Évolution de l’orthographe du nom du village (date du document dans lequel l’orthographe est rencontrée) : Wallerias (1053) ; – Valeria (1177) ; – Valerie (1178) ; – Valeriæ (1181) ; – Aleriæ (1192) ; – Valières (XIV siècle) ; – Vailieres (1344) ; – Walliere (XV siècle) ; – Wallière (1404) ; – Valleriæ (1462) ; – Valtier (XVI siècle) ; – Vaillières (1518) ; – Waillier (1523) ; – Vallier (1552) ; – Valliers (1635) ; – Valière (1756) ; – En patois : Valire.
Le village de Vallières fut longtemps victime des caprices de l’histoire messine. Envahi plus d’une dizaine de fois du Moyen Âge à l’Époque moderne, au gré des divers sièges de Metz, le village s’est toujours relevé de la ruine grâce à la richesse de ses hectares de vigne. L’extraction et la transformation de la pierre à chaux, très prisée dans tout le pays messin, concourait elle aussi à la subsistance des habitants.
La bataille de Borny-Colombey, le siège de Metz par les Prussiens, puis l’annexion au Reich modifièrent le paysage de Vallières. Le village ne fut pas épargnée par le vaste mouvement de fortifications consécutif à la guerre de 1870. Les ingénieurs allemands transformèrent les simples terrassements de la batterie des Bordes située entre Borny et Vallières entamée par les Français, en petit fort trapézoïdal pouvant accueillir 16 pièces d’artillerie et 130 hommes de garnison.
Le Fort des Bordes ébauché par les Français en 1870, est fortement remanié et modernisé par les Allemands entre 1874 et 1875. Appartenant à la première ceinture fortifiée de Metz, le fort est baptisé Fort Zatrow. L’ouvrage sera déclassé en 1954 puis presque totalement remblayé lors de la construction de Borny. Seules ses superstructures sont encore visibles actuellement.
Un important réseau de routes stratégiques fut construit pour relier le fort et les divers abris et batteries présents sur le ban de Vallières au reste de la place. Pour des raisons stratégiques, ou pour contrer le phylloxéra, toutes les vignes du coteau furent arrachées entre 1887 et 1890. Enfin, une gare pour voyageurs et marchandises fut construite en 1908 en même temps que la ligne de chemin de fer stratégique reliant Metz à Anzeling.
Lors de la seconde annexion, le 1er octobre 1940, la commune de Vallières, rebaptisée "Wallern", intégra le district urbain de Metz (Stadtkreis Metz). Malgré la combativité des troupes allemandes de la 462e Volks-Grenadier-Division de l'armée de Knobelsdorff, Vallières est libérée par la 5e DI de l'armée Patton le 21 novembre 1944, à la fin de la bataille de Metz, mettant ainsi fin à quatre années de souffrance.
Village-rue typique, Vallières connut une rapide transformation après la Seconde Guerre mondiale. Le 4 décembre 1961, Vallières-lès-Metz, Borny et Magny fusionnent d’un commun accord avec Metz (JO du 8 décembre 1961). Cette date marquera le début de l’urbanisation moderne. L’emprise de la voie ferrée, déclassée en 1968, sera réutilisée par la RN 233, principale voie d’accès à Metz depuis l’est.
En 1970, la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) intercommunale de Saint-Julien-lès-Metz–Vallières est créée sur le plateau surplombant le village et sur une partie du coteau. L’aménagement d’une des premières ZAC de France fut confié à l’architecte Dubuisson, qui lui donnera son dessin si particulier. Cette opération qui a marqué le coup d’envoi de l’urbanisation du nouveau quartier messin s’est terminée en 1997.
Blasonnement
D’argent à la bande de gueules chargée de trois tours d‘or.
Ce sont les armes de la famille Faulquenel, paraige messins, qui a donné son nom à l‘un des quatre anciers bans de Vallières.