275 (2005)

253 290 (2006)

241 916 (2007)
Adresse20, place des Terreaux

69001 Lyon
Site internetSite officiel

Le Musée des beaux-arts de Lyon est un musée municipal situé près de la place des Terreaux dans un ancien couvent de Bénédictines. De 1988 à 1998 le musée subit d'importants travaux de rénovation mais reste néanmoins ouvert au public. Ses collections, qui embrassent une période comprise entre l’Égypte antique et l’art moderne, en font l’un des plus importants musées européens. Des expositions temporaires y sont proposées toute l’année. Une exposition rassemblant les œuvres de Braque et de Laurens durant la deuxième moitié et de l'année 2005, puis une exposition sur l'œuvre de Géricault d'avril à juillet 2006, ont remporté un succès considérable.

Le bâtiment

Façade principale qui donne sur la place des Terreaux

Jardin du palais Saint-Pierre en été

Le Palais Saint-Pierre fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 8 août 1938.

Du couvent au musée

L’abbaye

Jusqu’en 1792, les bâtiments ont appartenu à l'abbaye royale des Dames de Saint-Pierre construite au XVII siècle. L'abbesse, issue de la haute noblesse, y reçoit des personnalités du royaume. Ce détail illustre l’orientation particulièrement aristocratique de l’institution. Le bâtiment a été rénové sous Louis XIV, au XVII siècle. L'état actuel du palais Saint-Pierre est largement tributaire de ces travaux. Le réfectoire baroque et le monumental escalier d’honneur, dit Thomas Blanchet, ont été réalisés à cette occasion. L’expulsion des religieuses et la destruction de l'église Saint-Saturnin datent de la Révolution française. L’autre église de l’abbaye, l’église Saint-Pierre, existe toujours et accueille désormais les sculptures du XIX siècle et du XX siècle.

Le Palais du commerce et des Arts

Après la Révolution les bâtiments accueillent le Palais du Commerce et des Arts. L’institution accueille dans un premier temps des œuvres confisquées au clergé et à la noblesse. Par la suite, son orientation devient pluridisciplinaire. Elle abrite ainsi, par exemple, des collections d’archéologie, d’histoire naturelle et l’Académie des Sciences et des Lettres. L’École impériale de dessin est créée en 1805 au sein du Palais du Commerce et des Arts afin de fournir des dessinateurs à l’industrie de la soierie lyonnaise. Il en naît une école de peintures devenue célèbre par la suite. En 1860, la Chambre de Commerce quitte le Palais Saint-Pierre. L’établissement s’appelle désormais Le Palais des Arts. À partir de 1875, les collections du musée connaissent une expansion remarquable. Il s’ensuit de nouveaux travaux d’agrandissement. L’escalier réalisé par Pierre Puvis de Chavannes date de cette époque.

Le Musée des beaux-arts

Le début du XX siècle est marqué par une ouverture considérable des collections. Le Palais des Arts devient alors Musée des beaux-arts. Après plusieurs rénovations, c’est au milieu des années 1990 que le bâtiment acquiert son agencement actuel.

Jardin

Ce jardin municipal prend place au cœur de l’ancien cloître de l’abbaye bénédictine. Situé en plein centre ville, sur la presqu’île, il est particulièrement aimé des Lyonnais pour son calme et son atmosphère reposante.

Réfectoire baroque

Le réfectoire baroque, réalisé au XVII siècle et rénové depuis, sert aujourd’hui à l’accueil des groupes. Il est notamment orné de deux peintures monumentales se faisant face de chaque côté de la pièce. Chacune de ses peintures à un sujet lié au thème du repas, en fonction de la destination du lieu. Il s’agit de la Multiplication des pains et de La Cène de Louis Cretey. Le reste du décor, constitué de sculptures, a été réalisé par Nicolas Bidaut et Simon Guillaume.
Exposition « Louis Cretey, un visionnaire entre Lyon et Rome », au Musée des beaux-arts de Lyon, du 22 octobre 2010 au 24 janvier 2011

Les départements

Peintures

Le département des peintures propose des peintures européennes du XIV siècle jusqu'à la deuxième moitié du XX siècle. Les œuvres y sont classées chronologiquement et par grandes écoles dans trente cinq salles situées au premier étage du bâtiment.

