Télescope spatial

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Introduction

Le télescope spatial Hubble en orbite autour de la Terre.

Un télescope spatial est un télescope placé au delà de l'atmosphère. Le télescope spatial présente l'avantage par rapport à son homologue terrestre de ne pas être perturbé par l'atmosphère terrestre. Celle-ci déforme le rayonnement lumineux dans le visible.

Les progrès de l'astronautique ont permis à compter des années 1960 d'envoyer dans l'espace des télescopes spatiaux de différents types dont le plus connu est le télescope spatial Hubble. Ces instruments jouent désormais un rôle important dans la collecte d'information sur les étoiles, les galaxies, les planètes éloignées et les autres objets célestes.

Caractéristiques d'un télescope spatial

Spitzer, Hubble et XMM et leurs principaux composants

Un télescope spatial est un télescope installé dans l'espace pour observer les planètes éloignées, les galaxies et d'autres objets célestes.

On peut ranger les télescopes spatiaux en deux grandes catégories :

  • les télescopes qui observent l'ensemble de la voute céleste ;
  • les télescopes qui font des observations sur des fractions choisies du ciel.

Orbite

Dans l'idéal le satellite d'observation astronomique est placé sur une orbite la plus éloignée possible des perturbations lumineuses ou électromagnétiques. La Terre et la Lune peuvent être une grande source de perturbation. Pour y échapper certains satellites astronomiques sont placés sur des orbites qui les maintiennent éloignés en permanence loin de ces deux astres : Point de Lagrange L2 de l'ensemble Terre-Soleil (par exemple Planck, Herschel), orbite héliocentrique dans le sillage de la Terre avec quelques semaines de décalage (par exemple Kepler). Par le passé les satellites en orbite basse ont toutefois été largement majoritaires. Certains satellites astronomiques sont sur des orbites terrestres à forte excentricité (Integral,Granat, XMM-Newton) pour permettre des observations à l'extérieur des ceintures de Van Allen (les particules à l'intérieur des ceintures perturbent les mesures) et disposer de longues durées d'observation ininterrompues (une périodicité longue limite le nombre d'interruptions liés au passage derrière la Terre).

Instrumentation

Résolution

La résolution des télescopes dans le visible est aujourd'hui meilleure que celle des télescopes terrestres : elle est seulement limitée par la charge utile des lanceurs existants et le coût de construction d'un gros télescope spatial. La réalisation du lanceur lourd Ares V pourrait permettre le lancement d'un télescope spatial doté d'un miroir de 8 à 17 mètres (projet Advanced Technology Large-Aperture Space Telescope).

Durée de vie

Le satellite d'observation astronomique comme les autres satellites doit se maintenir sur une orbite et être pointé vers l'objet observé pour accomplir sa mission ce qui nécessite de disposer d'ergols. La durée de vie est donc conditionnée par la quantité d'ergols emportée, car les opérations de maintenance d'un satellite, comme celles réalisées pour le télescope Hubble, sont trop couteuses pour être envisagées dans un cas normal. Certains satellites d'observation astronomique, comme les télescopes infrarouge, utilisent des capteurs qui nécessitent un liquide de refroidissement (hélium liquide). Celui-ci s'épuise progressivement ce qui limite la durée durant laquelle le satellite peut réaliser ses meilleures mesures.

Avantages du télescope spatial

Les longueurs d'onde absorbées par l'atmosphère en % filtré (de 0 à 100 %)

Plusieurs phénomènes constituent des freins à l'observation astronomique depuis le sol : la turbulence naturelle de l'air, qui perturbe le cheminement des photons et réduit la qualité de l'image, limite la résolution aux environs d'une seconde d'arc même si certains télescopes terrestres (tel que le Very Large Telescope) peuvent contrebalancer les turbulences grâce à leur optique adaptative. Dans le domaine du rayonnement visible, un télescope spatial peut observer un objet cent fois moins lumineux que ce qui peut être techniquement observable depuis le sol. En outre, une grande partie du spectre électromagnétique est complètement (Gamma, X, etc.) ou partiellement (infrarouge et ultraviolet) absorbée par l'atmosphère et ne peuvent donc être observés que depuis l'espace. L'observation lumineuse depuis le sol est également de plus en plus handicapée par la pollution lumineuse due aux nombreuses sources de lumière artificielles.

