Histoire de la société
L'origine de la société est liée à l'invention du téléphone (1895) et au développement des premiers réseaux téléphoniques
L’histoire de la société prend son origine au Canada il y a plus d’un siècle après l’invention du téléphone par Alexander Graham Bell. Celui-ci dépose son brevet mais ne parvient pas à trouver d'investisseurs prêts à acheter ses droits. Avec quelques associés, il constitue la Bell Telephone Company, ancêtre de la compagnie AT&T, pour déployer et exploiter un réseau téléphonique aux Etats-Unis. De même, il constitue la « Bell Telephone Company of Canada », filiale de la compagnie américaine et ancêtre de l'opérateur télécoms actuel Bell Canada.
1874 – Alexander Graham Bell expose le principe du téléphone à son père, Alexander Melville Bell, à Brantford en Ontario ;
1877 – le bureau canadien des brevets octroie un brevet d'invention pour le téléphone à Alexander Graham Bell ; l'inventeur cède 75% des droits canadiens du brevet à son père Melville qui met sur pied la première entreprise de téléphonie canadienne ;
1879 – Comme Melville Bell veut se départir de son entreprise naissante et qu’aucune compagnie canadienne n’est intéressée par l’entreprise, Melville Bell vend son entreprise et les droits canadiens reliés au brevet d'invention du téléphone au National Bell Telephone de Boston ;
1880 – Charles Fleetford Sise prend la direction de ce qui était alors une très petite entreprise et, comme il a de grandes visées pour l’expansion de la téléphonie, il fonde La Compagnie de Téléphone Bell du Canada pour exploiter ses activités téléphoniques qu’il veut étendre à travers tout le Canada ; c’est Charles Fleetford Sise que l’on considère comme le fondateur de la compagnie car sous sa gouverne le nombre de clients est passé de 2 000 en 1880 à 237 000 en 1914 ;
1882 – La compagnie met sur pied une équipe de taille modeste chargée de la fabrication de téléphones entre autres; nommé Mechanical Department, cette équipe deviendra The Northern Electric and Manufacturing Company en 1895, puis sera renommée Northern Electric, Northern Telecom, Nortel Networks et finalement Nortel ;
1885 – Devient la division "Northern Electric and Manufacturing"
1895 – Devient une entreprise indépendante "Northern Electric and Manufacturing"
1913 – Accords réciproques (prise de participation et échanges de brevets) entre Northern Electric et Western Electric. Filiale de Bell Telephone Company, Western Electric est alors le principal constructeur de matériel téléphonique dans le monde.
1932 – Les centraux de Northern Electric sont mis en service dans le réseau téléphonique interurbain trans-canadien, couvrant Toronto, Montréal, Québec, Hamilton et Windsor.
Années 1950&60: La société continue de se développer et acquiert l'indépendance technologique
Sous la pression des autorités de régulation Américaines, AT&T doit se séparer de sa branche de fabrication d’équipements Western Electric. L'accès aux brevets et aux technologies de Western Electric devient plus difficile. Northern Electric investit dans la recherche industrielle pour développer ses propres produits et réduire sa dépendance vis à vis de technologies sous licence.
1957 – Northern Electric créée un laboratoire pour développer ses propres produits. La société développe notamment un commutateur électromécanique qui permet d'établir des appels interurbains en mode automatique à partir de postes à touches; Ce système devient le produit à succès de la société jusqu'à l'arrivée des technologies temporelles numériques dans les années 1970.
1958 – Northern Electric met en oeuvre le Trans-Canada Skyway, système de transmission micro-ondes le plus étendu au monde.
1962 – Northern Electric devient une filiale en propriété exclusive de l'opérateur "Bell Telephone Company of Canada" après que celui-ci ait acheté les dernières parts de Western Electric
1966 – Northern Electric publie le premier rapport de recherches qui examine la possibilité d'utiliser la fibre pour transporter de l'information.
