Jailbreak d'iOS

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Introduction

Le jailbreaking (est une opération consistant à outre-passer une restriction à l'utilisation d'un système électronique, généralement en pratiquant une élévation des privilèges. Les systèmes ayant donné lieu aux jailbreakings les plus connus, jusqu'en 2010, sont les iPhone, iPad et iPod Touch.

Sur les produits Apple, le jailbreaking est utilisé pour installer des applications qui ne sont pas disponibles sur l'App Store de manière officielle, par exemple : libérer le Bluetooth, modifier les icônes ou les couleurs par défaut.

À l'origine, en 2007, c'était un moyen pour ceux qui voulaient utiliser un iPhone aux États-Unis sur d'autres réseaux ou en Europe quand on les faisait venir des États-Unis (« désimlockage »). Cette action permettait d'accéder à des parties du code qui n'étaient normalement pas ouvertes par Apple et qui permettaient d'aller prendre la main sur la machine et de lui faire faire des choses qui n'étaient pas prévues à l'origine par Apple.

Depuis le firmware 3, selon certains il ne serait plus intéressant pour le commun des mortels de débrider son appareil. Car un grand nombre des raisons de le faire ont été levées avec cette dernière version du système d'exploitation pour l'iPhone (apparition des MMS, le copier-coller a été déployé, le Bluetooth a en partie été amélioré,...). La raison majeure a été introduite par Apple en juillet 2008, c'était la possibilité d'installer des applications sur son téléphone.

Dans le cas des produits Apple, le jailbreaking consiste à modifier les droits en écriture sur la partition système root. On peut donc modifier le système d'exploitation de l'appareil.

Quand il est utilisé pour changer d'opérateur téléphonique, on confond parfois le jailbreaking avec le déblocage de la carte sim (« désimlockage »), or si le « désimlockage » permet d'utiliser un téléphone sur un autre réseau, le jailbreaking permet, lui, d'installer des applications tierces non prévues ou non autorisées par le fabricant.

Le point de vue d'Apple sur le jailbreaking

Sur le point de vue légal, Apple s'est exprimée au mois de février 2009 sur sa position face à cette méthode : « Les techniques de jailbreak, largement généralisées, font appel à des modifications non autorisées du chargeur d'amorçage et du système d'exploitation », et plus loin : « ce qui conduit à une violation du copyright apposé sur ces programmes ». Le fait de « jailbreaker » est donc devenu illégal aux yeux d'Apple, alors qu'il y avait encore jusque là un certain flou autour de la question (uniquement pour personnaliser son iPhone). Apple a précisé que cette opération est susceptible de compromettre la sécurité de l'iPhone ou de l'iPod Touch. La garantie est annulée si le service après-vente constate que l'appareil a été débridé.

Aujourd'hui, avec ses mises à jour, Apple combat officiellement le jailbreaking simplement de manière logicielle. En effet car à chaque mise à jour, le jailbreaking précédent disparait. En revanche, personne n'a encore été poursuivi ou emprisonné pour avoir débridé son iPhone. Par contre, le fait de profiter de cette faille afin de télécharger des applications piratées est strictement interdit.

Le 26 juillet 2010, la Bibliothèque du Congrès des États-Unis a décidé de permettre aux possesseurs de iPhones de contourner le verrou d'Apple afin de télécharger des applications n'ayant pas reçu l'approbation de la compagnie.Dorénavant, l'utilisation du jailbreak afin d'utiliser l'iPhone sur un autre réseau que celui d'AT&T, ou pour permettre d'utiliser des applications non approuvées par Apple est totalement légal, ce qui va ouvrir un boulevard pour les bidouilleurs en tout poil. Mais le jailbreak n'est autorisé uniquement dans ces deux cas là. Il reste évidement strictement interdit de jailbreaker son appareil pour pirater des applications d'Apple, ce qui est toujours "puni" par la loi.

Sur les iPod Touch et iPhone

Le jailbreaking consiste à les débloquer de façon à accéder à des fonctions et programmes qu'Apple n'autorise pas à l'origine sur ses machines, comme :

  • la mise en place de thèmes sur le springboard ;
  • l'installation d'applications tierces provenant d'autres sources que l'AppStore d'Apple ;
  • naviguer dans l'appareil via SSH et ainsi le personnaliser ;
  • l'utiliser comme disque dur externe (possible avec certaines applications de l'AppStore comme Air Sharing) ;
  • Utiliser son bluetooth pour se connecter à un GPS externe ;
  • transférer ses fichiers par Bluetooth ;
  • l'émulation d'anciens jeux d'anciennes consoles,par exemple la Nintendo 64 ou la NES.

