Polygonum polystachyum

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Introduction

Renouée
Polygonum polystachyum (Feuilage )
Classification classique
RègnePlantae
Sous-règneTracheobionta
DivisionMagnoliophyta
ClasseMagnoliopsida
Sous-classeCaryophyllidae
OrdrePolygonales
FamillePolygonaceae
GenrePolygonum
Nom binominal
Polygonum polystachyum

Wall. ex Meissn

Polygonum polystachyum (autrefois aussi nommé Aconogonum polystachyum) est le nom d'une herbacées rhizomateuses, dite Renouée à épis nombreux en langage commun.

C'est une des nombreuses renouées de la famille des Polygonacées.
Elle fait partie des membres d'une famille botanique dont certaines espèces sont localement devenus invasives quand ils sont été introduites en Europe ou en Amérique du Nord à partir de l'Asie d'où elle est originaire.
Elle fait par exemple en Suisse partie de la Liste noire des plantes invasives . Dans certains pays (suisse par exemple ), les citoyens sont invités à signaler les nouveaux foyers d'apparition de cette espèce. Des sites de science participative et collatorative comme Tela-botanica permettent aussi de contribuer à alimenter les bases de données ou de photo concernant les espèces invasives.

Description

Polygonum polystachyum, en bordure de route départementale, dans le Finistère

Polygonum polystachyum (même site que ci-dessus)

C'est une plantes herbacées vivace, hermaphrodite, rhizomateuse.

Elle ressemble assez fortement à la renouée du Japon, si ce n'est que :

  • les buissons qu'elle forme sont plus bas (mais souvent plus denses) ;
  • que ses feuille longues d'une vingtaine de cm pour les plus grande sont nettement plus effilées ;
  • que la forme de ses épis floraux est très différente (épi de cymes triflores).

Tiges : elles sont creuses, rougeâtres quand elles sont jeunes puis verdâtre à brunes en vieillissant. Elles croissent rapidement, dépassant un à deux mètre de hauteur en quelques mois.

Feuilles : Elles mesurent jusqu’à 30 cm de long et 10 cm de large. Elles sont longuement pétiolées, au limbe oblong à lancéolé se terminant en pointe avec une base hastée ou cordée. La face inférieure est garnie de poils fins (visibles à la loupe), la face supérieure est glabre.
Les stipules sont de couleur brune..

Fleurs : Floraison tardive. Fleurs blanches ou roses, aux étamines bleutées à violettes. Les fleurs sont arrangées en panicules amples.

Fruits : ils sont sont trigones, bruns, longs de 3 à 5 mm de long

Reproduction

La plante dispose de plusieurs moyens pour se reproduire et étendre son aire.

  • Les fleurs nombreuses, produisent des akènes transportées par le vent, le ruissellement et peut-être parfois par des animaux.
  • Via ses rhizomes elle peut former des colonies très denses ne laissant de place à aucune autre plante, par exemple sur des talus routiers.
  • Elle peut également se propager asexuée si les articles de la tige contenant des nœuds formant des points d'enracinement sont séparés du pied-mère et déplacés vers un sol qui lui est adapté. Comme pour la renouée du Japon, la broyer ou faucher, n'est pas un moyen de s'en débarrasser .

Habitat, répartition

Comme l'indiquent ses deux noms communs anglais (Himalayan knotweed et cultivated knotweed) c'est une plante originaire des contreforts de l'Himalaya, et qui est localement cultivée pour des raisons décoratives en général. Elle est adaptée aux talus caillouteux périodiquement secs.

En Europe, on la trouve colonisant des friches, talus routiers ou de voies ferrées, berges ou lisières vivaces médioeuropéennes, eutrophiles, mésohydriques à mésohygrophiles .
Elle a été introduite en Europe et Amérique comme plante ornementale, et montre localement des capacités à devenir envahissante, voire invasive (par exemple dans l'État de Washington . En expansion récente dans certaines régions, elle est néanmoins beaucoup plus rare que la renouée du Japon.

Phytosociologie

Sa formation végétale (caractérisée par la dominance d'un type biologique) est l'hémicryptophytaie .
Le phytosociologue la classe dans le Glechomo hederaceae - Urticetea dioicae

Synonymie

  • + Polygonum hagei Royle ex Bab. [1838, Trans. Linn. Soc. London, 18 : 110]
  • + Pleuropteropyrum polystachyum (C.F.W.Meissn.) Javeid & Munshi [1986, J. Econ. Taxon. Bot., Addit. ser. : 78]

Synonymes nomenclaturaux

  • + Rubrivena polystachya (C.F.W.Meissn.) M.Král [1985, Preslia, 57 (1) : 66]
  • + Reynoutria polystachya (C.F.W.Meissn.) Möldenke [1941, Bull. Torrey Bot. Club, 68 : 675]
  • + Peutalis polystachyum (C.F.W.Meissn.) Raf. [1838, New Fl. N. Amer., 4 : 50]
  • + Persicaria wallichii Greuter & Burdet in Greuter & Raus [1989, Willdenowia, 19 (1) : 41]
  • + Persicaria polystachya (C.F.W.Meissn.) H.Gross [1913, Bot. Jahrb. Syst., 49 : 315] non Opiz [1852, Lotos, 2 : 229]
  • + Aconogonon polystachyum (C.F.W.Meissn.) M.Král