Organisation de l'équipage
L'équipage est composé de trois personnes qui se relaient:
- le commandant de bord
- deux copilotes
L'avion n'a besoin que de deux personnes pour être piloté, mais sur les vols de longue durée comme les vols transatlantiques, il faut du personnel supplémentaire afin que personne ne dépasse les durées maximales de pilotage. Les avions effectuant ce type de parcours sont équipés d'une
cabine (Sur un bateau, une cabine désigne une pièce d'habitation pour une ou plusieurs personnes. Une cabine peut prendre plusieurs aspects : sur un grand navire, elle prend l'apparence...) de repos pour le personnel avec notamment de vrais lits.
Le commandant de bord est présent dans le poste de pilotage (le cockpit) lors des phases de décollage, de montée, d'approche et d'
atterrissage (Au sens étymologique, le terme atterrissage désigne le fait de rejoindre la terre ferme. Il recouvre cependant des notions différentes suivant qu'il est employé dans le domaine maritime ou aéronautique.). L'un des copilotes participe au décollage et au vol de croisière, le second copilote participe au vol de croisière et à l'atterrissage. Avec une telle répartition des tâches, il y a en permanence deux pilotes dans le
cockpit (L'habitacle (mais aussi cabine de pilotage, poste de pilotage, cellule ou encore cockpit) d'un avion désigne l'espace réservé au pilote, son copilote et au mécanicien. Il...) et la
phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) où l'appareil est entre les mains des deux copilotes est la phase la plus paisible: le vol de croisière. Il est à noter que les copilotes, bien que généralement moins expérimentés qu'un commandant de bord, ont reçu en
théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer, examiner ». Dans le langage courant, une théorie est une idée ou une connaissance spéculative,...) la même formation de base de pilotage et de certification de vol et sont à même d'affronter les mêmes situations que le commandant de bord. Lors du début des événements, le commandant de bord était en repos.
Gestion du risque de perturbation météo
Illustration: Techno-science.net
L'équipage est parfaitement au courant du risque d'orage et fait le
point (Graphie) sur les options possibles afin de les éviter:
- monter en
altitude (L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base.)
- dévier de la
route (Le mot « route » dérive du latin (via) rupta, littéralement « voie brisée », c'est-à-dire creusée dans la roche, pour ouvrir le chemin.) pour les éviter
La montée en altitude est exclue à cause d'une
température (La température d'un système est une fonction croissante du degré d'agitation thermique des particules, c'est-à-dire de son énergie thermique. Elle est définit par l'équilibre de transfert de chaleur avec d'autres...) atmosphérique trop chaude et donc une
atmosphère (Le mot atmosphère peut avoir plusieurs significations :) moins dense: le risque de décrochage y est plus élevé. Cela ne veut pas dire qu'il fait "chaud" dans le sens commun du terme, on reste sur des températures de plusieurs dizaines de degrés en dessous de 0°C.
Le niveau de vol est donc FL 350 avec une
vitesse (La vitesse est une grandeur physique qui permet d'évaluer l'évolution d'une quantité en fonction du temps.) de Mach 0,82. En clair, l'
avion (Un avion, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l'air, entraîné par un organe moteur (dans le cas d'un...) volait à une altitude de 10 675 m (35 000 pieds) et une vitesse légèrement supérieure à 900 km/h.
Avant l'incident, les deux pilotes restés dans le cockpit voient un nuage d'orage placé sur leur route et décident de dévier de leur trajectoire avec un
angle (En géométrie, la notion générale d'angle se décline en plusieurs concepts apparentés.) de 12 °C avant de revenir sur la route initialement prévue. Conscients qu'ils auront tout de même à faire à des turbulences assez importantes, ils réduisent légèrement la vitesse à Mach 0,80, ce qui représente une baisse de 40 à 45 km/h environ. Le but étant de réduire l'impact des turbulences sur l'avion.