Introduction

Tranches de tourbe noire mises à sécher pour utilisation comme combustible.

Tourbière en Irlande, après la "récolte".

Stock de tourbe, Écosse

Exploitation en zone de conservation de la nature, en 1987, dans l'"Ewiges Meer" (le Lac éternel), Frise, NW de l'Allemagne)
La tourbe est le produit de la fossilisation de débris végétaux sur 1000 à 2500 ans dans des milieux humides anaérobies que l'on appelle tourbières. Cette matière, parfois considérée comme roche ou comme sol, est constituée de 10 à 20% de matière végétale peu décomposée, le reste étant composé d'eau. Sur résidu sec, la teneur en carbone peut atteindre 50% en poids, ce qui rend la tourbe séchée bon combustible.
A l'extraction, on distingue deux types de tourbe. La tourbe blonde provient de la lente transformation des sphaignes. Elles est riche en cellulose et en carbone et très pauvre en cendres car souvent jeunes (2000 ans). A l'oeil nu, sa couleur blonde se distingue très facilement de la tourbe brune, de couleur noir. Cette tourbe provient de débris végétaux ligneux (Ex Carex Halleriana). Elle est composée de fibres mélangées avec des élements plus fins, provenant d'une dégradation plus poussée des végétaux. Elle est donc plus agées (5000 ans) que la précédente.
En pédologie, on distingue deux types de tourbe.
- La tourbe calcique qui se forme dans les bas-fonds constamment saturés d'eau sur substrat calcaire, l'alimentation en eau provenant d'une nappe d'eau alimentée en permanence. Le pH est neutre (ou légèrement alcalin) et le rapport C/N inférieur à 30.
- La tourbe acide (oligotrophe) qui se forme dans les cuvettes où s'accumulent les eaux pauvres en calcium (d'origine atmosphérique). Le pH est fortement acide (entre 4 et 5) et le rapport C/N est de l'ordre de 40.