La collection a plusieurs point forts (notamment la peinture vénitienne, la peinture du XVII siècle, du XIX siècle et de la première moitié du XX siècle) mais d'une manière générale elle présente :

  • La peinture française ancienne, notamment du XVII siècle, avec Simon Vouet, Nicolas Poussin, Charles Le Brun, Philippe de Champaigne, Eustache Le Sueur, Hyacinthe Rigaud, François Boucher, Jean-Baptiste Greuze, Claude Joseph Vernet etc.
  • La peinture française du XIX siècle avec des œuvres de Ingres, Géricault, Delacroix, Courbet, Corot, Daumier, Manet, Morisot, Monet, Sisley, Pissarro, Degas, Gauguin, Van Gogh, Cézanne, Renoir, Gustave Moreau, Redon etc.
  • La peinture italienne, du Quattrocento (XV siècle) jusqu'au XVIII siècle, avec notamment Le Pérugin, Lorenzo Costa, Le Corrège, Véronèse, Tintoret, Guido Reni, Pierre de Cortone, Le Dominiquin, Le Guerchin, Salvator Rosa, Luca Giordano, Canaletto, Giovanni Paolo Panini, Francesco Guardi et Giandomenico Tiepolo.
  • La peinture espagnole ancienne, notamment du XVII siècle, s'illustre avec des tableaux de Antonio de Pereda, Jusepe de Ribera, El Greco ou encore Francisco de Zurbarán.
  • La peinture allemande, flamande et hollandaise du XV siècle au XVIII siècle est présente avec entre autres Lucas Cranach l'Ancien, Gérard David, Joos Van Cleve, Quentin Metsys, Jan Brueghel l'Ancien, Rembrandt, Rubens, Van Dyck, Jordaens, David Teniers le jeune, Gerard ter Borch, Adriaen Brouwer, Frans Snyders, Jan Van Goyen, Salomon Van Ruisdael.
  • La peinture du XX siècle est très bien représentée, en particulier grâce aux nombreuses oeuvres majeures provenant de l'importante donation Jacqueline Delubac. On retrouve des œuvres illustrant la plupart des grands courants picturaux du siècle, avec des artistes comme Edouard Vuillard, Pierre Bonnard, Georges Rouault, Maurice Denis, Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck, Raoul Dufy, Albert Marquet, Kees Van Dongen, Georges Braque, Pablo Picasso, Fernand Léger, Alexi von Jawlensky, Joan Miro, Giorgio de Chirico, Max Ernst, Maurice Utrillo, Modigliani, Marc Chagall, Nicolas de Staël, Francis Bacon, Jean Dubuffet etc. L'École de Paris du XX siècle est notamment bien représentée (Jean Bertholle, Jean Le Moal, Alfred Manessier, Gustave Singier, etc.).

La Nativité, Lorenzo Costa (vers 1490)

Vierge à l'Enfant entourée d'anges, Quentin Metsys (vers 1509)

Danaé, Le Tintoret (vers 1570)

Bethsabée au bain, Véronèse (vers 1575)

La Crucifixion, Simon Vouet (vers 1636-37)

Saint François d'Assise, Francisco de Zurbarán (vers 1645)

Danseuses sur scène, Edgar Degas (vers 1889)

Nave nave mahana, Paul Gauguin (1896)

Sculptures

Le département des sculptures est constitué de 1300 sculptures allant du Moyen-Age au XXe siècle. On y note deux points forts :

  • le Moyen Âge et la Renaissance ;
  • le XIX siècle et le début du XX siècle.

On y trouve des sculptures (pierre, marbre, bronze, plâtres, bois...) de Mino da Fiesole, de nombreuses sculptures d'école italienne des XVe et XVIe siècles (école de Verrocchio, de Della Robbia, de Donatello, de Michel-Ange...), des sculptures d'Antoine Coysevox, de Guillaume Coustou, Augustin Pajou, Antonio Canova, Joseph Chinard, David d'Angers, James Pradier, Jean-Baptiste Carpeaux, Auguste Bartholdi, Auguste Rodin (avec la plus importante collection de ses oeuvres en province), François Pompon, Antoine Bourdelle, Pierre Auguste Renoir, Aristide Maillol, Ossip Zadkine, Amedeo Modigliani, Pablo Picasso, Henri Laurens, Arman...

