Pierre François Marie Auguste Dejean

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Introduction

Pierre François Marie Auguste Dejean
Auguste Dejean 1780-1845.jpg
Naissance10 août 1780

Amiens
Décès17 mars 1845 (à 65 ans)

Paris
OrigineFrance France
AllégeanceDrapeau français République française

Drapeau de l'Empire français Empire français

 Royaume de France

Drapeau français Empire français (Cent-Jours)

Royaume de France

Drapeau français Royaume des Français
ArmeCavalerie
GradeGénéral de division
Années de service1795 -
ConflitsGuerres révolutionnaires

Guerres napoléoniennes
Commandement11 régiment de dragons
DistinctionsBaron de l'Empire

Légion d'honneur

Ordre de Saint-Louis
Autres fonctionsPair de France

entomologiste
FamilleDejean

Pierre François Marie Auguste, 2 comte Dejean (né le 10 août 1780 à Amiens - mort le 17 mars 1845 à Paris) était un militaire français, général dans les armées du Premier Empire, qui devint entomologiste après la fin de sa carrière militaire.

Biographie

Guerres révolutionnaires

Fils aîné, issu du premier mariage, de Jean François Aimé Dejean (1749-1824) et d’Alexandrine-Marie-Elisabeth LeBoucher d’Ailly, Auguste suivit comme son père la carrière des armesarmes, tout en montrant un goût prononcé pour l'ornithologie et l'entomologie.

Il entra au service en 1795, comme aide-de-camp provisoire de son père, et fit cette campagne et celles de 1796 et 1797 aux armées du Nord et de Sambre-et-Meuse, celle de 1801 à l'armée de réserve en Italie, celle de 1804 et partie de celle de 1805 à l'armée des côtes de l'Océan.

Guerres napoléoniennes

Passé à la Grande Armée, il combattit à Austerlitz le 2 décembre 1805, et passa, le 13 février 1806, du grade de chef d'escadron au 9 régiment de dragons, qu'il remplissait alors, au commandement, comme colonel, du 11 régiment de la même arme.

Il devint officier de la Légion d'honneur le 11 juillet 1807 (après Friedland). Il se trouva, en 1808, aux batailles d'Eylau et de Friedland, à celle d'Alba de Termes, le 28 novembre 1809, à l'affaire de Buçaco, le 27 septembre 1810, et aux batailles de Fuentes de Onoro en 1811 et de la Moskowa en 1812. Il était général de brigade depuis le 6 août 1811.

Le 8 mai de cette dernière année, le baron Dejean fut présenté à Buonaparte comme député du département de l'Aude (il avait été désigné comme candidat au Corps législatif par ce département (8 mai 1812), mais n'y fut pas nommé par le Sénat conservateur).

L'année suivante, il prêta germent comme aide-de-camp de Napoléon, et se trouva à toutes les actions importantes de la campagne de cette année, notamment à celles de Lutzen, Wurschen, Wachau, Leipzig et Hanau (après laquelle il fut créé commandant de la Légion d'honneur, 3 novembre 1813), et, en 1814, à celles de Brienne, Montmirail, Vauchamps, Craonne et Arcis-sur-Aube.

Buonaparte le nomma, le 23 mars 1814, lieutenant-général de cavalerie. Chargé par Napoléon de s'opposer à la capitulation de Paris, il n'y arriva qu'après la reddition, fut confirmé dans son grade de lieutenant-général par le roi le 23 juin, et fait chevalier de l'ordre de Saint-Louis le 5 septembre suivant. Au retour de Buonaparte de l'île d'Elbe, le baron Dejean reprit auprès de lui ses fonctions d'aide-de-camp, et fut nommé commissaire extraordinaire dans les départements de la Somme et du Nord. Divers rapports qu'il fit pendant cette mission ont été imprimés dans le pamphlet intitulé Portefeuille de Bonaparte saisi à Waterloo, dont, au reste, rien ne garantit l'authenticité. Après avoir rempli cette mission, il rejoignit l'armée, et se trouva aux batailles de Ligny et de Waterloo (où Dejean est le premier aide-de-camp de Napoléon).

Au second retour de Louis XVIII, le général Dejean se trouva compris dans la seconde liste de l'ordonnance royale du 24 juillet. Obligé de sortir du royaume par une autre ordonnance du 17 janvier 1816, il se retira en Allemagne. Il parcourut alors la Styrie, la Croatie et le Dalmatie, au grand profit de sa collection d'insectes, la plus complète de son temps, et dans laquelle il avait réuni treize mille espèces.

En 1818, son père obtint pour lui, de Louis XVIII, l'autorisation de rentrer en France.

