En Argentine
En 2005 la loi Nº 26.021 du Congreso de la Nación Argentina a déclaré le dorado poisson d'intérêt national. La loi a ratifié une initiative du Secrétariat au Milieu Ambiant, qui cherchait à renforcer la conservation de l'espèce, menacée par la pêche commerciale et la construction de barrages qui interrompent les flux migratoires.
La pêche déclarée de dorado atteignit les 200 tonnes annuelles durant les années 1980, provoquant une baisse significative dans les populations. La récupération des effectifs de celles-ci se heurte aux obstacles érigés sur leur migration reproductive, surtout le barrage de Yacyretá. Lors de la construction de ce dernier on avait prévu quatre élévateurs pour faciliter le transit des poissons vers l'amont, mais seuls deux d'entre eux ont été construits, et l'un de ceux-ci ne fonctionne pas. L'impossibilité de pondre dans des sites adéquats force l'alevinage à se produire en aval avant que les alevins ne soient préparés à affronter les conditions qui y règnent et qui leur sont imposées, ce qui provoque une mortalité élevée parmi eux.
Les projets de conservation incluent le renforcement du réservoir existant dans les Étangs de l'Iberá, qui représentent un bon habitat pour l'ensemencement de juvéniles produits industriellement en pisciculture. Le principal danger dans cette zone pour les exemplaires immatures est le piraña palometa (Serrasalmus marginatus), présent en excès par manque de son prédateur naturel, le caïman ou yacaré (caiman jacaré et caiman latirostris), dont le nombre est affecté par le braconnage.