Les salles du département sont séparées dans le musée : Au 1 étage on trouve les sculptures anciennes tandis que oeuvres plus récentes se trouvent dans la chapelle. Des sculptures françaises du XIX siècle sont également visibles dans le jardin public.
On trouve notamment dans le jardin :

  • deux sculptures de Rodin : L'ombre ou Adam (1902) et La tentation de saint-Antoine (1900) ;
  • une sculpture de Léon-Alexandre Delhomme représentant Démocrite méditant sur le siège de l'âme (1864) ;
  • une sculpture d'Emile Antoine Bourdelle représentant Carpeaux au travail (1909) ;
  • une Vénus (1918-1928) d'Aristide Maillol ;
  • une Odalisque (1841) de James Pradier,
  • un groupe d'Antoine Etex représentant Caïn et sa race maudits de Dieu

Au premier plan : statue L'ombre ou Adam de Rodin et, au second plan, celle de Léon-Alexandre Delhomme représentant Démocrite méditant sur le siège de l'âme

Carpeaux au travail, sculpté par Antoine Bourdelle, en hommage à Jean-Baptiste Carpeaux

Démocrite méditant sur le siège de l'âme de Léon-Alexandre Delhomme

Jardin du palais Saint-Pierre en automne

Antiquités

Fragment de bas-relief funéraire provenant probablement du site de Deir-el-Bahari, XXe dynastie.

Fragment de bas-relief du temple de Cléopâtre et Césarion, Coptos, Ier siècle av. J.-C.

Tête en grès vert d'un roi de la XXXe dynastie, sans doute Nectanébo II.

Modèle de barque en bois, Assiout, XIIe dynastie

L’Égypte

L’Égypte constitue le thème principal du département des Antiquités. Cette place s’explique par l’importance historique de l’égyptologie à Lyon, animée par des hommes tels que Victor Loret dont la famille a fait don au musée en 1954 de plus d'un millier d'objets. Dès 1895, le musée du Louvre fournit près de quatre cents objets (vases à onguent, figurines funéraires, etc.) pour constituer le fonds du département ; d'autres objets (vases canopes, éléments de parure, ainsi que des tissus de la nécropole d'Antinoé) complètent ce dépôt quelques années plus tard, augmenté, en 1936, d'objets provenant du village des artisans de Pharaon à Deir el-Médineh.

Les points forts de cette section sont la vitrine des sarcophages et les portes de Ptolémée III et IV du temple de Médamoud ramenées par le lyonnais Alexandre Varille en 1939. Le reste des objets donne un aperçu de la vie quotidienne en Égypte antique.

Les presque deux mille six cent pièces de la collection d'œuvres égyptiennes conservé au Musée des beaux-arts de Lyon est exposé dans neuf salles, suivant un parcours à la fois thématique et chronologique :

Salle 1 - la vie au-delà de la mort :

Plongée dans la pénombre, la première salle nous fait découvrir les pratiques funéraires des anciens Égyptiens à travers une belle collection de cercueils allant de l'Ancien Empire à la Basse époque, des vases canope renfermant les viscères du défunt, un ensemble de cent-deux ouchebtis de toutes les époques ainsi que cent-cinquante-cinq amulettes aux sujets très variés. On peut encore citer, entre autres œuvres, le fragment du tombeau de Bakenranef ramené de Saqqarah, datant de l'époque saïte, ainsi que le linceul d'époque romaine.

Salle 2 - le divin et les rites :

Nous entrons maintenant dans une salle toute en longueur qui recrée le décor d'un temple, avec en point d'orgue les portes de Ptolémée III et IV du temple de Montou de Médamoud. Celle de Ptolémée III est fragmentaire, mais conserve une partie de sa polychromie d'origine, alors que celle de son successeur est presque complète.
Les autres bas-reliefs que nous découvrons dans cette salle proviennent de Coptos : huit sont datés du Moyen Empire et proviennent du temple de Min. Ils furent découverts par Adolphe Reinach en 1909 dans les fondations d'un édifice tardif. Onze autres fragments remontent à la fin de l'époque ptolémaïque, et plus précisément au règne de Cléopâtre VII.

Même si la statuaire pharaonique est très peu représentée au musée, le fragment de la statue de Ramsès VI en granite rose et l'ébauche de statue de l'empereur Commode en pharaon documentent quelque peu cet aspect de l'art égyptien.