Il existe pourtant des dizaines de développeurs qui ont développé des applications pour combler ces manques mais qui ont été rejetés par Apple, on les retrouve donc sur l'AppStore des iPhones débridés (Cydia).

L'intérêt premier de cette manipulation est d'installer des applications non officielles, souvent refusées par l'AppStore. Les développeurs sont en effet soumis à des règles très précises (l'application ne doit pas être trop gourmande en batterie ou aborder un thème non autorisé par Apple). Ces applications non officielles sont téléchargeables sur trois autres plateformes disponibles après jailbreaking, intitulées Cydia, Rock et Icy.

Le deuxième intérêt est la possibilité de personnaliser l'apparence de son appareil, action impossible sur un appareil non modifié : changement des icônes, du fond d'écran, des couleurs des menus, de la barre de batterie, ou encore de l'écran pour déverrouiller l'appareil).

Jailbreaker son appareil donne aussi la possibilité de désactiver la fonction EDGE. La fonction EDGE coute cher, et si l'appareil est utilisé dans un endroit pourvu du wi-fi, la fonction peut s'activer elle-même, et faire monter très haut la facture. Le jailbreak est nécessaire pour ce type d'opération, car on ne peut désactiver l'EDGE sans jailbreaker son iPhone, notamment en installant BossPref, par exemple.

Il n'existe qu'un jailbreak, et il est distribué par la dev Team: PwnageTool et QuickPwn.

Malgré la levée des restrictions d'Apple, il y a encore un certain nombre d'applications disponibles sous Cydia qui n'arrivent pas sur l'Appstore.

On retrouve aussi avec cette manipulation le problème du piratage d'applications, qui nuit à la création par la non-rémunération des auteurs. Selon l'institut Pinch Media les programmes de l'iPhone se retrouvent sur les réseaux de partage de peer-to-peer et 4 millions d'appareils, sur les 50 millions d'iPhone et d'iPod Touch sont piratés. En Chine, le nombre d'appareils débloqués est supérieur à 35 %, au Japon il est inférieur à 5 %. Aux États-Unis, il est de 5 % et en France de 8 %.

Anecdotes

Le jailbreaking est possible grâce à l'équipe de développement de l'iPhone qui a trouvé une faille dans le matériel d'Apple. Quickpwn et RedSn0w sont des logiciels de leur création, qui sont parfois modifiés en attendant une mise à jour officielle de l'équipe de développement pour combler l'attente précédant l'arrivée d'un nouveau micrologiciel.

George Hotz, à l'origine du premier « désimlockage » d'un iPhone, a publié un logiciel nommé PurpleRa1n, permettant le jailbreaking de l'iPhone 3GS. Actuellement ce logiciel a été abandonné au profit de la nouvelle version « all-in-one ». Le 11 octobre 2009, George Hotz a sorti un nouvel outil, Blackra1n. Quant à Comex il developpa "Spirit", afin de débrider tous les modèles d'iPhone et d'iPod Touch jusqu'au firmware 3.1.3.

Apple montre quand même une volonté d'aider certains développeurs à quitter le Cydia store et de venir, avec quelques concessions, sur l'AppStore. Par exemple, Spotify, avant d'être validé par Apple et d'arriver sur l'AppStore, était disponible sur Cydia. Un autre exemple est Bambuzzer, permet de voir en direct sur internet ce que filme un iPhone, est aussi apparu sur l'AppStore quelques mois après son apparition sur Cydia. Avec ces exemples, Cydia peut être vu comme un peu toujours en avance , en quelque sorte un vivier d'applications. Cydia est devenu le bac à sable et en même temps le cimetière des applications iPhone.

Dans le passé, le jailbreaking de l'iPhone entraînait parfois des ouvertures de SSH (protocole internet) à des hackers. Ceux-ci arrivaient à prendre la main sur la machine, les victimes ne pouvaient pas se tourner vers Apple sous peine de perdre leur garantie.

La possibilité de faire des erreurs irréversibles était possible auparavant, on parlait même de « briquer l'Iphone ».