Si un groupe G est engendré par un ensemble S, il est possible d'écrire tout élément de G comme un produit
x1 x2 ... xn
où tous les xi sont des éléments de S, et chaque ai un entier relatif. Autrement dit, tout élément du groupe s'écrit comme produit des générateurs et de leurs inverses.
Si G n'est pas un groupe libre, cette écriture n'est bien sûr pas unique. Pour arriver à retrouver le groupe G, il faut préciser lesquels de ces produits sont égaux. Il suffit pour cela de spécifier quels produits sont égaux à l'élément neutre du groupe, que l'on notera 1. Il est alors intuitivement clair l'on pourra retrouver le groupe, au moins à isomorphisme près. En fait, il n'est en général pas nécessaire de préciser toutes les relations possibles, puisqu'à partir de certaines relations de bases, on peut en déduire des relations qui en sont les conséquences : par exemple, si s et t sont deux éléments de S, et si on sait que tsts=1, où 1 est l'élément neutre de G, alors on peut en déduire que (st)=1, et ainsi de suite.
On arrive ainsi à la notion intuitive de définition d'un groupe par générateurs et relations, c'est-à-dire par une présentation : il s'agit de spécifier un ensemble de générateurs, le S ci-dessus, et un ensemble R de relations, qui expriment comme des produits d'éléments de S. G est alors le groupe engendré par S, et dont les générateurs vérifient seulement les relations spécifiées par R, ainsi que leurs conséquences.
Avant même de donner une définition plus précise, on peut donner quelques exemples évidents : Z/nZ est engendré par un élément, la classe de 1. Si l'on note cet élément a, la seule relation que l'on impose est a=1.
Un autre exemple assez standard est donné par le groupe diédral D2m, c'est-à-dire le groupe des isométries d'un polygone régulier à m côtés. Ce groupe est engendré par deux symétries orthogonales s1 et s2, la première par rapport à la médiatrice de l'un des segments formant les côtés du polygone, la seconde par rapport à la droite joignant le centre du polygone à l'une des deux extrémités de ce segment. Le produit des deux symétries est alors la rotation d'angle 2π/m et est donc d'ordre m. Cette relation intervient dans une présentation de D2m (cf exemple ci-dessous).