Années 1970: Nortel profite de la numérisation des réseaux pour prendre pied aux USA
1970 – Les laboratoires Bell-Northern Research ("BNR"), propriété commune de Bell Canada et de Northern Electric, constituent le plus important organisme de recherche et développement indépendant au Canada. La vision stratégique de BNR et de Northern Electric est de créer et de mettre sur le marché une plateforme de réseau entièrement numérique, comme alternative plus économique aux systèmes de commutation électromécaniques analogiques employés jusque là. C'est l'initiative "Digital World".
1971 – Northern Electric établit une filiale aux Etats-Unis "Northern Telecom Inc" où elle tisse des liens avec les IOC ("Independent Operating Companies"), opérateurs qui exploitent des réseaux principalement en zones rurales et peu denses aux Etats-Unis. Ces sociétés, petites mais très nombreuses, entrent dans un cycle d'investissement où elles doivent acquérir de nouveaux équipements de commutation. Northern Electric va développer pour elles un commutateur de petite taille entièrement numérique particulièrement bien adapté à leurs besoins (le DMS-10).
1976 – Northern Electric devient Northern Telecom. Aboutissement de l'initiative "Digital World" avec le lancement commercial du DMS (Digital Multiplexing System), une gamme complète de commutateurs voix électroniques à programme de contrôle capables de répondre à différents besoins. Le DMS était une révolution à cette époque, car il était le premier commutateur entièrement numérique, capable de remplacer avantageusement les commutateurs électro-mécaniques mis au point par les ingénieurs d'AT&T plusieurs décennies auparavant. Northern Telecom possède alors une avance de deux ou trois ans sur ces principaux concurrents. Le Canada se situe au premier rang de la numérisation des réseaux, grande tendance qui va se généraliser partout à travers le monde tout au long des années 1980 et 1990.
1982 – Démantèlement du Bell System sous la pression des autorités de régulation Américaines. Réorganisation des compagnies régionales de téléphone (Regional Bell Operating Companies RBOC), indépendantes les unes des autres et indépendantes d'AT&T. Près de 90% du marché américain est ouvert à la concurrence. Northern Telecom profite ce cette opportunité réglementaire et de son avance technologique (numérisation des réseaux) pour devenir l'un des deux plus importants fournisseurs d'équipements de télécommunications, en contrôlant près de 45% du marché de la commutation publique dans ce pays.
1980-1990: Nortel continue de s'internationaliser (Europe, Asie) et se développe dans le mobile, la data (ATM, IP) et l'optique
Northern Telecom poursuit son expansion internationale en Europe et en Asie, en accompagnant les états dans leurs programmes de modernisation des réseaux (accroissement de la télé-densité, numérisation, nouveaux services) et/ou d’ouverture progressive des marchés télécoms à la concurrence.
La société se donne les moyens de se développer sur les marchés les plus porteurs des télécoms - les radiocommunications mobiles et les transmissions de données à large bande - avec la création de laboratoires spécialisés aux Etats-Unis et en France. Des filiales et/ou des alliances avec des groupes locaux puissants sont créées dans les principaux pays.
La vision stratégique de Northern Telecom est aussi de lancer de nouveaux systèmes basés sur la technologie de fibre optique qui est plus rapide et plus économique que les câbles en cuivre. C'est l'initiative “Fiber World”.
1983 – Premiers commutateurs numériques DMS déployés en République Populaire de Chine
1984 – Ouverture du siège européen au Royaume Uni, premier pays en Europe à ouvrir son marché télécoms à la concurrence
1988 – Northern Telecom investit en France sur le marché des communications d’entreprise. Ouverture d’un laboratoire et d’une usine ultramoderne, autour de la gamme de PABX Meridian. Leader mondial dans le secteur des autocommutateurs numériques, Northern Telecom va notamment équiper en France : Canal+, Vittel, Michelin, la BNP, le GAN, Interflora, L'Oréal et Euro Disney. . Mais c'est surtout en se rapprochant du groupe Lagardère que Northern Telecom va se développer en France, notamment dans les réseaux mobiles, à partir de 1992.