Seuls le rayonnement visible et les fréquences radios ne pas atténués par l’atmosphère terrestre. L'astronomie spatiale joue un rôle essentiel pour les autres longueurs d'onde. Elle a pris aujourd'hui une grande importance grâce à des télescopes comme Chandra ou XMM-Nexton.

Historique

Les principaux télescopes spatiaux et la partie du spectre électromagnétique qu'ils observent. Inspiré du schéma figurant ici : https://www.spitzer.caltech.edu/Media/mediaimages/background.shtml

Aux États-Unis la création d’un télescope spatial est évoqué pour la première fois en 1946 par Lyman Spitzer, un professeur et chercheur de l’université Yale, qui démontre dans son article intitulé « Les avantages d’une observatoire extra-terrestre dans le domaine de l’astronomie » qu’un télescope placé dans l’espace offre un grand nombre d’avantages car explique-t-il l’atmosphère terrestre filtre et déforme la lumière venue des étoiles. Même le télescope le plus perfectionné ne peut pas échapper à ce phénomène alors qu’un télescope situé en orbite le peut. Par ailleurs l’atmosphère bloque une grande partie du spectre électromagnétique comme le rayonnement X émis par des phénomènes de haute température dans les étoiles et dans d’autres objets si bien que celui-ci ne peut pas être détecté. Un télescope spatial pourrait permettre aux scientifiques de mesurer également ce type d’émission.

Les premiers observatoires astronomiques n'étaient que des projectiles lancés par une fusée-sonde pour sortir brièvement de l'atmosphère ; aujourd'hui, les télescopes sont mis en orbite pour des périodes qui peuvent aller de quelques semaines (missions embarquées sur la navette spatiale américaine) à quelques années. Un grand nombre d’observatoires spatiaux ont été mis en orbite et la plupart d’entre eux ont amélioré de manière importante nos connaissances cosmologiques. Certains de ces observatoires ont achevé leurs missions, tandis que d'autres sont toujours en opération. Les télescopes spatiaux sont lancés et maintenus par les agences spatiales : la NASA, l'Agence Spatiale Européenne, l' agence spatiale japonaise et Roskosmos pour la Russie.

Satellites astronomiques

On peut classer les satellites astronomiques spatiaux en fonction des longueurs d'ondes qu'ils observent : rayonnement gamma, rayonnement X, ultraviolet, lumière visible, infra rouge, radio millimétrique et radio. Le terme de télescope est généralement réservé aux instruments qui utilisent une optique ce qui n'est pas le cas des satellites astronomiques observant le rayonnement Gamma, X et radio. Certains satellites peuvent observer plusieurs plages (ils apparaissent plusieurs fois dans le tableau ci-dessous). On intègre dans la catégorie des satellites astronomiques les instruments qui étudient les noyaux et/ou les électrons du rayonnement cosmique ainsi que ceux qui détectent les ondes gravitationnelles.

Observatoire de rayonnement gamma

Les télescopes gamma collectent et mesurent le rayonnement gamma à haute énergie émis par les sources célestes. Ce rayonnement est absorbé par l'atmosphère et doit être observé depuis des ballons à haute altitude ou depuis l'espace. Le rayonnement gamma peut être généré par les supernovae, les étoiles à neutrons, les pulsars et les trous noirs. Les éruptions gamma, qui dégagent des énergies élevées, ont été également détectées sans qu'on en identifie la provenance.

