Cité Hellemans - Définition

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La vie dans les impasses

Au début du XXe siècle, les autorités envisagent l’assainissement d’un quartier situé entre les rues Hautes et Blaes. Une enquête est effectuée en 1903, son rapporteur est l’architecte et urbaniste Émile Hellemans (1853-1926).

Le bloc est constitué d’une dizaine d’impasses habitées par plusieurs milliers de personnes. La promiscuité et les conditions de vie, d’hygiène et de confort y sont épouvantables. Peu de maisons ont l’eau courante, certaines latrines sont utilisées par plus de 70 personnes. La majorité des familles, parfois avec de nombreux enfants ne dispose que d’une seule pièce.

La population qui y habite fait partie du sous-prolétariat, pratiquant une foule de petits métiers en marge de la société. Repliées sur elles-mêmes, les impasses représentent pour les autorités de l’époque un danger pour l’ordre public. Au regard des idées hygiéniste, de telles conditions de vie ne peuvent avoir pour conséquences qu’une moralité déviante.

Source partielle

  • Jean Puissant, « Un siècle de logement social à Bruxelles », dans Le logement social au musée ?, Bruxelles, Édition Luc Pire.
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