On trouvera ci-dessous deux variantes de la « forme analytique » qui se déduisent facilement de celle mise en relief. La première fournit une variante du résultat pour les espaces vectoriels complexes ; la seconde précise que sous une bonne hypothèse de symétrie de p, notamment vérifiée quand p est une semi-norme, on peut obtenir une majoration de la valeur absolue (ou du module dans le cas complexe) de la forme linéaire prolongée.
Théorème — Soit V un espace vectoriel sur C et p une fonction convexe définie sur V, qui ne prend pas la valeur +∞.
Soit G un sous-espace vectoriel de V, et f une forme linéaire sur G qui y vérifie en tout point la condition de majoration : Ref(x)≤p(x).
Il existe alors un prolongement de f en une forme linéaire sur l'espace V tout entier, vérifiant encore la condition : Ref(x)≤p(x) en tout point de V.
Théorème — Soit V un espace vectoriel sur R ou C et p une fonction convexe définie sur V, qui ne prend pas la valeur +∞.
On suppose en outre que p possède la propriété de symétrie suivante : pour tout scalaire θ avec | θ | = 1 et tout vecteur x de V, p(x) = p(θx).
Soit G un sous-espace vectoriel de V, et f une forme linéaire sur G qui y vérifie en tout point la condition de majoration : ∣f(x)∣≤p(x).
Il existe alors un prolongement de f en une forme linéaire sur l'espace V tout entier, vérifiant encore la condition : ∣f(x)∣≤p(x) en tout point de V.
On trouvera des variantes de la forme géométrique à l'article Séparation des convexes.