Ce format est largement utilisé en informatique car il offre une conversion facile avec le système binaire, système employé par les ordinateurs.
Il est en effet possible de traduire du binaire vers de l'hexadécimal et réciproquement, groupe de chiffres par groupe de chiffres. Cette caractéristique s'explique par le fait que 16 (nombre de chiffres dans la base hexadécimale) est lui-même une puissance de 2 (nombre de chiffres de la base binaire), et donc que la quantité d'information d'un chiffre hexadécimal vérifie :
log2(16) = 4 * log2(2)
Cette égalité revient à dire que : « À un chiffre dans la base 16, correspondent exactement quatre chiffres dans la base 2. »
Cette facilité de conversion a conduit la notation hexadécimale à être utilisée pour noter des nombres initialement quantifié ou à destination d'être quantifié en binaire, l'hexadécimal étant plus compact (quatre fois moins de chiffres) et offrant une meilleur lisibilité pour l'œil humain.
Un avantage supplémentaire de la base 16 est sa concordance avec l'octet, mot de 8 bits auquel correspond aujourd'hui fréquemment un byte, la plus petite unité de stockage adressable. En se basant sur la formule précédente, nous pouvons facilement constater qu'à 8 bits correspondent exactement deux chiffres hexadécimaux :
2 * log2(16) = 8 * log2(2)
Il est donc commode de noter la valeur d'un octet sur deux chiffres hexadécimaux.
La table ASCII a été construite de façon à faire commencer les suites de symboles élémentaires (chiffres, lettres minuscule, lettres majuscules) à des positions remarquables lorsqu'elles sont exprimés en binaire, octal ou hexadécimal.
Par exemple, la lettre « A » correspond ainsi au code hexadécimal 41 (40 + la position de la lettre dans l'alphabet), le chiffre « 0 » correspond au code hexadécimal 30 (30 + la valeur du chiffre).
Les conversions entre le système décimal et l'hexadécimal sont moins aisées que les conversions entre le système décimal et le binaire.