À la Chambre des pairs

Pierre François Marie Auguste Dejean
Parlementaire français
MandatMembre de la Chambre des pairs

1824 - 1845
Groupe parlementaireMinorité libérale
Royaume de France

Drapeau français Royaume des Français

Le 14 juin 1824, le lieutenant-général Dejean fut admis a siéger dans la Chambre des pairs, à titre héréditaire, en remplacement de son père, décédé le 12 mai précédent : il était devenu comte et pair de France, ses titres d'hérédité ayant été vérifiés à la chambre des pairs.

Il fit partie de la minorité libérale, prêta serment au gouvernement de juillet, et prit fréquemment la parole à la Chambre haute, sur la loi électorale, sur la loi municipale, contre l'abolition de l'hérédité de la pairie, sur l'avancement dans l'armée de terre (1832), sur les pensions militaires, sur la remontre de la cavalerie (il avait été nommé membre du comité de cavalerie en 1840), sur le projet de loi de recrutement de l'armée, 1843).

Entre-temps, ayant reprit le service actif, il avait commandé la cavalerie, lors de l'expédition d'Anvers de 1832.

L'entomologiste

Pierre François Marie Auguste Dejean
Naissance()
Champsentomologie
InstitutionPrésident de la Société entomologique de France
Célèbre poursa collection privée de coléoptères, et plus particulièrement des carabidae, la plus grande jamais réalisée.

Grand spécialiste des coléoptères et plus particulièrement des Carabidae, il assemble la plus grande collection privée jamais réalisée. Il reçoit des spécimens de tous les coins de la planète et son catalogue final dénombre 22 000 espèces identifiées. Il emploie Jean-Baptiste Alphonse Dechauffour de Boisduval (1799-1879) comme conservateur de sa collection. Une anecdote indiquait la ferveur de Dejean pour ces animaux : lors de la bataille d’Alcanizas en Espagne, Dejean était sur le point de donner l’ordre de l’attaque lorsqu’il remarqua un coléoptère posé sur une fleur. Il descendit alors de cheval, le ramassa et le piqua au fond de son chapeau. Il remonta sur son cheval, et remporta la bataille après un dur combat où il fit un grand nombre de prisonniers. Son chapeau avait été déchiqueté par des tirs ennemis, mais il eut la satisfaction de retrouver intact son insecte.

Son catalogue a soulevé de nombreuses polémiques car il ne respectait la règle linnéenne de l’antériorité :

« Je me suis fait une règle de toujours préserver le nom le plus généralement utilisé, et non pas nécessairement le plus ancien. »

Il est l’auteur de nombreuses publications qui couvrent de très nombreuses espèces. Pourtant, le plan initial de son Species Général des Coléoptères de la Collection de M. le Comte Dejean était encore plus ambitieux car il souhaitait couvrir la totalité des coléoptères connus alors qu’il dût se limiter à décrire ceux de sa collection. Les cinq premiers des six volumes sont de sa main.

Le comte Dejean présida la société entomologique de France en 1840.

Il demandait 50 000 francs pour sa collection, somme que le Muséum national d'histoire naturelle de Paris fut incapable de réunir. Après avoir refusé une offre du roi de Prusse, la collection est mise en vente et dispersée. Elle fut acquise par différents entomologistes comme Maximilien de Chaudoir (1816-1881) puis par Charles Oberthür (1845-1924). On trouve aujourd’hui, dans plusieurs muséums, dont celui de Paris, des parties de la collection originelle.

Le 14 avril 1844, le comte Dejean fut élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur. Il mourut le 17 mars 1845, au 17 de la rue de l'Université, et fut inhumé aux côtés de son père dans la 40 division du cimetière du Père-Lachaise.

Son fils Pierre Charles Dejean devint lui aussi général.

Liste partielle des publications

  • le Catalogue des Coléoptères de la collection de M. le Comte Dejean (1802, 1833 et 1836)
  • Species générale des Coléoptères (sept volumes, 1825-1839, in-8), avec Pierre André Latreille (1762-1833)
  • Iconographie des Coléoptères d’Europe (1822), avec Charles Nicolas Aubé (1802-1869) et Jean-Baptiste Alphonse Dechauffour de Boisduval (1799-1879)
  • Histoire naturelle et iconographie des Coléoptères (1829).
  • Observations sur l'ordonnance de 1829 relative à la cavalerie (1838), etc...

Titres

  • Baron Dejean et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 1 juin 1808 (Bayonne)).
  • 2 comte Dejean (1824).