Le Compton Gamma Ray Observatory

Schéma du Fermi Gamma-ray Space Telescope

Le télescope Granat

NomAgence spatialeDate de lancementFin de missionEmplacementRef(s)
High Energy Astronomy Observatory 3 (HEAO 3)NASA1979-09-2020 septembre 19791981-05-2929 mai 1981eo00486.4Orbite terrestre (486,4–504,9 km)
Astrorivelatore Gamma ad Immagini LEggero (AGILE)ISA2007-04-2323 avril 2007eo00524Orbite terrestre (524–553 km)
Compton Gamma Ray Observatory (CGRO)NASA1991-04-055 avril 19912000-06-044 juin 2000eo00362Orbite terrestre (362–457 km)
COS-BESA1975-08-099 août 19751982-04-2525 avril 1982eo00339Orbite terrestre (339,6–99,876 km)
GammaRSA1990-07-011 juillet 19901992-00-001992eo00375Orbite terrestre (375 km)
Fermi Gamma-ray Space TelescopeNASA2008-05-1411 juin 2008eo00550Orbite terrestre (555 km)
GranatCNRS & IKI1989-12-011 décembre 19891999-05-2525 mai 1999eo02000Orbite terrestre (2 000–200 000 km)
High Energy Transient ExplorerNASA2000-10-099 octobre 2000eo00590Orbite terrestre (590–650 km)
International Gamma-Ray Astrophysics Laboratory (INTEGRAL)ESA2002-10-1717 octobre 2002eo00639Orbite terrestre (639–153 000 km)
Low Energy Gamma Ray Imager (LEGRI)INTA1997-05-1919 mai 1997eo00600Orbite terrestre (600 km)
Second Small Astronomy Satellite ((SAS 2)NASA1972-11-1515 novembre 19721973-06-088 juin 1973eo00443Orbite terrestre (443–632 km)
Swift Gamma Ray Burst Explorer (SWIFT)NASA2004-11-2020 novembre 2004eo00585Orbite terrestre (585–604 km)

Observatoire spatial de rayonnement X

Les télescopes à rayons X mesurent le rayonnement X émis par les photons à haute énergie. Ceux-ci ne peuvent pas traverser l'atmosphère et doivent donc être observés soit depuis la haute atmosphère soit depuis l'espace. Plus types d'objets célestes émettent des rayons X depuis les amas de galaxie en passante par les trous noirs ou les noyaux galactiques actifs jusqu'au objets galeactiques tels que les restes de supernovae ou les étoiles et les étoiles doubles comportant une naine blanche,... Certains corps du système solaire émettent des rayons X, le plus notable étant la Lune, bien que la majorité du rayonnement X de la Lune provienne de la réflexion de rayons X du Soleil. On considère que la combinaison de nombreuses sources de rayonnement X non identifiées est à l'origine du rayonnement X de fond

Le Advanced Satellite for Cosmology and Astrophysics

Beppo-SAX (vue d'artiste)

The Einstein Observatory (HEAO 2)