Salle 3 - le culte du divin :

On accède à cette salle par la porte de Ptolémée IV. Au centre, on découvre un support de barque ou de statue datant du règne de Ptolémée II. Dans les murs sont exposés trois fragments de bas-reliefs de la XVIII dynastie, trouvés eux aussi à Coptos.

Salle 4 - les images et les emblèmes du divin :

Les trois vitrines de cette salle renferment une belle collection de statuettes en bronze de bon nombre de divinités du panthéon égyptien, avec notamment une très rare représentation de Hâpy, le dieu du Nil, datant de la Basse époque. Une vitrine entière et consacrée aux représentations d'Osiris et une autre à celles du pharaon. On peut y voir une jolie tête de pharaon de la XXX dynastie, attribuée à Nectanébo II, un buste de roi du Moyen Empire, caractérisé par ses oreilles démesurées, ou encore un scarabée au nom d'Amenhotep II.

Salle 5 - pharaon et ses serviteurs :

Dans cette salle sont conservés dix-huit modèles en bois de la XII dynastie, provenant d'Assiout. Placés dans les tombes, ils reproduisent des scènes de la vie quotidienne, comme la fabrication de la bière ou une vache vêlant.
En face de la vitrine contenant ces modèles, nous trouvons une vitrine consacrée à l'écriture et une autre aux serviteurs du pharaon. Cette dernière dévoile entre autres une belle représentation d'un couple anonyme de l'Ancien Empire en calcaire, un buste d'homme de l'époque ptolémaïque et un fragment de statuette de scribe accroupi.

Salle 6 - les stèles :

Réparties autour d'une statue d'Osiris en bois se trouvent quatre stèles du Moyen Empire, huit du Nouvel Empire et quatre de l'époque romaine. L'une des plus belles est la stèle de Ptahmès, grand prêtre d'Amon, vizir de Thèbes et chef des travaux d'Amenhotep III, qui conserve des traces de polychromie.

Salle 7 - la vie quotidienne :

Commençons par les vitrines de droite en rentrant : la première contient quatorze vases de l'époque protohistorique et prédynastique, tandis que la seconde présente des vases sur une période étalée du Nouvel Empire à la Basse époque.
La grande vitrine qui leur fait face dévoile quelques pièces uniques, comme la stèle de Nes-Henou, datant de la II dynastie ou la magnifique tête d'homme en bois de la XVIII dynastie, qui ornait peut-être une harpe. Sinon, on trouve dans cette vitrine une foule d'objets du quotidien, comme des sandales, miroirs, bijoux... et même un tabouret.

Salle 8 - l'Égypte et les Grecs - l'Égypte et Rome :

L'influence grecque et romaine dans l'art égyptien se fait particulièrement ressentir dans les œuvres privées, comme en témoigne la série de figurines en terre cuite reprenant les dieux égyptiens sous des traits hellénisants. Dans cette salle, on trouve aussi cinq stèles funéraires d'influence palmyrénienne des II et III siècles de notre ère, découvertes à Coptos.

Salle 9 - l'Égypte et l'Empire Romain - la chrétienté Copte

La dernière salle consacrée à l'art égyptien présente de beaux masques funéraires en plâtre doré d'époque romaine. Enfin, la période copte est illustrée par des bas-reliefs, des patères, et plusieurs tapisseries, dont un fragment du célèbre « châle de Sabine ».

Buste de pharaon, Moyen Empire

Statuette d'Horus enfant, Basse Époque

Statuette du Nil divin Hâpy, Basse Époque

Proche et Moyen-Orient

Réunies dans une unique salle, les collections évoquent tout d'abord trois grandes civilisations de Mésopotamie et du Moyen-Orient à travers des sceaux-cylindres, des tablettes d'argile et des bas-reliefs :

  • les Sumériens,
  • les Assyriens,
  • les Perses.

On trouve ensuite des bronzes du Luristan, des céramiques et statuettes chypriotes et un bel ensemble d'objets provenant de Syrie, comme un sarcophage anthropoïde en marbre et des bas-reliefs.

Clou de fondation, Lagash, vers 2120 av. J.-C.

Tête de hache en bronze, IXe ‑ VIIIe siècles av. J.-C., Luristan

« Temple boy » de Chypre, époque classique ou hellénistique

Relief représentant les dieux de Palmyre, 121 ap. J.-C.