Décorations

  • Légion d'honneur :
  • Légionnaire (au camp de Boulogne), puis,
  • Officier (11 juillet 1807), puis,
  • Commandant (3 novembre 1813), puis,
  • Grand officier (9 janvier 1833), puis,
  • Grand-croix de la Légion d'honneur (14 avril 1844) ;
  • Chevalier de Saint-Louis (5 septembre 1814).

Vie familiale

Fils de Jean François Aimé, comte Dejean (1749 † 1824) et d'Alexandrine Marie Elisabeth Le Boucher d'Ailly ( † 1782), Auguste épousa, le 17 juillet 1802, Adèle Barthélémy ( † 11 avril 1872 - Versailles), sœur d'Aurore Barthélémy ( † 20 janvier 1858 - Paris), seconde épouse de Jean François Aimé Dejean). Auguste et Adèle eurent ensemble :

  1. Adèle Jeanne (23 mars 1803 † 1860), mariée avec M. Ardène ;
  2. Benjamin (1804 † 1885), 3 comte Dejean (1824), préfet de l'Aude (1830), préfet du Puy-de-Dôme (1832), conseiller d'Etat (1836), député de l'Aude (1837-1848), directeur de la police générale (1837), directeur général des Postes (1847)  ;
  3. Pierre Charles (1807 † 1872), vicomte Dejean, général et homme politique français, marié, le 24 avril 1834, avec Mathilde (vers 1815 † 9 avril 1905 - Amiens), sœur de Marie-Hippolyte Gueilly 2 marquis de Rumigny, pair de France, et Marie-Théodore Gueilly, vicomte de Rumigny, ambassadeur. Pierre Charles et Mathilde eurent :
  4. Jeanne Claire (1835 † 1875 ou 1876), mariée avec Victor Alfred Rey (Tué en 1859 à Magenta), lieutenant-colonel, dont postérité ;
  5. Gabrielle (1837 † 1906), mariée avec Jean-Baptiste Alexandre Montaudon (14 février 1818 - La Souterraine (Creuse) † 19 janvier 1899 - Amiens (Somme)), saint-cyrien (1836-1838, promotion de l' Obélisque), général de division, commandant du 1 corps d'armée à Versailles et du 2 corps d'armée, député de la Somme, conseiller général de la Creuse, Grand officier de la Légion d'honneur, officier de l'instruction publique, décoré des médailles de Crimée et d'Italie, Chevalier compagnon de l'Ordre du Bain d'Angleterre, Grand'croix de l'Ordre de Saint-Stanislas de Russie, Grand'croix de l'Ordre impérial de François-Joseph (de) d'Autriche, Chevalier de l'Ordre des Saints Maurice et Lazare d'Italie, décoré de la médaille du mérite militaire de Sardaigne, commandeur de l'Ordre du mérite (Nichan Imtiaz) de Turquie, etc...;
  6. Charles Benjamin Dieudonné François (18 février 1840 - Arras † 1913), 4 comte Dejean, officier de cavalerie, marié le 24 janvier 1866 avec Jeanne Gouhier de Petiteville (1842 † 1893), dont :
  7. Jeanne Marie Caroline (1868 † 1956), mariée en 1895 avec Robert de Sévelinges (1863 † 1932), dont postérité ;
  8. Pierre Charles Marie (1869 † 1889)
  9. François Marie Robert (1871 † 1949)
  10. Raymond Alexandre Marie (né en 1873) ;
  11. Lucie (1845 † 19 septembre 1874), mariée le 18 janvier 1869 avec Georges Gavard, officier, chevalier de la Légion d'honneur, entré dans les ordres ;
  12. Dieudonné Marie Louis (17 août 1809 † 14 mai 1881 - Paris), baron Dejean, lieutenant-colonel , officier de la Légion d'honneur ;
  13. Stéphanie Emma Elisabeth (22 février 1815 † 1878), mariée avec Jacques-Alphonse Mahul (31 juillet 1795 - Carcassonne † 25 août 1871 - Château de Villardonnel), député de l'Aude (1831-1834, 1846-1848), maître des requêtes au Conseil d'État (1835), préfet de la Haute-Loire (1835-1837), puis du Vaucluse (1837-1840) et de la Haute-Garonne (1841), directeur général de la police (1840), dont postérité.

Armoiries

FigureBlasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg

Blason à dessiner.svg
Armes du baron Dejean et de l'Empire

D'argent au griffon essorant de sable au comble d'azur chargé à dextre de deux étoiles et d'un croissant d'or et à sénestre du quartier des barons sortis de l'armée.

Livrées : amaranthe clair, blanc et jaune.
Blason à dessiner.svgArmes de la famille Dejean

D'argent, au griffon de sable; au chef d'azur, chargé d'un croissant d'or, accosté de 2 étoiles du même.