Au-delà de l'idée générale d'un astre obscur, compagnon du Soleil, aucune prédiction quantitative n'a été effectuée par Muller et ses collaborateurs. En particulier, il n'a pas été prouvé qu'il existe une plage de masse et de paramètres orbitaux pouvant expliquer l'éventuelle périodicité dans les extinctions massives et la non détection directe de Némésis.
Muller affirme que le fait que de nouvelles naines rouges soient régulièrement découvertes dans un rayon de 10 à 20 parsecs autour du Soleil est une indication forte du fait que de nombreux astres de ce type et près du Soleil restent à découvrir.
Néanmoins, Némésis ne peut être située à guère plus de 2 années lumière du Soleil, ce qui en ferait un astre significativement plus lumineux (environ 6 magnitudes de différence par rapport à une distance de 10 parsecs) et donc bien plus facile à détecter à caractéristiques physiques identiques. De plus, si Némésis s'éloigne à plus de deux années lumière du Soleil à chaque révolution, cela rend son orbite très sensible aux perturbations des autres astres environnants (par exemple, Proxima du Centaure est située à moins de 4,5 années lumière du Soleil).
Muller n'a pas effectué de calcul de la stabilité éventuelle de Némésis, mais un tel calcul a été fait en 1984 par J. G. Hills, et donne un résultat négatif. Muller conteste ce dernier résultat, et le présente comme compatible avec les calculs effectués par son collaborateur Piet Hut qui concluent à une stabilité de l'orbite de Némésis sur le dernier milliard d'années.
Le fait que Némésis ait pu se former en même temps que le Soleil, et par suite rester dans une orbite à très longue période pendant près de 5 milliards d'années n'est pas affirmé avec certitude par Muller. Il indique par ailleurs que le peu de succès de sa théorie est uniquement dû à une présentation biaisée de ces deux résultats par l'éditeur de la revue Nature.
En tout état de cause, après une brève période d'intérêt l'hypothèse de Némésis n'a pas donné lieu à une littérature scientifique notable depuis 1990 malgré de très nombreuses tentatives de la part de Muller et ses collaborateurs pour promouvoir cette hypothèse.
Aujourd'hui, l'hypothèse d'un compagnon distant et obscur du Soleil semble extrêmement peu crédible, bien que la possibilité qu'un astre passant ponctuellement au voisinage du Nuage de Oort puisse le perturber significativement est avérée (voir ci-dessous). Un tel astre est parfois appelé Némésis, y compris quand il perturbe le disque circumstellaire d'un autre astre.