Grèce et Italie antiques

Particulièrement connue des Lyonnais, la statue en marbre de korê (« jeune femme » en grec) du VI siècle av. J.-C., provenant de l’Acropole d'Athènes, est un chef-d’œuvre du département des antiquités. Une salle entière lui est consacrée.

Une seconde salle est dédiée à la civilisation grecque : elle rassemble une belle série de vases attiques à figures noires ou rouges, des bronzes et des figurines en terre cuite de Tanagra.

Enfin, une petite salle est consacrée à la Grande Grèce, c'est-à-dire aux colonies grecques établies en Italie du Sud, avec là encore de nombreuses céramiques et des casques en bronze.

Dans la salle suivante, la civilisation Étrusque, du VIII siècle au II siècle av. J.-C., est illustrée par des vases en bucchero (céramique à pâte noire) et des bronzes.

La sculpture romaine est également présente à travers plusieurs ensembles : des sculptures en marbre (un torse de Vénus, un enfant au coq, des statues de personnages drapés, etc.) et également de petites figurines en bronze de dieux et déesses (Mercure, Vénus, Mars, etc.) ou d’objets familiers.

La korê de Lyon

Artémis et Apollon, lécythe à figures noires

Femme au miroir, figurine de Tanagra

Tête d'Africain, bronze romain

Objets d'art

Le département des objets d'art du Musée des beaux-arts de Lyon recèle de véritables merveilles allant du Moyen Âge au XX siècle :

  • ivoires byzantins aux émaux peints de Limoges,
  • décors des faïences et majoliques de la Renaissance,
  • chambre Art Nouveau d’Hector Guimard,
  • arts de l’Islam,
  • céramiques extrême-orientales.

La galerie des objets d’art comprend depuis 1917, des grès de Chine, de Corée et du Japon. Des pièces rares illustrent le rituel de la cérémonie du thé.

À côté de ces œuvres sont exposées des céramiques d’Art Nouveau qui s’inspirent largement de l’art du grès japonais.

Châsse de saint Thomas Becket, émail de Limoges, vers 1210

Scènes de la vie du Christ, diptyque en ivoire, XIVe siècle

Vase de l'époque ayyubide

Tondino en céramique d'Iznik, v. 1530-1540

Médaillier

Le médaillier de Lyon est le deuxième médaillier de France après le Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France, à Paris. Il conserve près de 50 000 objets : monnaies, médailles, sceaux, etc. Il est connu au niveau européen et tient une place prépondérante dans la numismatique mondiale allant du début du XIX siècle aux récentes découvertes des trésors des Terreaux et des Célestins.

Tétradrachme d'Athènes, v. 480-420 av. J.-C.

Tête d'Aréthuse, décadrachme de Syracuse, vers 400 av. J.-C.

Héraclès, tétradrachme de Thasos

Sesterce en bronze d'Antonin le Pieux

Arts graphiques

Le Café-concert des Ambassadeurs, pastel d'Edgar Degas, 1876-1877.

Le cabinet d’Arts graphiques regroupe des œuvres sur papier : dessins, estampes, gravures, etc. Ces œuvres ont comme point commun d’être basées sur le trait, par opposition à la couleur. Cependant, le cabinet comprend aussi des aquarelles.

C’est en tout plus de 8 000 œuvres qui sont conservées dans ce département. Sa création date du début du XIX siècle siècle. La collections comprend notamment des œuvres de Filippino Lippi, Parmigianino, Fra Bartolomeo, Leonetto Cappiello, Nicolas Poussin, Claude Lorrain, Charles Le Brun, François Boucher, Ingres, Théodore Géricault, Eugène Delacroix, Camille Corot, Honoré Daumier, Odilon Redon, Puvis de Chavannes, Edgar Degas, Henri Matisse, Fernand Léger ainsi qu’une étude remarquable de Albrecht Dürer.

Publication

En 1952, à l'initiative de René Jullian, est créé le Bulletin des musées lyonnais. En 1960 cette publication change de titre et devient le Bulletin des musées et monuments Lyonnais. En 2003, il change de périodicité en devenant annuel et s'intitule alors Cahiers du musée des Beaux-Arts de Lyon.

Accès

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Ce site est desservi par la station de métro : Hôtel de Ville - Louis Pradel.

Le musée est également accessible par la ligne  C3 à l'arrêt Terreaux.