Il faut immédiatement consulter un médecin si une érection se prolonge au-delà de quatre heures. Généralement, on dirige le malade vers les urgences. La thérapie à ce stade consiste à aspirer le sang du corps caverneux sous anesthésie locale. Si cela ne suffit pas, on peut pratiquer des injections de pseudoéphédrine pour y aider. Tout cela ne peut être exécuté que par un urologue expérimenté, le patient restant constamment sous contrôle hémodynamique, car la pseudoéphédrine peut provoquer hypertension et bradycardie.
Si l'aspiration échoue et que la tumescence se reproduit, on tente alors la chirurgie en essayant d'inverser l'état priapique en faisant passer le sang des corps caverneux rigides dans les corps spongieux (qui contiennent le gland et l'urètre). On commence par des shunts (en) distaux, suivis de shunts proximaux.
Dans les shunts distaux, comme les shunts de Winter, il faut percer le gland (la partie distale du pénis) dans un des corps caverneux, où le sang stagnant est retenu. Ainsi le sang quitte le pénis et la circulation recommence. Cette procédure peut être exécutée par un urologue au chevet du malade.
Dans les shunts proximaux, comme les shunts de Quackel, c'est plus compliqué car il faut ouvrir le périnée là où les corps caverneux rencontrent les corps spongieux, faire une incision aux deux et suturer les deux ouvertures.