1992 – Northern Telecom souhaite se renforcer sur le marché du mobile aux normes GSM/DCS/PCS, qui est très porteur. Il se trouve que l’industriel français Jean-Luc Lagardère, présent dans une dizaine de métiers (espace, défense, télécoms, transport, automobile…), est engagé dans une restructuration stratégique de son groupe sur fond de concentration des industries aérospatiales (rapprochement Matra - Aérospatiale, rapprochement avec la société allemande DASA, fusion Matra - Hachette). L’homme d’affaires cherche un partenaire d’envergure mondiale pour sa filiale télécommunications Matra Communication. Celle-ci est en France le numéro 2 derrière Alcatel, mais est à l'échelle mondiale un acteur très modeste en voie de marginalisation avancée (22e rang). Par ailleurs, sa profitabilité n'est pas excellente. Northern Telecom prend une participation de 20% dans Matra Communication. L'accord prévoit aussi la création de deux co-entreprises détenues à 50/50, l'une dans les réseaux publics et l'autre, Nortel Matra Cellular, dans les radiocommunications publiques à la norme GSM.
1993 – L'annonce de mauvais résultats financiers pousse Paul Stern, PDG de Nortel à la personnalité controversée, à démissionner. Il est remplacé par Jean Monty, ancien patron de l'opérateur téléphonique Bell Canada.. Celui-ci restaure la confiance des grands clients en Amérique du Nord et la profitabilité du groupe. Il se désengage d’activités jugées non stratégiques, notamment l'activité câbles sous-marins (STC Submarine Systems) est cédée à Alcatel Câble (groupe Alcatel-Alsthom)
1993 – Northern Telecom accroît sa présence en Chine et déploie le premier réseau de transmissions de données dans ce pays
1994 – L'opérateur mobile britannique Mercury choisit Nortel Matra Cellular en tant que deuxième fournisseur pour son réseau GSM One-2-One. Cette opération est le plus gros contrat GSM décroché depuis la formation de la co-entreprise hors du marché français où elle a par ailleurs été choisie par France Télécom comme second fournisseur GSM dans les régions Sud, Centre et Normandie. Des contrats GSM sont signés à Taïwan, en Australie, en Autriche, en Chine, en Tunisie, ainsi qu'aux Etats-Unis.
1994 – Nortel annonce qu’il va monter en puissance dans Matra Communication en faisant passer sa participation de 20% à 50%. Bouygues Télécom vient de décrocher la licence pour le troisième réseau mobile à la norme GSM. Malgré les tentatives de pression politiques exercées par des concurrents, Nortel Matra Cellular est finalement choisi comme principal partenaire de Bouygues pour la construction du troisième réseau.
1995 – Centenaire de la société, qui choisit de s’appeler “Nortel” afin de mieux marquer son évolution du métier historique de la téléphonie vers celui des réseaux multiservices basés sur la commutation de paquets et le protocole Internet
1995 – Création de co-entreprises dans différents pays européens. Après Lagardère en France, Nortel noue des alliances similaires avec le groupe industriel allemand DASA (Daimler Mercedes-Benz, avant la création de EADS) en Allemagne et avec Olivetti (Sixtel) en Italie.
1997 – En collaboration avec le britannique NORWEB, filiale de la compagnie électrique United Utilities, Nortel présente une technologie basée sur les courants porteurs en ligne (CPL) qui permet aux abonnés d’accéder à l’Internet via le réseau électrique.
1998 – Nortel occupe au niveau mondial une position dominante sur le marché de la commutation WAN pour les réseau à très large bande (gamme PASSPORT). La France représente le plus gros marché européen avec plusieurs centaines d'exemplaires vendus. TRANSPAC (filiale de France Telecom) est l'un des principaux clients de NORTEL.