NomAgence spatialeDate de lancementFin de missionEmplacementRef(s)
A Broadband Imaging X-ray All-sky Survey (ABRIXAS)DLR1999-04-2828 avril 19991999-07-011 juillet 1999eo00549Orbite terrestre (549–598 km)
Advanced Satellite for Cosmology and Astrophysics (ASCA)NASA & ISAS1993-02-2020 février 19932001-03-22 mars 2001eo00523.6Orbite terrestre (523,6–615,3 km)
AGILEISA2007-04-2323 avril 2007eo00524Orbite terrestre (524–553 km)
Ariel VSRC & NASA1974-10-1515 octobre 19741980-03-1414 mars 1980eo00520Orbite terrestre (520 km)
Array of Low Energy X-ray Imaging Sensors (Alexis)LANL1993-03-2525 avril 19932005-00-002005eo00749Orbite terrestre (749–844 km)
AryabhataISRO1975-04-1919 avril 19751975-04-2323 avril 1975eo00563Orbite terrestre (563–619 km)
AstronIKI1983-03-2323 mars 19831989-06-00juin 1989eo02000Orbite terrestre (2 000—200 000 km)
Astronomische Nederlandse Satelliet (ANS)SRON1974-08-3030 août 19741976-06-00juin 1976eo00266Orbite terrestre (266–1 176 km)
AstrosatISRO2009-04-00avril 2009eo00650Orbite terrestre (650 km)
Beppo-SAXASI (agence)1996-04-3030 avril 19962002-04-3030 avril 2002eo00575Orbite terrestre (575–594 km)
Broad Band X-ray Telescope (Astro 1)NASA1990-12-22 décembre 19901990-12-1111 décembre 1990eo00500Orbite terrestre (500 km)
ChandraNASA1999-06-2323 juillet 1999eo09942Orbite terrestre (9 942–140 000 km)
Constellation-X ObservatoryNASATBA
COS-BESA1975-08-099 août 19751982-04-2525 avril 1982eo00339.6Orbite terrestre (339,6–99,876 km)
Cosmic Radiation Satellite (CORSA)ISAS1976-02-066 février 19761976-02-066 février 1976Echec au lancement
Dark Universe ObservatoryNASATBAeo00600Orbite terrestre (600 km)
Einstein Observatory (HEAO 2)NASA1978-11-1313 novembre 19781981-04-2626 avril 1981eo00465Orbite terrestre (465–476 km)
EXOSATESA1983-05-2626 mai 19831986-04-088 avril 1986eo00347Orbite terrestre (347–191 709 km)
Ginga (Astro-C)ISAS1987-02-055 février 19871991-11-011 novembre 1991eo00517Orbite terrestre (517–708 km)
GranatCNRS & IKI1989-12-011 décembre 19891999-05-2525 mai 1999eo02000Orbite terrestre (2 000–200 000 km)
HakuchoISAS1979-02-2121 février 19791985-04-1616 avril 1985eo00421Orbite terrestre (421–433 km)
High Energy Astronomy Observatory 1 (HEAO 1)NASA1977-08-1212 août 19771979-01-099 janvier 1979eo00445Orbite terrestre (445 km)
High Energy Astronomy Observatory 3 (HEAO 3)NASA1979-09-2020 septembre 19791981-05-2929 mai 1981eo00486.4Orbite terrestre (486,4–504,9 km)
High Energy Transient Explorer 2 (HETE 2)NASA2000-10-099 octobre 2000eo00590Orbite terrestre (590–650 km)
International Gamma Ray Astrophysics Laboratory (INTEGRAL)ESA2002-10-1717 octobre 2002eo00639Orbite terrestre (639–153 000 km)
Nuclear Spectroscopic Telescope Array (NuSTAR)NASA2010-08-00août 2010eo00525Orbite terrestre (525 km)
ROSATNASA & DLR1990-06-011 juin 19901999-02-1212 février 1999eo00580Orbite terrestre (580 km)
Rossi X-ray Timing ExplorerNASA1995-12-3030 décembre 1995eo00409Orbite terrestre (409 km)
Spectrum-X-GammaIKI & NASA2010-00-002010
Suzaku (ASTRO-E2)JAXA & NASA2005-06-1010 juillet 2005eo00550Orbite terrestre (550 km)
Swift Gamma Ray Burst ExplorerNASA2004-11-2020 novembre 2004eo00585Orbite terrestre (585–604 km)
TenmaISAS1983-02-2020 février 19831989-01-1919 janvier 1989eo00489Orbite terrestre (489–503 km)
Third Small Astronomy Satellite (SAS-C)NASA1975-05-077 mai 19751979-04-00avril 1979eo00509Orbite terrestre (509–516 km)
UhuruNASA1970-12-1212 décembre 19701973-03-00mars 1973eo00531Orbite terrestre (531–572 km)
X-Ray Evolving Universe Spectroscopy Mission (XEUS)ESA2018-00-002018
XMM-NewtonESA1999-12-1010 décembre 1999eo07365Orbite terrestre (7 365–114 000 km)

Télescope ultraviolet

Les télescopes ultraviolet effectuent leurs observations dans la gamme des ondes ultraviolet c'est-à-dire entre 100 et 3 200 Å. La lumière dans ces longueurs d'onde est absorbée par l'atmosphère terrestre aussi les observations doivent être réalisé dans la haute atmosphère ou depuis l'espace. Les objets célestes émettant un rayonnement ultraviolet comprennent le Soleil, les autres étoiles et les galaxies.

Far Ultraviolet Spectroscopic Explorer

GALEX (vue d'artiste)

