La conduite sous régulateur de vitesse, bien que ne présentant pas de difficultés particulières (selon les différentes dispositions des commandes qui ne sont pas encore normalisées), nécessite cependant quelques petites adaptations comportementales. La maîtrise du véhicule devant toujours rester au conducteur, son attention ne doit pas se relâcher. Les commandes habituelles du véhicule : frein, embrayage et, généralement, l'accélérateur, doivent garder chez le conducteur leur fonction « réflexe », car en cas de problème, en désactivant le régulateur automatiquement, elles reprendront leur fonctionnement classique. Il n'est pas prudent de maintenir cette fonction dès que la circulation se densifie ou sur route sinueuse. Son utilisation est tout à fait exclue en ville.
La principale différence de mode de conduite vient du fait que dans le cas classique, lorsque le conducteur actionne l'accélérateur d'un véhicule, il commande le couple du moteur et que c'est son cerveau qui calcule les corrections à apporter en fonction du profil et de l'état de la route (et de nombreux autres paramètres) ; le régulateur de vitesse, en cherchant à maintenir la vitesse constante, et uniquement ce paramètre, n'allège le conducteur que de cette charge.
Cependant, en libérant le conducteur de la hantise du dépassement des vitesses limites autorisées, et en lui permettant de reporter la partie de son attention autrefois dévolue à cette tâche aux autres aspects de la conduite automobile, et d'adopter une conduite nettement plus détendue, le régulateur de vitesse constitue un grand progrès dans le domaine de la sécurité.