1998 – Matra Nortel Communications (MNC), filiale détenue à 50-50%, réunit désormais en une seule société les activités réseaux d'entreprises et radiocommunications professionnelles de Matra Communication (Lagardère) avec les activités réseaux d’entreprises et d’opérateurs de Nortel. Elle réalise un Chiffre d’Affaires annuel de 5,7 milliards de Francs (868 millions d’Euros). Une seconde société, Nortel Matra Cellular (NMC), contrôlée par MNC (34%) et par Nortel (66 %), est responsable des activités mobiles en France et à l’international.
1995: Le monde des télécoms entre en ébullition, sur fond de libéralisation des marchés et de rupture technologique
L'année 1995 marque le point de départ approximatif de la bulle technologique, phénomène de spéculation financière. La frénésie des investisseurs lors de l'introduction en Bourse de Netscape cette année là est telle que le cours de l'action de la jeune société passe en un jour de 28 à 75 $. Pendant environ cinq ans, les gains promis par les sociétés du secteur des TIC vont aiguiser l'appétit des investisseurs, grands et petits, ce qui se traduira par des volumes importants d’émissions d’actions, d’emprunts et de crédits bancaires. Durant cette période, les valeurs boursières des entreprises du secteur augmentent dans des proportions excessives, sans rapport avec leur chiffre d’affaires.
A cette même époque, la majorité des pays de l’OCDE ont adapté leur cadre réglementaire afin d'ouvrir leur marché des télécommunications à la concurrence. En Europe et partout dans le monde, de nouvelles sociétés exploitantes disposent de liquidités importantes pour déployer de vastes infrastructures alternatives à haut débit, notamment à base de fibres optiques (les fameuses "autoroutes de l'information"). Les grands opérateurs nationaux s'internationalisent, acquièrent des sociétés plus petites, forment des alliances ou participent à des "méga fusions" (Global One, BT-MCI, rachat de MCI par Worldcom...). C'est le début d'un cycle d'investissements bien réels et massifs dans les réseaux.
Avec la croissance rapide de l’Internet, une part non négligeable des achats des opérateurs et des entreprises se font dans l'optique et l'IP, ce qui pousse les équipementiers à étendre leurs activités au-delà de leurs métiers traditionnels respectifs via des fusions/acquisitions. De Lucent à Nortel, en passant par Alcatel ou Cisco, les grandes multinationales des télécoms se livrent une guerre au couteau à coups de milliards de dollars payés par échange d'actions pour prendre le contrôle de jeunes sociétés ayant les savoir faire technologiques requis. Le prix des acquisitions flambe.
1997 – John ROTH succède à Jean Monty à la tête de Nortel.
1997 – NORTEL fait une offre d'achat de 586 millions de dollars canadiens sur la totalité du capital de BROADBAND NETWORKS, société canadienne créée en 1994 et spécialisée dans les technologies d’accès radio large bande.
1998 – NORTEL acquiert APTIS COMMUNICATIONS Inc. jeune entreprise du Massachusetts qui possède une technologie d’accès et de réseaux privés virtuels (VPN) destinée aux opérateurs et aux fournisseurs de services Internet.
1998 – BAY NETWORKS, numéro 3 mondial des équipements de réseau et data, est à vendre . La concurrence est vive parmi les candidats repreneurs. C'est finalement NORTEL qui propose la meilleure offre et l'acquiert pour 6.9 milliards de dollars. L’intégration des produits des deux sociétés permet de créer une gamme complète de produits pour les réseaux LAN, IP et routage. Elle apporte à NORTEL une clientèle data et des canaux de distribution sur le marché entreprises. La société s'appelle désormais NORTEL NETWORKS. L'ébullition du marché prend de l'ampleur avec des rumeurs d'acquisitions d'ampleur encore plus grande en préparation.
1998 – Nortel Networks achète CAMBRIAN SYSTEMS, société canadienne de technologie Internet, pour 300 millions de dollars.
