Introduction
Taprobane désigne l'île de Ceylan dans les textes grecs de l'Antiquité. .
Taprobane désigne l'île de Ceylan dans les textes grecs de l'Antiquité. .
Plusieurs origines possibles :
Mot sanskrit tamraparni qui désignait une "feuille de cuivre". Peut-être en raison d'un commerce pré-existant, ou en raison de la forme de l'île.
Mot cinghalais désignant les "mains (panni) rouges (tamba)", car selon la coutume cinghalaise, les premiers habitants furent des gens de l'Inde du Nord qui lorsqu'ils débarquèrent sur l'île posèrent leurs mains sur le sol qui était de terre ocre ou rouge.
Avec les conquêtes d'Alexandre, les Grecs se rapprochent de l'île et ouvrent une nouvelle ère de connaissances.
Il y séjourne six mois, le temps d'apprendre la langue et les coutumes. Il repart en direction de Rome avec quatre ambassadeurs de l'île. Ces derniers racontent que l'île comptait 500 villes. Palesimundium était la capitale, une ville de 200 000 habitants au centre de la côte Sud, bordée par le fleuve du même nom, un des deux plus grands fleuves de l'île ; l'île abrite aussi le lac Mégysba, un grand lac intérieur, rempli d'îles (qui abrite des pâturages) ; un deuxième grand fleuve, le Cybara, arrose le Nord de l'île en direction de l'Inde. On rejoint l'Inde au cap Coliaque en quatre jours de mer. Ils disent que l'île fait 2 000 stades (~400km) de long, ce qui correspond aux dimensions de Ceylan. L'île est riche de pierres précieuses, de marbre, d'or, d'argent, de perles... Le roi s'habille comme les Grecs, tandis que son peuple s'habille comme les Arabes.
Les savants de la Renaissance (Abraham Cresques, Fra Mauro, Ludovico di Varthena, Maximilien de Transylvanie, Gérard Mercator, Sébastien Münster, Nicolò de' Conti, etc.) associèrent Taprobane à Sumatra (aussi appelée Java Minor). Car, Marco Polo indiqua qu'à Sumatra on ne voyait pas l'étoile polaire. Or, c'est ce qu'indiquait aussi Pline au sujet de Trapobane. De plus, en 1462, un navigateur arabe (Ahmed Ibn Majid) traduisit Sirandib en Sumatra au lieu de Ceylan.
Les savants perpétuent l'erreur de la Renaissance (Richard Eden, Milton, etc.).
Aujourd'hui, on sait que l'étoile polaire n'était pas visible dans le Sud de Ceylan à l'époque antique. C'est pourquoi on ne fait plus l'erreur d'assimiler Trapobane à Sumatra.