Le Copernicus Observatory dans une salle blanche

NomAgence spatialeDate de lancementFin de missionEmplacementRef(s)
Astro-2NASA1993-04-022 mars 19931993-03-1818 mars 1993eo00349Orbite terrestre (349–363 km)
AstronIKI1983-03-2323 mars 19831989-06-00juin 1989eo02000Orbite terrestre (2 000–200 000 km)
Astronomische Nederlandse Satelliet (ANS)SRON1974-08-3030 août 19741976-06-00juin 1976eo00266Orbite terrestre (266–1 176 km)
AstrosatISRO2009-04-00avril 2009eo00650Orbite terrestre (650 km)
Broad Band X-ray Telescope / Astro 1NASA1990-12-022 décembre 19901990-12-1111 décembre 1990eo00500Orbite terrestre (500 km)
Copernicus ObservatoryNASA1972-08-2121 août 19721980-00-001980eo00713Orbite terrestre (713–724 km)
Cosmic Hot Interstellar Spectrometer (CHIPS)NASA2003-01-1313 janvier 2003eo00578Orbite terrestre (578–594 km)
Extreme Ultraviolet Explorer (EUVE)NASA1992-06-077 juin 19922002-01-3030 janvier 2002eo00515Orbite terrestre (515–527 km)
Far Ultraviolet Spectroscopic Explorer (FUSE)NASA & CNES & CSA1999-06-2424 juin 19992007-07-1212 juillet 2007eo00752Orbite terrestre (752–767 km)
Galaxy Evolution Explorer (GALEX)NASA2003-04-2828 avril 2003eo00691Orbite terrestre (691–697 km)
Hubble Space TelescopeNASA1990-04-2424 avril 1990eo00586.47Orbite terrestre (586,47–610,44 km)
International Ultraviolet Explorer (IUE)ESA & NASA & SERC1978-01-2626 janvier 19781996-09-3030 septembre 1996eo32050Orbite terrestre (32 050–52 254 km)
Korea Advanced Institute of Science and Technology Satellite 4 (Kaistsat 4)KARI2003-09-2727 septembre 2003eo00675Orbite terrestre (675–695 km)
OAO-2NASA1968-12-077 décembre 19681973-01-00janvier 1973eo00749Orbite terrestre (749–758 km)
Swift Gamma Ray Burst Explorer (SWIFT)NASA2004-11-2020 novembre 2004eo00585Orbite terrestre (585–604 km)
Tel Aviv University Ultraviolet Explorer (TAUVEX)Agence spatiale israélienne2009-10-00octobre 2009

Télescope en lumière visible

L'astronomie en lumière visible est la forme la plus ancienne de l'observation des astres. Elle porte sur le rayonnement visible (entre 4 000 et 8 000 Å. Un télescope optique placé dans l'espace ne subit pas les déformations liées à la présence de l'atmosphère terrestre ce qui lui permet de fournir des images avec une résolution plus importante. Les télescopes optiques sont utilisés pour étudier, entre autres, les étoiles, les galaxies, les nébuleuses et les disques protoplanétaires.

Le télescope Hubble

Diagramme de Kepler

NomAgence spatialeDate de lancementFin de missionEmplacementRef(s)
AstrosatISRO2009-04-00avril 2009eo00650Orbite terrestre (650 km)
COROTCNES & ESA2006-12-2727 décembre 2006eo00872Orbite terrestre (872–884 km)
Dark Energy Space TelescopeNASA & DOEnon défini
GaiaESA2011-00-002011lagrange orbite terrestre
HipparcosESA1989-08-088 août 19891993-04-00mars 1993eo00223Orbite terrestre (223–35 632 km)
Hubble Space TelescopeNASA1990-04-2424 avril 1990eo00586.47Orbite terrestre (586,47–610,44 km)
KeplerNASA2009-03-066 mars 2009Earth-trailing heliocentric orbit
MOSTCSA2003-06-3030 juin 2003eo00819Orbite terrestre (819–832 km)
SIM Lite Astrometric ObservatoryNASA2015
Swift Gamma Ray Burst ExplorerNASA2004-11-2020 novembre 2004eo00585Orbite terrestre (585–604 km)
Terrestrial Planet FinderNASAnon défini

Télescope infrarouge

Le rayonnement infrarouge a une énergie plus faible que la lumière visible et est donc émis par des objets plus froids. Ce rayonnement permet d'observer les objets suivants : les étoiles froides dont les naines brunes, les nébuleuses et les galaxies avec un important décalage vers le rouge.

Herschel (vue d'artiste)

IRAS (vue d'artiste)

NomAgence spatialeDate de lancementFin de missionEmplacementRef(s)
Akari (ASTRO-F)JAXA2006-02-21février 21, 2006eo00586.47Orbite terrestre (586,47–610,44 km)
DarwinESA2015-00-002015lagrangePoint de Lagrange L2
HerschelESA & NASA2009-05-0614 mai 2009lagrangePoint de Lagrange L2
IRASNASA1983-01-2525 janvier 19831983-11-2121 novembre 1983eo00889Orbite terrestre (889–903 km)
Infrared Space Observatory (ISO)ESA1995-11-1717 novembre 19951998-05-1616 mai 1998eo01000Orbite terrestre (1 000–70 500 km)
Infrared Telescope in SpaceISAS & NASDA1995-03-1818 mars 19951995-03-2525 avril 1995eo00486Orbite terrestre (486 km)
James Webb Space TelescopeNASA2013-00-002013
Midcourse Space Experiment (MSX)USN1996-04-2424 avril 19961997-02-2626 février 1997eo00900Orbite terrestre (900 km)
Spitzer Space TelescopeNASA2003-08-2525 août 2003so0.98Orbite solaire (0,98–1,02 AU)
Submillimeter Wave Astronomy Satellite (SWAS)NASA1998-12-066 décembre 1998eo00638Orbite terrestre (638–651 km)
Terrestrial Planet FinderNASATBA
Wide Field Infrared Explorer (WIRE)NASA1999-03-055 mars 1999
Wide-field Infrared Survey Explorer (WISE)NASA2009eo00500Orbite terrestre (500 km)