1999 – Vogue de "l’entreprise sans usine". NORTEL commence à rétrocéder à cinq compagnies une partie de ses activités de fabrication électroniques et de réparation jusque-là effectuées dans ses usines, afin de se recentrer sur la recherche-développement et les services. Cisco a abondamment utilisé cette méthode. Sur la periode 1999-2006, Nortel, Alcatel (voir article sur Pierre Beretti à ce sujet), Lucent et la plupart des autres équipementiers annoncent des plans d’externalisation similaires, souvent au profit de sous-traitants qui délocalisent ensuite leur production dans des pays à plus faible coût.
1999 – NORTEL fait une offre publique d'échange sur la société CLARIFY, deuxième fournisseur mondial de logiciels pour la gestion de la relation client, d'une valeur de 2,1 milliards de dollars.
1999 – NORTEL acquiert, pour 3,25 milliards de dollars US, une jeune société américaine, Qtera, spécialisée dans les technologies de transmission sur fibres optiques.
2000 – NORTEL acquiert, pour 7,8 milliards de dollars, Alteon WebSystems, une entreprise de premier plan spécialisée dans la commutation de réseau WEB de niveau 2, 3, 4 et 7
Les concurrents de Nortel ne sont pas en reste. En 1996, selon le "Livre vert" de la Commission Européenne, plus de 15% de la valeur totale des fusions et acquisitions mondiale (1000 milliards de US$) sont concentrés dans le secteur des TIC. Cisco Systems prend pied sur les marchés de la transmission optique et de la téléphonie, jusque-là les spécialités de Lucent, Alcatel, Nortel et Siemens AG. Pour cela, il a acheté plus d'une quarantaine de sociétés (StratumOne, Geotel, TransMedia Communications, Calista, webline...) pour 20 milliards de dollars, dont 6,9 milliards pour Cerent. Ascend Communications a rachèté Cascade Communications pour 20 milliards de francs en 1997, Stratus pour 5 milliards de Francs en 1998, avant de se faire racheter lui même par Lucent (le record absolu) pour 20 milliards de dollars en 1999. Ce dernier a racheté également Kenan Systems pour 1,48 milliard de dollars et au total près d'une trentaine de sociétés. Alcatel a racheté DSC pour 26 milliards de francs et Packet Engines pour 315 millions de dollars en 1998, puis Xylan pour 2 milliards de dollars et Assured Access Technology pour 350 millions de dollars l'année suivante, et enfin en 2000 il a acheté l'un des derniers grands indépendants du secteur, Newbridge, pour 7 milliards de dollars.
Les conséquences de ces investissements exubérants ne deviendront vraiment visibles qu'à partir de mars 2000, lorsque le marché des capitaux va s'assécher.
2000: L'effondrement de la bulle technologique laisse place à une période de mutation de l'industrie. Nortel s'empêtre dans des irrégularités comptables
Les résultats financiers sont catastrophiques. Pour éviter la panique chez ses actionnaires, elle a maquillé ses états financiers, mais la vérité a éclaté plusieurs mois après.
Voici une chronologie partielle de l'histoire du scandale financier de Nortel :
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de 1999 à octobre 2002 : Nortel achète de nombreuses entreprises surtout des jeunes pousses et adopte une comptabilité innovante.
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En août 2002, son président John Roth fait valoir des droits de souscription très généreux, alors que le cours en Bourse représente plus de douze années de bénéfices et que l'action constitue 37 % du TSX, l'indice phare de la Bourse de Toronto. Pendant cette période, la valeur de l'action est divisée par 100 et est accompagnée de nombreux licenciements. Roth quitte l'entreprise.
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Juillet 2002 : Frank Dunn, PDG de Nortel et comptable en chef auparavant, déclare que l’entreprise sera rentable dès juin 2003.
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Avril 2003 : Nortel annonce des profits dans son premier rapport trimestriel.
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Décembre 2003 : Nortel doit revoir et modifier ses résultats financier de 2000, ainsi que les deux premiers trimestres de 2003.
