La tension de claquage est une caractéristique des isolants électriques qui définit la différence de potentielle maximale qui peut être appliquée à un matériau avant qu'il ne devienne conducteur. Dans les isolants solides le courant électrique fragilise le matériau sur son passage en créant des modifications permanentes, soit moléculaires, soit physiques. Dans les gaz raréfiés que l'on trouve dans certains types de lampes à décharge, la tension de claquage est parfois appelée « tension d'amorçage ».
La tension de claquage d'un matériau n'est pas parfaitement définie car il s'agit d'une sorte de rupture dont l'apparition à une tension donnée est une probabilité. Lorsque qu'une valeur précise est spécifiée, il s'agit, en général, d'une valeur moyenne constatée au cours de plusieurs expériences. On parle également de « tension de tenue » lorsque la probabilité de rupture à une tension donnée est si faible qu'on peut considérer que le matériau restera isolant à cette tension.
La tension de claquage d'un matériau peut prendre deux valeurs selon les conditions expérimentales : la tension en courant alternatif et la tension en courant pulsé. Le courant alternatif est le courant secteur classique, avec une fréquence de 50 Hz ou 60 Hz selon le pays. La tension de claquage en courant pulsé mesure ce qui se passe dans le cas de la foudre et correspond généralement à un temps de montée de 1,2 microseconde pour atteindre 90% de sa valeur maximale, et un temps de descente de 50 microseconde pour être à 50% de la valeur maximale.
Aux États–Unis d'Amérique deux normes techniques fixent les conditions expérimentales, ASTM D1816 et ASTM D3300, publiées par l'ASTM (American Society for Testing and Materials).