Ondes millimétriques et submillimétriques

Aux fréquences millimétriques, les photons sont très nombreux mais ont très peu d'énergie. Il faut donc en collecter beaucoup. Ce rayonnement permet de mesurer le fond diffus cosmologique, la distribution des radio-sources, ainsi que l'Effet Sunyaev-Zel'dovich, ainsi que le rayonnement synchrotron et le rayonnement continu de freinage de notre galaxie.

WMAP (vue d'artiste)

NomAgence spatialeDate de lancementFin de missionEmplacementRef(s)
COBENASA1989-11-1818 novembre 19891993-12-2323 décembre 1993eo00900Orbite terrestre (900 km)
OdinSSC2001-02-2020 février 2001eo00622Orbite terrestre (622 km)
PlanckESA2009-05-06 14 mai 2009lagrangePoint de Lagrange L2
WMAPNASA2001-06-3030 juin 2001lagrangePoint de Lagrange L2

Radio-télescopes spatiaux

L'atmosphère est transparente pour les ondes radio aussi les radio-télescopes placés dans l'espace sont utilisés généralement pour réaliser de l'interférométrie à très longue base. Un télescope est basé sur Terre tandis qu'un observatoire est placé dans l'espace : en synchronisant les signaux collectés par ces deux sources on simule un radio-télescope dont la taille serait la distance existant entre les deux instruments. Les observations effectuées avec ce type d'instrument portent sur les restes de supernovae, les lentilles gravitationnelles, les masers, les galaxies à sursaut de formation d'étoiles ainsi que beaucoup d'autres objets célestes.

NomAgence spatialeDate de lancementFin de missionEmplacementRef(s)
Highly Advanced Laboratory for Communications and Astronomy (HALCA, or VSOP)ISAS1997-02-1212 février 19972005-11-3030 novembre 2005eo00560Orbite terrestre (560–21 400 km)
RadioAstronIKI2008-10-00octobre 2008eo10000Orbite terrestre (10 000–390 000 km)
VSOP-2JAXA2012-00-002012

Détection de particules

Certains observatoires spatiaux sont spécialisés dans la détection du rayonnement cosmique et des électrons. Ceux-ci peut être émis par le Soleil, notre galaxie (rayonnement cosmique) et des souces extra-galactiques (rayonnement cosmique extra-galactique). Il existe également un rayonnement cosmique à haute énergie émis par les noyaux des galaxies actives.

NomAgence spatialeDate de lancementFin de missionEmplacementRef(s)
High Energy Astrophysics Observatory 3 (HEAO 3)NASA1979-09-2020 septembre 19791981-05-2929 mai 1981eo0046.4Orbite terrestre (486,4–504,9 km)
Astromag Free-FlyerNASA2005-01-011 janvier 2005eo00500Orbite terrestre (500 km)
Payload for Antimatter Matter Exploration and Light-nuclei Astrophysics (PAMELA)ISA, INFN, RSA, DLR & SNSB2006-05-1515 mai 2006eo00350Orbite terrestre (350–610 km)

Ondes gravitationnelles

L’observation des ondes gravitationnelles, prédites par la Relativité Générale, est un nouveau domaine. Le premier observatoire spatial, LISA (Laser Interferometer Space Antenna), doit être lance par l’Agence Spatiale Européenne et la NASA en 2017. Les ondes gravitationnelles n'ont jamais pu être observées directement par les observatoires dédiés créés au sol du fait de sa très faible intensité. Le télescope utilise la technique de l'interférométrie.

NomAgence spatialeDate de lancementFin de missionEmplacementRef(s)
Laser Interferometer Space Antenna (LISA)NASA2018so1Orbite solaire (environ 1 UA ; sur l'orbite terrestre)