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Avril 2004 : Nortel congédie le contrôleur Michael Gollogly, le vice-président responsable des finances Doug Beatty, ainsi que le PDG Frank Dunn. Elle revoit à nouveau ses deux premiers trimestres de 2003, pour dévoiler des pertes.
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Janvier 2005 : Nortel annonce que douze employés exécutifs rembourseront leurs bonis et que cinq directeurs prendront leur retraite.
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Avril 2006 : Elle annonce des pertes de 2,6 milliards CAD pour l'année 2005 .
La Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis d'Amérique a fait enquête et une multitude de recours légaux sont en suspens.
Le 28 juin 2006, Nortel annonce la suppression de 1 900 postes existants et la création de 800 postes au Mexique et en Turquie. Elle modifie aussi de façon radicale le régime de retraite des employés.
Désengagement du marché de l'accès UMTS
Nortel a été l’un des principaux fournisseurs d'équipements accès UMTS de grands clients comme Vodafone, Deutsche Telekom, Orange, ou encore Telefonica, et le fournisseur d'équipements UMTS quasi-exclusif de Bouygues Télécom en France. Mais, depuis janvier 2007, Nortel s'est désengagé du marché de l'accès UMTS qui n'avait ni la taille, ni la dynamique nécessaire pour être profitable.
NORTEL courait le risque d'être rapidement marginalisé dans l'accès UMTS à l'échelle mondiale. Selon l'IDATE, Nortel avec ses 5% de part de marché était quatrième devant Alcatel (4% de part de marché), mais faisait figure d'outsider face aux leaders Ericsson (38%), Nec/Siemens AG (26%) et Nokia (15%). L'arrivée annoncée de nouveaux concurrents asiatiques laissait augurer une augmentation de la pression concurencielle existante déjà très forte.
Les opérateurs ont tardé à déployé leur réseau 3G/UMTS en raison de son coût et de la mauvaise conjoncture économique. Pour les fournisseurs comme Nortel, l'accès UMTS réclamait de lourds investissements en R&D, et au final la perspective de générer des revenus suffisants pour rentabiser l'activité s'éloignait. Par ailleurs, avec l'évolution rapide des technologies, plusieurs opérateurs majeurs ont manifesté leur intention de sauter l'étape UMTS et ont commencé à déployer des réseaux basés sur des technologies mobiles 4G concurrentes plus performantes et moins coûteuses (WiBro, WiMax). Contraint au réalisme, et pour des raisons stratégiques, Nortel a jugé qu'il était préférable de se désengager d'activités qui ne sont pas suffisamment profitables pour concentrer ses efforts sur la technologie 4G.
Alcatel-Lucent a repris des actifs et des passifs relatifs à l'activité accès radio UMTS. La finalisation de la vente a été annoncée le 2 janvier 2007.
La cession inclut le portefeuille de produits Accès UMTS de Nortel, composé du contrôleur de réseau de radiocommunication (RNC), des produits Node B, des solutions OAM, des services connexes et des actifs qui y sont attachés. L'activité coeur de réseau UMTS, ainsi que les autres activités mobiles de NORTEL, ne sont pas concernées par la transaction. Dans le cadre de son activité en communication mobile, Nortel entend continuer à développer et supporter les solutions pour l'évolution coeur de réseau et Accès GSM, ainsi que les technologies GSM-R, GPRS et EDGE sans oublier les coeur et Accès CDMA et coeur UMTS.
Une majorité importante des employés de l'activité Accès UMTS de Nortel a été transférée chez Alcatel-Lucent, dont environ 960 en France, 356 au Canada, 161 en Chine et 212 dans les autres pays.
Cette transaction a permis à NORTEL de se retirer d'un secteur dans lequel il n'y a pas de réelle opportunité de leadership, pour pouvoir cibler ses investissements afin d'être le leader dans les marchés clés (notamment les technologies mobiles de prochaine génération) tout en subvenant aux besoins de ses clients accès UMTS.